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Re: Magdalen Berns

le 06.02.19 11:49
Réputation du message : 100% (1 vote)
@Claire G. a écrit:Ca le fémisme tendance Farida Belgoul, journée de retrait de l'école, enseignement de la pédophilie en maternelle etc... Alors oui il s'agit bien de liberté d'opinion, mais c'est un petit peu d'extreme droite tout ça, non ?
Euh, excuse-moi, mais je ne suis pas d'accord que tu compares le fait de dire "une femme est un être humain de sexe féminin" et la justification de la pédophilie. Pédophilie qui semble d'ailleurs acceptée par une partie de la communauté trans (exemple : photo d'adultes trans nus avec un enfant trans, je n'ai pas vu de levée de boucliers de personnes trans disant qu'elles ne sont pas d'accord).
D'autant plus que dire "une femme est un être humain de sexe féminin, c'est se baser sur des faits matériels pour définir un terme. Et justement refuser qu'une opinion, un ressenti soit valide pour que cela soit accepté comme tel.

Qu'une personne se sente (ou dise se sentir) femme ou chat ou africaine ou enfant ou... ne transforme pas ce qu'elle est. Quand une personne dit être Napoléon, tout le monde trouve normal d'essayer de lui faire prendre conscience que ce n'est pas le cas. Quand une personne anorexique se dit trop grosse, tout le monde trouve normal que le médecin ne rentre pas dans son délire et qu'il l'aide à réaliser que non seulement elle n'est pas trop grosse, mais qu'elle se met en danger et qu'elle doit grossir pour ne pas mourir.
Pourquoi la dysphorie de genre devrait-elle avoir une autre réponse ? Oui, il y a mal-être, oui, il faut prendre soin des personnes concernées, non ce n'est pas une raison de se moquer ou de faire du mal aux personnes concernées. Mais je ne pense pas que rentrer dans le "délire" de la personne soit réellement aidant. Les témoignages de personnes ayant détransitionnés (ou ne l'ayant pas fait parce que ce n'est pas réellement possible, mais qui regrettent leur transition) me disent que ce n'est pas du tout une solution.

Le genre n'est pas une réalité innée, c'est un construit social. Ce que nous devons faire, c'est détruire le genre et faire en sorte que toute personne, qu'elle soit un homme ou une femme, ait la possibilité de s'habiller comme elle le souhaite, se maquiller ou pas, avoir les cheveux longs ou courts... Mais surtout que toute personne, qu'elle soit un homme ou une femme, puisse choisir sa sexualité, son métier, se promener en rue sans avoir de souci...

Autant c'est un souci de dire "Tu es une fille donc tu dois te comporter ainsi" autant c'est un souci de dire "tu te comportes ainsi, c'est donc que tu es une fille". Hormis la maternité, l'allaitement et quelques autres fonctions biologiques, un être humain devrait pouvoir agir de la manière qui lui convient (dans le respect des autres) quel que soit son sexe. C'est ça, pour moi, le féminisme.


@Claire G. a écrit:Enfin d'origne, hein, après comment ces idées ont pu se retrouver défendues par "de nombreuses personnes", y compris admin sur ce forum, moi ça me dépasse.
Je ne parle pas en tant que modératrice ou administratrice, je parle en mon nom propre et ma parole n'engage que moi. Je remarque que je n'ai toujours pas reçu de définition du mot "femme" qui convienne aux personnes qui ne sont pas d'accord avec la définition que j'utilise (et qui ne soit pas basée sur quelque chose d'invérifiable)

@Claire G. a écrit:Et la défense de la liberté d'oppression c'est une rhétorique de jeuxvideo.com, qui leur a permis de justifier le harassement de militantes féministes, dont très peu en fait étaient des activistes trans.
Comme tu le dis toi-même, le harcèlement vient des hommes. Pas des féministes. Pas des femmes.
Les féministes radicales qui ne sont pas d'accord avec la théorie trans ont, pour toute violence, le fait de refuser de nommer "femme" une personne qui se dit femme (puisque cela ne correspond pas à leur définition).
Les activistes trans, ont, comme violence, des menaces de viols, de meurtre, des coups portés, des appels au viol, du lobbying pour que des femmes perdent leur poste et ou leur subsides....
Les violences faites aux personnes trans (coups, meurtres, viols) sont le fait d'hommes (pas de féministes radicales).

