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pierregr
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Re: Grosse remise en questions sur le féminisme universaliste

le Sam 24 Sep 2011 - 20:05
Pour la démocratie, je pense que ce sont les Grecs eux-mêmes qui ont inventé le mot à l’époque. Et dans leur conception erronée du rapport femmes/hommes, il était évident que le peuple, c’était les hommes (à l’exception des esclaves évidemment). Mais ce qui ne va pas, c’est qu’aujourd’hui, on ânonne ça comme si on n’avait pas compris le contexte très spécial de l’époque.
Je suis radical dans ma vision de l’histoire telle qu’elle est (a été ?) enseignée : on peut tout foutre à la poubelle pour moi, jusqu’en 1968. Pourquoi ? Parce que la façon dont les événements ont été relatés est complètement biaisée par le fait que ce sont des hommes qui étaient historiens. Dans un monde patriarcal et revendiqué comme tel, qui plus est. Ils ont donc omis complètement le rôle des femmes qui étaient vital pour faire fonctionner le système.
Pour moi, on peut garder les découvertes scientifiques mais tout le reste, c’était des querelles de petits coqs arrogants et névrosés.
La plupart des guerres ont été déclenchées pour des conflits d'ego, c'était à celui qui pissait le plus loin. Des millions de morts pour pouvoir dire "j'ai un plus grand territoire que l'autre".
Cette histoire-là, elle ne m'intéresse pas.
Je trouve d’ailleurs que l’attachement à une région/un pays/une ville a qqch de patriarcal : c’est le hasard (ou Dieu) qui a fait qu’on est né à un endroit, pourquoi s’en vanter ou se prendre pour un peuple élu ?
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Re: Grosse remise en questions sur le féminisme universaliste

le Mar 27 Sep 2011 - 11:48
Antisexisme a écrit:

Par contre, j'avoue Margy, que je ne te comprends pas trop ici :
Le postulat de base de ces études (le binarisme mâle/femelle) ne tient pas scientifiquement car cette différence est d'abord une opération de catégorisation, produit d'un rapport politique et social. Ce que disent les scientifiques féministes c'est que rien dans ce qu'on appelle La Nature, dans le règne animal comme dans la physiologie humaine, ne justifie que l'on sépare l'espèce en deux catégories mâle/femelle.
Je suis absolument d'accord que les catégories hommes/femmes sont des catégories sociales, mais il faut bien admettre que ce sont également des catégories biologiques. Il me semble qu'au moins, pour les études sur la reproduction, cette catégorisation est pertinente.

Voici (en gras ci dessus) ce qui est l'erreur.
Non homme/femme ne sont pas des catégories biologiques.
Les catégories biologiques sont mâles, femelles et intersexes, ce qui élargie non seulement le nombre de catégories mais de plus permet de mieux saisir l'aspect social imposé du binarisme étatique comme quoi le pénis fait l'homme et l'absence de pénis fait la femme.

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Re: Grosse remise en questions sur le féminisme universaliste

le Mar 27 Sep 2011 - 11:53
et pour compléter la discussion ci-dessus, je remets un texte que j'avais écrit pour un colloque queer auquel je n'ai finalement pas été retenue : (je sais je deviens radoteuse avec l'âge... )

D'un monde genré à un monde sans genre : Utopie ?


Voici quelques centaines de milliers d'années, l'humain n'était qu'un animal et les mâles et les femelles se reproduisaient. Pour les croyants, Dieu créa l'humain, son nouveau jouet, et créa le mâle et la femelle, et leur dit ''multipliez vous''.

Puis l'humain atteignit la conscience, et créa deux entités : l'homme et la femme. Bien évidemment, le mâle plus fort physiquement revendiqua le terme d'homme et relégua la femelle, non porteuse de pénis, en bas de son échelle de valeur et lui imposa le terme de femme. Pour les croyants, la femelle croqua le fruit défendu et acquis la conscience et l'offrit au mâle, la suite est identique.

L'humain créa des sociétés, et, logiquement, les mâles, désormais appelés ''hommes'', prirent le pouvoir. Confondant reproduction et sexualité, l'homme imposa la norme hétérosexuelle afin de favoriser le développement de sa société, et la politique fut.

Les millénaires passèrent, le schéma initial de la société est resté immuable appelé soit ''loi naturelle'' soit ''loi divine'' que l'on soit non croyant ou croyant.

L'identité de l'individu, son orientation sexuelle, furent normalisées selon cette politique artificiellement créée. Toute déviance fut réprimée, rejetée. Et la société fut formatée selon la politique créant des cases dans lesquelles jeter les déviants de la norme.

Des siècles durant, les individus acceptèrent l'existence de ces cases, ceux inclus dans ces cases renforcèrent les parois afin de se protéger et, récemment, commencèrent à revendiquer leur propre identité mais en restant sagement dans les limites de ces cases créées par la politique. Mais aucune case ne peut rester hermétique !

