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L'hystérie cékoiça

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L'hystérie cékoiça

Message par Epinie le Lun 3 Déc 2012 - 1:05

A force d'entendre les féministes se faire traiter d'hystériques, j'ai voulu me renseigner sur la définition de cette maladie. Seulement je ne comprends pas tout et je compte sur vous pour m'éclairer.

P.S.: pardon pour le pavé, je mets les citations en spoiler pour faire genre il y en a moins Smile
Wikipedia a écrit:Le terme d'hystérie vient du médecin grec Hippocrate, qui inventa ce mot pour décrire une maladie qui avait déjà été étudiée par les Égyptiens. Le terme est dérivé du mot grec hystera, signifiant l'utérus. La maladie était donc intimement liée à l'utérus ; la théorie admise étant que celui-ci se déplaçait dans le corps, créant les symptômes. Platon décrivait ainsi ses causes et ses manifestations dans Timée : « L'utérus est un animal qui désire engendrer des enfants. Lorsqu'il demeure stérile trop longtemps après la puberté, il devient inquiet et, s'avançant à travers le corps et coupant le passage à l'air, il gêne la respiration, provoque de grandes souffrances et toutes espèces de maladies. »
Vient ensuite un petit historique (j'ai failli écrire hystérique, lapsus) de l'évolution de la compréhension de cette maladie. Charles Le Pois localise mentalement l'hystérie en 1618, Briquet définit la maladie comme une « névrose de l'encéphale dont les phénomènes apparents consistent principalement dans la perturbation des actes vitaux qui servent à la manifestation des sensations affectives et des passions » (hein???), Charcot, Freud...
Spoiler:
Wikipedia a écrit:Pour Hippocrate, les Égyptiens de l'Antiquité et nombre de leurs successeurs y compris dans la médecine des Lumières jusqu'à Jean-Martin Charcot, le phénomène hystérique était limité aux femmes comme l'origine du mot hystérie (utérus en grec) le souligne d'ailleurs d'emblée. Cette pathologie est restée fortement associée à la féminité, en dépit des efforts au XIXe siècle de Charcot, Janet, Freud, Breuer, etc. qui ont chacun démontré l'existence d'hystéries chez les hommes.

La psychanalyse, à la suite de Fliess, a posé les bases théoriques d'une « bisexualité psychique » constitutive de tous les humains ce qui modifie profondément l'appréhension de la question de l'hystérie. Notons que les symptômes hystériques de conversion – avec ou sans crise grande-ou-petite – ont pratiquement disparu du champ clinique à la faveur de symptômes souvent plus discrets où l'érotisation et le refoulement sont prépondérants. La théâtralité, l'exhibitionnisme infantile, l'artificialité de manifestations d'émotivité en sont quelques-unes des expressions modernes de cette tendance qui est aussi soumise aux modes. Comme chacun peut le constater, elles ne sont pas l'apanage des femmes ce qui était plus le cas au début du XXe siècle.
Sur ce site, que je trouve un peu plus compréhensible, on trouve:
Spoiler:
La question du sexe de l'hystérie est largement dépassée. Elle n'est plus " féminine " comme au début du siècle précédent. Grâce aux avancées lacaniennes, l'hystérie est devenue une structure de la personnalité, une façon d'appréhender le désir de l'autre, plus qu'une entité définie par un symptôme particulier, fût-il de conversion. En fait, quand tout le soi passe par l'autre, on est dans une problématique de nature hystérique. L'hystérie est ainsi une tentative de réponse à la question existentielle de l'homme, posée exclusivement dans le culturel, chez l'autre, au détriment de soi.
Plus loin sur le même site:
Spoiler:
Nous voyons que la structure hystérique est au fond simplement l'extension exagérée d'un des éléments fondamentaux de l'humanité, qui correspond à ce que l'autre nous apporte pour notre propre développement et notre épanouissement social, humain et affectif. Ce n'est que pour autant que cette dimension devient trop importante, prend un caractère univoque, que cette logique domine sur les autres, et, de ce fait, prend un caractère hystérique. Le sujet ne peut plus faire appel au fonctionnement hétérologique, qui pourrait l'aider à passer d'un lien de nature hystérique à l'auto-conservation, développant seul ce qui est en lui et ne dépend que de lui.