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Re: Magdalen Berns

le 07.02.19 8:56
Réputation du message : 100% (1 vote)
Claire G., ceci est un avertissement de la modération : tes propos sont déplacés. Tu n'as pas le droit d'associer une membre du forum à la promotion de la pédophilie, même indirectement. Ni d'associer ses idées à l'extrême droite alors qu'elles n'en viennent pas (ni hier, ni aujourd'hui).
Tu ne réponds pas au sujet de discussion mais attaque une membre de ce forum.
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Re: Magdalen Berns

le 07.02.19 9:29
Réputation du message : 100% (2 votes)
Si notre réalité en tant que lesbiennes, notre existence même, mégenre les personnes trans alors nous devons cesser d'exister ou modifier cette réalité ?
Faudra m'expliquer en quoi c'est hyper violent de ne pas être attirées sexuellement envers les individus mâles de l'espèce humaine, peu importe leur apparence ou leur personnalité, c'est juste ce que lesbienne veut dire.
Et ce n'est pas comme s'il existait une puissante institution de lesbiennes qui avait imposé cette définition comme une norme oppressive (comme c'est le cas pour l'hétérosexualité), nous nous sommes battues pour que notre existence soit reconnue, nommée, comme une orientation sexuelle et non une maladie ou une perversion, un fétichisme. Maintenant cette définition est menacée par l'idéologie trans et avec elle toutes les lois anti-discrimination qui y sont affiliées. Nous avons des DROITS à perdre dans cette histoire. Pas les hommes qui cherchent à êtres inclus dans la définition de "femme" et de "lesbienne". L'accès théorique au corps des lesbiennes n'est pas un droit, et avoir une orientation sexuelle n'est pas une forme d'oppression.
Harceler des lesbiennes sur le fait qu'elles refusent d'inclure les hommes dans leur orientation sexuelle ne sera plus de l'homophobie mais de la justice sociale. Ouvrez les yeux, c'est exactement ce que vous êtes en train de faire : pousser les lesbiennes à concéder que oui, dans certaines circonstances elles peuvent êtres attirées par des hommes, en galvaudant la définition de "femme" et de "lesbienne". Ça ne sera jamais vrai. Homophobie tellement dense que vous ne la voyez même plus.

Un mouvement qui considère que le ressenti personnel de quelques individus mâles prévaut sur les droits et la sécurité de tous les individus femelles n'est PAS féministe. Et le sexe hétéro ne sera jamais lesbien.
Regardez bien et réfléchissez bien à ce vous défendez réellement.

La pique sur la pédophilie c'est plutôt vicieux, puis vu comment les queers adoreraient inclure "MAP" (minor-attracted person) dans LGBT et défendent la prostitution qui cible les enfants, c'est un peu le roquefort qui dit au camembert qu'il pue.
La théorie du genre également a été fondée par un pédocriminel du nom de John Money C'est grâce à lui si aujourd'hui on dit aux enfants qui ne sont pas à l'aise avec la féminité si elles sont des filles, la masculinité s'ils sont des garçons, qu'en fait elles et ils sont trans et que leurs corps doivent être modifiés.

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Re: Magdalen Berns

le 09.02.19 0:20
@Sido Blaster a écrit:Faudra m'expliquer en quoi c'est hyper violent de ne pas être attirées sexuellement envers les individus mâles de l'espèce humaine
Tu participes à un concours du plus grand nombre de phrases interprétées comme le contraire de ce qui a été dit ?

Non, parce que, bon...
@Araignée a écrit:Alors que ce soit clair : je considère, et ce n'est pas négociable, qu'on a le droit de refuser d'avoir une relation sexuelle avec autrui quelque qu'en soit la raison, que ce soit ses organes génitaux ou autre chose.

Bon, et du coup
@Araignée a écrit:Si quelqu'un dit le contraire, c'est effectivement plus que problématique, mais les trans politisé-e-s que je lis et écoute, en France, n'ont pas de tels discours. Je veux bien croire qu'aux USA il y en a quelques un-e-s qui disent de telles horreurs, mais cela doit-il pour autant invalider toute lutte pour les droits des trans ?
Étant donné ta faculté à interpréter les propos de façon totalement déformée, finalement j'attends de voir par moi-même avant d'y croire, parce que j'ai bien du mal à te croire sur paroles, du coup.

Genre quelqu'un qui dirait "Je n'utilise pas ma judéité pour justifier la politique d'apartheid de l'État d'Israël", serait bien vite accusé-e de sous-entendre que les personnes qui soutiennent les politiques d'apartheid sont forcément juives...