2009, la politique prend conscience de l'existence de l'identité de genre. Un commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe ouvrit les yeux sur cette notion si étrangère à l'humanité formatée et rédigea, pour la première fois de l'histoire de l'humanité, un texte politique qui aborde les discriminations subies du fait de l'identité de genre.

Nous sommes à cette croisée des chemins, à cet instant où une société peut faire évoluer la politique qui veut que l'apparence de organes génitaux impose le genre dans lequel les individus doivent vivre, niant l'identité propre à l'individu.

Que sera demain ?
Demain peut ne pas être genré selon un sexe, et n'être fondé que sur le respect de l’identité de genre propre à chaque individu reléguant le règne du sexe physique aux oubliettes de l'histoire.

Pour envisager cet avenir, il faut aller au delà du formatage dans lequel nous baignons, c'est faisable mais si difficile à concevoir. Tout notre environnement n'est, en effet, conçu qu'en fonction de cette politique mise en place voici des millénaires. Même les langues sont formatées sur cette base.

L'acte premier de ce futur est la reconnaissance de la primauté de l'identité de genre sur le sexe. La deuxième étape est de différencier l'acte reproducteur de la vie sexuée. Ces deux éléments définitivement acquis, les cases artificielles créées disparaîtront d'elles mêmes : finies les cases hétérosexuelles, homosexuelles, transgenres, intersexués... "

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Re: Grosse remise en questions sur le féminisme universaliste

le Ven 4 Nov 2011 - 12:18
Merci Delphine pour ta contribution intéressante, mais il y a un truc qui me chiffone:

"Je viens de relire le titre de ce fil de discussion, et vous livre ma réflexion sur le dit titre :

il ne doit y avoir qu'une seule remise en question, c'est celle du terme employé "le féminisme".

en effet celui-ci, finalement, se soumet (en partie) au patriarcat car il reconnait une lutte entre les hommes et les femmes.

cette lutte existe, certes, mais elle est liée à cette non reconnaissance de l'identité de genre et de ce fait le féminisme doit se fondre dans une lutte plus large sur la reconnaissance de cette identité de genre, reconnaissance qui fera tomber les étiquettes "homme/femme"."

Hum, je n'ai pas vraiment l'impression que le féminisme néglige le coté identité de genre. C'est même un terme fortement usité dans le milieu si je peux me permettre. Et je ne vois pas en quoi le faire de dire qu'il y a rapport de classe à la faveur des hommes alimente le patriarcat. Enfin, j'aimerais ajouter que les féministes ont depuis longtemps dit/écrit qu'elles visaient à l'abolition des deux genres (Je pense à Delphy, ou encore à Wittig).

Ce que j'ai du mal à imaginer avec l'abolition des genres, ou en tout cas de la binarité des genres, est la question suivante, pour laquelle, à mon sens, une certaine partie du féminisme historique reste intéressante; c'est que la domination masculine étant ce qu'elle est, j'ai du mal à imaginer les hommes (ou, du moins, une bonne partie des hommes) abandonner leurs privilèges de classe (car c'est aussi ce qu'impliquerait une abolition des genres (ou sa multiplication à l'infini, ce qui revient à la même chose plus ou moins)). Autrement dit, si aujourd'hui, je me fais insulter dans la rue en tant que femme cisgenre, je n'ai pas l'impression que devenir transgenre changerait grand chose au problème (à part que je me ferait insulter en tant que trans, souvent par les mêmes personnes). Et je vois mal les insulteurs changer d'avis et de genre un jour, car il jouissent trop bien de leurs privilèges. Encore autrement dit, il y a bien des méchants, et il faut bien leur taper dessus (Ca fait partie de mes fantasmes)! Et les nommer!
Alors peut-être que ça renforce l'association hommes/agresseurs, et femmes/agressées, mais je vois pas d'autre manières de faire, puisque c'est justement dans le cadre de ces rapports de classe (ou "rapports sociaux de sexes" comme le disaient des féministes avant que le mot genre n'arrive en France) que ces agissements sont perpétrés.
J'espère être compréhensible.
bonne journée

Déconstruire
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Re: Grosse remise en questions sur le féminisme universaliste

le Sam 5 Nov 2011 - 6:11
Antisexisme a écrit:Bref, le son de cloche que j'entends ces derniers temps c'est "il y a de différences comportementales h-f, il ne faut pas se voiler la face. C'est débile de les ignorer".
À partir du moment où certaines personnes sont capables de transgresser ces différences soi-disant pré-établies (et des transgressions il y en a dans tous les domaines), alors cela signifie que ce n'est pas figé, et qu'en réalité on peut bien en faire ce qu'on veut. C'est aussi simple que ça.
Cela signifie que même à supposer qu'il y ait certaines prédispositions biologiques différentes pour les hommes et les femmes, nous sommes capables de passer au delà de ça de par notre construction psychologique et sociale.
C'est ignorer ces gens différents qui est débile, c'est refuser d'admettre cette réalité qui est se voiler la face.
À partir de là il n'y a aucune raison valable de continuer à admettre des inégalités de traitement.
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Re: Grosse remise en questions sur le féminisme universaliste

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