Bien entendu, le développement le plus salutaire du symptôme hystérique est, parfois, la possibilité artistique. Il s'agit là d'un domaine de développement personnel qui continue à nécessiter la présence de l'autre, le regard de l'autre pour fonctionner. Le trait hystérique trouve là un compromis entre la nécessité d'une créativité individuelle et l'obligation de passer absolument par l'autre. Le goût pour l'écriture de Colette a à voir avec cela, sans doute, comme son succès, puisqu'elle réussit finalement à transmettre l'intransmissible, à savoir ces plaisirs intimes habituellement non partagés, que ce soit dans la relation à la nature, au monde, tout aussi bien que dans le domaine sensuel et sentimental. Il n'est probablement pas une aventure amoureuse de Colette qu'elle n'ait couchée sur le papier sous une forme plus ou moins allusive…
Est-ce que ça veut dire que ne pas savoir vivre simplement pour soi, avoir besoin sans cesse du regard de l'autre, de son approbation, c'est être hystérique?

Toujours sur le même site:
Spoiler:
Le sujet hystérique n'est pas capable de penser et de faire de lui-même, seul et pour lui-même, il déplace sa nécessité de plaisir personnel, de plaisir auto-conservatoire dans le champ de l'autre, ce qui l'amène à un quiproquo douloureux : quand l'hystérique demande à l'autre d'être soi, de peur qu'être authentiquement lui-même fasse surgir un grave conflit, c'est qu'il l'a éprouvé de façon traumatique, dans une prise de pouvoir sur lui. (Encore une fois il n'est pas question de relier ce sentiment à une intention parentale ni même à une réalité des actes parentaux. Il s'agit du vécu du patient, de sa réalité psychique, l'analyste ayant toujours à se situer en allié de ce vécu, en même temps que de la réalité.)
Je ne comprends pas la phrase en gras...
Spoiler:
La raison pour laquelle l'hystérie apparaissait plus féminine que masculine est que la vie d'une femme était traditionnellement beaucoup plus vouée aux autres que celle d'un homme, plus en relation avec un réel externe à la famille. Les sociétés pré-industrielles, telles qu'il en existe encore, situaient la fonction de la femme largement au niveau du maintien du tissu social à travers les enfants et la circulation de la libido. L'homme était plus souvent dehors, confronté au réel dans une démarche beaucoup plus isolée où les inventions et les talents dont il faisait preuve ne nécessitaient aucun autre public que le bison foudroyé par un nouveau type de flèche ultra-perfectionné, mis au point dans le silence de l'inventeur, relativement dégagé des constantes obligations familiales d'être immédiatement pour les autres. Notre époque propose un autre modèle, celui de l'égalitarisme. Il vaut mieux dans ce domaine ne pas confondre l'égalité des droits, progrès évident, avec l'égalité des natures, biologiques et intellectuelles. Le déni des différences sexuelles, qui ne se réduisent pas aux organes sexuels, aboutit au forçage des natures pour imposer une culture, ce qui en rajoute sur l'hystérie. Etre soi restera toujours irréductible à être comme l'autre... Chacun est en effet limité par son corps et sa situation sociale, même si ces limites doivent être interrogées, parfois bousculées pour le bien de tous. En tout cas elles ne peuvent pas être ignorées, au risque de la confusion hystérique entre soi et l'autre.
Je crois comprendre dans la première partie de ce paragraphe que si l'hystérie était considérée comme féminine c'est parce qu'à cause de la société les femmes étaient plus souvent en relation directe avec les autres que les hommes et que donc ça augmentait la propension à ne pouvoir exister que dans le regard de l'autre = hystérie. Mais, c'est toujours d'actualité non? Pour la deuxième partie, je suis un peu perdue. Est-ce que l'auteur essaye de dire que le fait que les féministes essayent de faire disparaître les genres augmenterait la prévalence de l'hystérie?
Spoiler:
C'est qu'un défaut de castration chez l'autre, un lien fusionnel empêchent de faire place au génie propre de l'enfant, à ses particularités personnelles. Ce défaut de castration des figures parentales peut prendre la forme d'un trop grand souci éducatif, d'une pression trop constante, d'une absence d'accueil des logiques propres à l'enfant, d'une difficulté proprement hétérologique à sortir de ses propres systèmes parentaux pour laisser place au système de l'enfant, ce qui l'empêche de l'intégrer à son rôle social, ensuite à son moi le plus profond, le plus singulier.
Donc, par exemple, le bourrage de crâne des parents et de la société à propos du sexe peut correspondre à une pression trop constante, une absence d'accueil des logiques propres à l'enfant, et donc conduire à l'hystérie...?
Spoiler:
Au contraire, la malléabilité, la souplesse, autrement dit, la capacité d'adaptation seront du côté de la santé mentale. L'élément hyper-stable, donc pathogène de l'hystérie provient de cette rigidité du lien entre le soi et l'autre, ce lien complet de toutes les ressources de la personne, du sujet, qui sont ainsi dévolues, données à l'autre en quelque sorte. C'est l'hyper-stabilité de cette structure qui créé le problème.
Ca rejoint ce que je viens de dire, la capacité d'adaptation, par opposition aux rapports normés "rigides".
Spoiler:
L'exagération du lien entre le sujet et les signifiants (l'autre) est la raison fondamentale de l'existence de symptômes hystériques tels que Freud les a rencontrés, tels qu'ils existent encore dans le milieu culturel qui est le nôtre, où la pression de l'autre est peut-être encore plus forte.
Au point où j'en suis de ma réflexion, je me dis qu'effectivement, les femmes sont hystériques, par la faute de notre société patriarcale qui les pousse à vivre à travers les hommes, et que c'est ce contre quoi les féministes se battent.
Spoiler:
Contrairement à l'autisme, l'hystérie montre un corps désirant l'autre mais dans un contexte symbolique où l'existence d'une autonomie du corps et du désir n'a pas suffisamment sa place.
[...]
L'investissement des mots et des désirs des autres, s'il est trop loin de la structure interne du patient, de son intensité propre, de son affectivité profonde, aboutit à la structuration d'un moi de surface, d'un moi de circonstance, qui met en grande fragilité les capacités réelles de construction du patient, le voue à des moments d'angoisse dont l'intensité et la durée pourront déterminer des phénomènes psychotiques, en raison de l'extériorité parfois massive des recherches référentielles du sujet. (...) Un degré d'implication dans le désir de l'autre trop important, voire massif, implique donc un risque de désorganisation extrêmement important : tout ce qui se construit à un endroit peut être déconstruit l'instant d'après, puisque l'axiomatique de base dépend presque uniquement de l'interlocuteur et non de quelque chose qui est profondément, authentiquement, partagé par le sujet. Ainsi, les pathologies psychotiques qu'on trouve dans l'hystérie sont liées à ce phénomène de déconstruction d'un système précédent, qui accompagne l'investissement d'un système suivant. Lorsque cette succession est trop rapide et trop intense, la déconstruction du sujet est pratiquement constante et l'on retombe sur la définition du mécanisme psychotique dont nous parlerons dans le chapitre consacré à ce type de symptôme.
[...]
Mais rien ne change si dans une structure hystérique, l'adaptation se fait au système de l'autre, en l'occurrence du psychanalyste. Qu'est le maître sans l'hystérique - comme l'a vu Lacan après Socrate - et que serait le discours du maître sans l'écoute de ceux auxquels il s'adresse ?
.
Lorsque les parents se limitent l'un l'autre, au gré des circonstances, l'enfant aura toutes les chances d'échapper à une problématique hystérique. Sa liberté fondamentale de sujet, donc sa capacité de faire advenir, grâce à l'auto-conservation, son style, son fonctionnement authentiquement propre dans le registre de l'altérité ou en dehors de lui, seront plus faciles et garantis car plusieurs lieux rendront cela possible et se limiteront l'un l'autre.

Cette limitation reste capitale dans le transfert. A l'intérieur de l'analyse même, la place de ce qui n'est pas l'analyse méritera d'être reconnue comme structurante, au même titre que ce qui se passe dans la cure. Ceci est valable d'une façon générale mais prend tout particulièrement son sens dans ce type de problème. Il arrive fréquemment que le patient parle pendant une cure d'une autre thérapie, d'une autre prise en charge avec un guérisseur, un rebouteux, un médecin, n'importe qui. Il faut à ce moment là bien comprendre de quoi il s'agit : le patient expérimente sa liberté, tout simplement, teste la capacité pour le thérapeute de limiter son propre champ de façon à ce qu'il développe le sien, dans cet intervalle entre deux désirs qui lui permet, à ce moment, de promouvoir sa propre subjectivité et son style, et au final d'échapper à la problématique hystérique, en déployant son domaine d'auto-conservation.
Donc, promouvoir notre propre subjectivité et notre style, par exemple les poils (au hasard, si si...), permet d'échapper à l'hystérie (=vivre en fonction de l'autre)?
Dans la conclusion:
Le travail transférentiel avec un trait hystérique mêle donc particulièrement clairement la déconstruction, avec la mise à jour de l'histoire fusionnelle et la reconstruction, avec la ré-appropriation de soi qui peut enfin advenir.
Ce n'est pas exactement ce que font les féministes?