@Nurja a écrit:Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme

@Nurja a écrit:C’est en raison de leur biologie que des filles sont plus souvent que des garçons violées et victimes de traite d’êtres humains à des fins de prostitution et de pornographie.
C'est vrai que les femmes trans sont trop pas exploitées à des fins de prostitution et de pornographie. Rolling Eyes

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Re: Magdalen Berns

le 09.02.19 8:05
Réputation du message : 100% (2 votes)
Le fait d'être considéré comme d'un sexe qu'on n'est pas n'est pas un "droit des trans". Tous ce qui concerne les droits spécifiques des personnes trans n'a rien à voir avec le féminisme puisque c'est une lutte mixte, là où le féminisme est la lutte qui concerne exclusivement les droits des femmes.
Être inclu dans le terme "lesbienne" n'est pas un droit des trans, pouvoir entrer dans les toilettes des femmes non plus, demander à ce qu'on cesse parler des règles comme un fonctionnement de femme parce que ça offense les hommes qui voudraient coller à la définition de femme et que la réalité rattrape, non plus.

Je ne participe pas à un concours, comme je l'ai dit plus tôt je suis autiste et ma compréhension d'une expression peut parfois être inappropriée. J'ai sans doute fait un raccourci entre trois de tes déclarations, car au final j'ai le sentiment que c'est ce que tu dis : la définition de lesbienne "mégenre" les personnes trans > mégenrer c'est hyper violent. En tout cas c'est ce que prône ouvertement l'idéologie que tu défends, c'est important que tu saches ce pour quoi tu te bats : toutes les conséquences qui découlent du fait de pouvoir considérer que "femmes" est un concept abstrait et non un groupe d'individues ; et qu'il existe une mécanique d'oppression des femmes lesbiennes sur les hommes hétérosexuels voulant être lesbiennes.


C'est vrai que les femmes trans sont trop pas exploitées à des fins de prostitution et de pornographie.

Diversion. On aurait aussi pu dire que les hommes gays étaient exploités par la prostitution et la pornographie, c'est tout aussi vrai mais c'est encore un moyen de détourner l'attention sur les hommes alors qu'on parlait des femmes. C'est un moyen de désamorcer le féminisme d'un discours et de faire taire la dénonciation de l'oppression spécifique des femmes.

Oui les hommes transitionnés sont victimes de prostitution, pornographie, fétichisation, mais ce n'est certainement pas du fait des féministes qui souhaitent maintenir les droits des femmes, des lesbiennes. L'industrie du sexe est une industrie créée par les hommes pour les hommes. Et les féministes se battent pour son abolition pour toutes et tous, pas uniquement pour les femmes bien qu'elles représentent la majorité des victimes.
Les hommes qui sortent de la norme de la masculinité subissent la marginalisation et la haine de ces hommes misogynes et homophobes qui les haïssent. Et ce ne sont pas les lesbiennes qui influencent ces hommes en refusant de considérer qu'un homme puisse être une lesbienne, si les hommes écoutaient les lesbiennes ça se saurait.
Les hommes ne haïssent pas les personnes trans parce que ce sont des gens qui ressentent qu'ils sont des femmes, ils les haïssent parce qu'ils voient un homme "anormal" dont ils associent la non-conformité à quelque chose de méprisable à leurs yeux : l'identification à la féminité, l'homosexualité.

Si quelqu'un dit le contraire, c'est effectivement plus que problématique, mais les trans politisé-e-s que je lis et écoute, en France, n'ont pas de tels discours. Je veux bien croire qu'aux USA il y en a quelques un-e-s qui disent de telles horreurs, mais cela doit-il pour autant invalider toute lutte pour les droits des trans ?

Ce n'est pas quelques uns, C'est devenu une norme, des lois sur l'identité de genre sont passées au Canada et pourraient bien passer au UK. En France, le mot "sexe" est systématiquement remplacé par "genre" sans qu'on nous donne une définition claire de ce mot ni des mots "femme" et "homme" (on sait juste que c'est plus pareil). On ne peut plus parler des femmes pour ce qu'elles sont dans aucun milieu féministe mainstream, les lesbiennes se font systématiquement tomber dessus dès qu'elles parlent d'elles également, et ne peuvent pas dénoncer le harcèlement très spécifique dont elles sont victimes par le mouvement transactiviste. Comme c'est le cas ici on nous accuse systématiquement d'être transphobes, de mentir ou on nous demande des preuves de la violence dont on fait l'objet (pas comme si on n'avait pas l'habitude).