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Re: L'hystérie cékoiça

Message par Invité le Lun 3 Déc 2012 - 3:26

...


Dernière édition par Parleur* le Mer 31 Juil 2013 - 14:41, édité 1 fois

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Re: L'hystérie cékoiça

Message par pierregr le Lun 3 Déc 2012 - 8:16

Je suis très circonspect sur les explications impliquant la Grèce Antique. Comme je le dis sur mon site, les gens qui y font référence omettent souvent de contextualiser les pratiques/discours. Or à l’époque, les femmes sont des monstres (littéralement), à cause de méconnaissances médicales et les homme sont juste la perfection. Quoi d’étonnant donc qu’on invente des mots pour discréditer les monstres ? Ensuite, Freud (mais d’autres avant lui) reprennent cette « théorie » en oubliant aussi de contextualiser, ce qui donne alors aujourd’hui « les femmes sont hystériques ». Pour moi, c’est une supercherie.

Il faut aussi se rappeler que le cerveau des femmes n’a été localisé dans la tête qu’en 1850 car avant ça, on pensait qu’il était dans leur utérus. Donc toutes les explications d’avant 1900 sont pour la poubelle.

Pour comprendre le problème de la contextualisation, imaginons le scénario suivant : l’hystérie est « inventée » du temps de l’esclavage et les hystériques sont toujours Noir-e-s.
Puis, on abolit l’esclavage et on se rend compte que l’hystérie prétendue des Noir-e-s n’était qu’un avatar esclavagiste, on l’oublie donc direct. Ce raisonnement devrait s’appliquer concernant les femmes du temps des Grecs mais malheureusement, comme dans les cours d’histoire, on ne parle quasiment pas de la place des femmes, ça passe à l’as et on perpétue des inepties misogynes.
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Re: L'hystérie cékoiça

Message par Epinie le Lun 3 Déc 2012 - 12:21

Sauf que, même si le terme "hystérie" n'est plus valide, la maladie existe vraiment, chez les hommes et chez les femmes. Je suppose que la plupart des profanes emploie ce terme par pur sexisme en se référant à la première définition, celle des grecs. Mais imaginons que cette maladie ait été renommée en maladie X suite à la découverte d'une définition plus élargie et moins simpliste que celle des grecs, oublions le passé et regardons la définition actuelle: quel est le rapport entre les féministes et cette maladie X, c'est ça ma question.

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Re: L'hystérie cékoiça

Message par Nurja le Lun 3 Déc 2012 - 14:18

@Epinie a écrit:Sauf que, même si le terme "hystérie" n'est plus valide, la maladie existe vraiment, chez les hommes et chez les femmes.
Mettre un mot sur un ensemble de comportements/troubles donne une réalité à cet ensemble et une sorte de légitimité à sa classification.
Est-ce pour autant une maladie ou juste une conséquence de l'éducation?

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Re: L'hystérie cékoiça

Message par Epinie le Lun 3 Déc 2012 - 14:57

@Nurja a écrit:Mettre un mot sur un ensemble de comportements/troubles donne une réalité à cet ensemble et une sorte de légitimité à sa classification.
Est-ce pour autant une maladie ou juste une conséquence de l'éducation?

C'est ce que je me demande au final parce que quand on commence à comprendre ce qu'on appelle le phénomène d'hystérie on se rend compte qu'en fait c'est une question d'éducation, et comme notre système d'éducation est patriarcal, au final, la classe dominante accuse la classe dominée d'être ce qu'elle (la classe dominante) a fait d'elle (la classe dominée). Alors qu'au contraire les féministes se battent contre ça (le phénomène appelé hystérie). Donc oui on sait bien que c'est sexiste, mais est-ce que les dominants savent bien ce qu'ils disent quand ils utilise le terme d'hystérique?