Si tu ne vois pas les violences dans les milieux queers français, c'est parce qu'elles sont maquillées en trans-inclusivité et aussi parce qu'elles commencent seulement à prendre de l'ampleur (là où aux USA on voit des personnes "trans-raciales" et où les enfants non conformes sont transitionnés par les parents). J'ai vu des types faire taire des femmes sur des sujets féministes en se déclarant femme ou "non binaire" et personne n'a vu la violence misogyne, bah non, c'est pas un homme. J'ai vu des artistes lesbiennes êtres houspillées voire censurées pour avoir osé considérer que leur art menstruel était un art de femmes. Mais personne n'a vu la violence non plus, c'était juste combattre une discrimination. J'ai été appelée "cisbienne", fétichiste, "personne à utérus", et là encore personne n'a vu la lesbophobie ou la misogynie, c'était juste du langage inclusif. J'ai vu des femmes être insultées sur leurs blogs personnels parce qu'elles avaient "mégenré" leur violeur faisant taire toute possibilité de reconnaître la mécanique d'oppression. Un homme mégalo a tenté d'infiltrer des groupes féministes où je me trouvais en se faisant passer pour intersexe et se disant transgenre et harcelait les femmes du groupe (qui n'osaient pas dénoncer car elles devaient dire "c'est un homme" et risquaient encore plus de harcèlement) avec du chantage au suicide entre autres.

Cela arrive de plus en plus souvent, et la plupart du temps la misogynie inhérente aux théories trans n'est tout simplement pas discutée (car comme toujours les femmes font des concessions pour les hommes), ou si elle l'est, on ostracise immédiatement les détractrices en questions comme des "TERFs" et elles sont associées à l'extrême droite (par je ne sais quelle gymnastique mentale) afin de les distancer des mouvements pro-trans. A partir de ce moment-là toute violence que recevra la "TERF" sera justifiée par son lien supposé avec les nazis ou tout simplement invisible pour ceux et celles qui bloquent juste les "TERFs".

Mais malgré toute cette violence, La problématique réside dans le fait de définir femme par quelque chose d'arbitraire plutôt que sur du concret. On ne peut pas appliquer à l'ensemble de la population ce qu'il est préférable/nécessaire d'appliquer pour certaines personnes. Je croise parfois des hommes dans les toilettes publiques réservées aux femmes. Comment suis-je censée faire la différence entre ceux qui sont réellement trans et ceux qui se sentent juste autorisés à être là bien que ce soit l'un des RARES endroits où les hommes n'aient (supposément) pas accès. Ou ceux qui sont là pour des intentions malveillantes. Comment savoir si ma réaction à la présence d'un homme adulte dans les toilettes des femmes et des petites filles sera perçue comme de la transphobie ou de la prévention/protection ?
Ce sont des questions qui si elles ne se posent pas encore (car elles sont tues) se poseront. Beaucoup d'agressions ont déjà eu lieu dans ces exactes circonstances aux USA, la confusion autour du genre/sexe facilitant l'accès des hommes aux espaces pour femmes. Dans certains lieux les toilettes des femmes n'existent tout simplement plus, remplacées par des toilettes mixtes ou dites "neutres". Ça fait bien rigoler tout le monde ces histoires de toilettes, comme si les femmes demandaient la lune mais c'est en omettant que les toilettes publiques pour femmes sont un droit pour lequel les féministes se sont battues. Avant cela l'accès à l'espace public était restreint pour les femmes car elles n'avaient nulle part où pisser en sécurité. C'est ce qui est en train de revenir grâce au transactivisme.
Les hommes transgenre et transsexuels seront à l'abri des hommes violents, mais il n'existera plus aucun espace safe réserve aux femmes qui ne soit pas catalogué transphobe (et donc illégal).