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Re: L'hystérie cékoiça

Message par mhysterie le Lun 3 Déc 2012 - 18:34

@Nurja a écrit:Mettre un mot sur un ensemble de comportements/troubles donne une réalité à cet ensemble et une sorte de légitimité à sa classification.
Est-ce pour autant une maladie ou juste une conséquence de l'éducation?
Les psychologues cliniciens étudient le psychisme et s'intéressent notamment à la notion de "personnalité" et de fonctionnement psychique. Du coup, pour modéliser et conceptualiser, ils ont besoin d'inventer des catégories : des noms associés à un ensemble de traits, de comportements. Ce n'est pas pour autant que lorsqu'ils parlent d'un fonctionnement, que c'est une maladie, c'est plus un constat.

La pathologie est seulement dans l'excès et le décalage par rapport à une norme établie (généralement statistique).
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Re: L'hystérie cékoiça

Message par cleindo le Lun 3 Déc 2012 - 18:40

@Nurja a écrit:Est-ce pour autant une maladie ou juste une conséquence de l'éducation?
dans la formulation, j'ai l'impression que l'une exclut l'autre, je me trompe?
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Re: L'hystérie cékoiça

Message par Nurja le Lun 3 Déc 2012 - 19:07

@cleindo a écrit:
@Nurja a écrit:Est-ce pour autant une maladie ou juste une conséquence de l'éducation?
dans la formulation, j'ai l'impression que l'une exclut l'autre, je me trompe?
Effectivement dans la formulation.
Cela dit, pour moi cela peut être un mixte des deux aussi.

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Re: L'hystérie cékoiça

Message par cleindo le Lun 3 Déc 2012 - 19:12

c'est ce que je voulais souligner oui. Que ça vienne de l'éducation, dui sens du vent ou des gênes, une pathologie c'est une pathologie....
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Re: L'hystérie cékoiça

Message par Nurja le Lun 3 Déc 2012 - 19:51

Un comportement n'est pas nécessairement une pathologie non plus.
Si je cherche à mettre ensemble différentes choses pour mettre un beau nom dessus, ça ne veut pas nécessairement dire que c'est lié. (je crois que je ne suis pas claire, Embarassed )

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Re: L'hystérie cékoiça

Message par cleindo le Lun 3 Déc 2012 - 20:26

Si si, c'est moi qui digresse , scuse !
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Re: L'hystérie cékoiça

Message par Araignée le Mer 5 Déc 2012 - 4:12

Ce qui caractérise une maladie psychique, n'est-ce pas simplement la souffrance qui en résulte (par opposition à un comportement) ?

'Fin personnellement, j'ai des troubles de conversion hystérique, et c'est pas agréable (s'évanouir, avoir des convulsions, ne plus arriver à respirer ou à parler, avoir la vision qui se trouble ou se mettre à voir des démons... c'est une souffrance).

Et de même, être sans cesse en quête de ce que l'autre va penser de nous, c'est une souffrance.

Ceci dit, on peut aussi avoir une structure hystérique sans que ce soit pathologique (tout le monde est un peu névrosé, à part les pervers et les psychotiques), et là, c'est juste un comportement. Ca devient, à mon sens, pathologique à partir du moment où ça crée une forte souffrance où ça empêche d'être soi, etc. C'est valable d'ailleurs pour toutes les névroses (ce n'est pas pathologique en soi d'aimer avoir de petits rituels, ça le devient quand ces rituels envahissent la vie et deviennent de véritables TOC).

Sinon, l'hystérie étant une névrose, elle est forcément liée à l'éducation reçue (dans son acceptation la plus vaste : éducation parentale, mais aussi sociale, environnementale, etc). Je pense que le féminisme (entre autres) a contribué à faire de l'hystérie une névrose plus rare ou au minimum moins grave qu'à l'époque de Charcot et Freud (dans la plupart des cas du moins). L'hystérie étant (entre autres) l'expression à travers le corps de choses indicibles (souvent en lien avec le sexuel), le poids social et les interdits sexuels qui pesaient sur les femmes au 19ème a sans aucun doute contribué à en faire le "mal du siècle" (du 19ème j'entends). Un truc tout con : à l'époque, parler de viol, d'inceste ou de pédophilie (assez fréquents dans l'histoire individuelle des hystériques) était plus difficile ; ne restait alors que le corps pour exprimer (malgré soi) cette souffrance.
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