Je comprend même pas pourquoi je dois expliquer en quoi c'est mal de laisser n'importe quel mec qui a hacké cette idéologie (easy) à son compte pénétrer n'importe où se trouvent précisément des femmes souhaitant échapper aux hommes. Mais eux les ciblent selon leur sexe, parce que ce sont des femmes avec des corps de femmes qu'ils veulent détruire car ils sont misogynes. (je vous jure que personne ne m'a jamais demandé mon "identité de genre" avant de me violer et pourtant ils savaient très bien que j'étais une femme comment ont ils fait ?)
Si tu veux voilà un exemple de la violence à laquelle on peut faire face quand on est féministe et/ou lesbienne aujourd'hui lorsque l'on croise des transactivistes en territoire "politisé" :
Document vidéo d'un agression misogyne à Londres en 2017 à l'occasion d'un débat sur la question du genre auquel participaient des féministes et lesbiennes radicales, les transactivistes souhaitaient faire taire le débat (et ont reussi si je me souviens bien). Les sous titres sont en Anglais je peux revenir résumer en fr si besoin.
C'est une escalade de violence qui a différent degrés mais qui répond toujours à la même déclaration des féministes : les hommes ne sont pas des femmes et les femmes ne sont pas des hommes. Rien de déraisonnable ou qui mérite cette violence, seulement nous ne cédons pas. Et les hommes, peu habitués à ce que les femmes ne leur cèdent pas usent alors de violence. La mécanique d'oppression ne peut pas fonctionner sur un ressenti puisque les oppresseurs ignorent le ressenti de leur victime, ils disposent d'elle simplement. Les gens ne sont pas opprimés en fonction de comment ils "ressentent" leur identité, mais en fonction de qui elles et ils sont et de la manière dont la société les perçoit et les stigmatise sur des faits matériels. Le patriarcat se fiche de l'identité "de genre" de chacun, il rend les choses concrètement plus difficiles pour les femmes et ce par des moyens en lien avec nos corps et leurs caractéristiques. Le patriarcat s'en prend également aux hommes non conformes à la masculinité mais cela n'a absolument rien de comparable à la condition des femmes et leurs problèmes sont causés par le même ennemis que celui des féministes, pas par ces dernières (mais ce sont nous qui sommes attaquées) En allant sur ce terrain oui, tout le monde subit l'oppression du patriarcat mais ça n’enlève rien aux privilèges des hommes sur les femmes et à leur domination (consciente ou pas).


"Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme" N'est pas un argument et ne donne toujours pas de définition au mot "femme".
J'ai bien compris que sa définition vous fâche mais elle se base sur une réalité observable et non une croyance, un sentiment ou un ensemble de stéréotypes arbitraires et culturels.
On ne se sent pas femmes, on est des femmes. Et en tant que femmes on n'a strictement besoin de rien faire pour être reconnues comme étant des femmes (même si c'est à notre détriment car notre société est misogyne). Et c'est bien là le problème : Si j'avais le luxe de passer pour un mec sans faire d'effort et d'éviter tout ce que je me farçis en tant que femme, ça me faciliterais l'existence.
Mais il faudrait des efforts nombreux et douloureux pour que ce soit le cas, et il faudrait également que mon entourage, le monde entier fasse des efforts pour croire et me faire croire que je suis vraiment un homme, bien que la vérité c'est que je n'aurais jamais du avoir à faire ces efforts pour être traitée avec respect. Comme on traite les hommes. C'est le calvaire des femmes qui transitionnent. De l'autre côté, les hommes qui font de même réclament à subir les discriminations que subissent les femmes pour que cela valide leur identité (ceux qui sont contents de se faire siffler dans la rue, ou qui tout simplement portent des talons et du maquillage -qui sont de injonctions nocives qu'ils ne reçoivent pas- mettent des protections périodiques (??!!) et exigent l'accès aux lieux réservés aux femmes, moins nombreux et plus pauvres).
Une vidéo qui explique le point de vue des féministes sur ce qu'est le genre

Il y a un fossé énorme entre accepter d'aborder la question transgenre au sein du féminisme lorsque cela s'y prête (et ça arrive) et considérer que les hommes se sentant femmes sont effectivement des femmes (avec tout ce que ça implique, législation, orientation sexuelle et tout le toutim). S'ils l'étaient ils ne seraient pas trans. Aborder la question des droits des hommes transsexuels comme s'ils étaient des femmes c'est aussi utile et sain que de fourrer des chaussettes dans la bouche d'un pote parce qu'il se sent comme un sèche-linge.
Sauf qu'en plus, pour leur rendre les choses plus vivables il faut que les femmes cèdent une partie de leur espace, de leur réalité de femme, de leur orientation sexuelle, plutôt que de mettre en place des solutions adaptées et réalistes qui n'empiètent pas sur les droits des femmes. Cela semble être une condition sine qua none à la solidarité avec le mouvement trans, que les femmes renoncent à leur statut de femmes pour que des hommes puissent s'y retrouver. Toute validation légale de ce concept serait un désastre pour nos droits, Ça l'est déjà pour notre capacité à nous réunir entre lesbiennes sans les hommes.


Dernière édition par Sido Blaster le 10.02.19 0:33, édité 2 fois

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Re: Magdalen Berns

le 09.02.19 8:31
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@Araignée a écrit:
@Nurja a écrit:Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme Essentialisme
 
Araignée, l'essentialisme, c'est le fait de dire que parce qu'on a une certaine biologie on est censée avoir certains comportements et certaines préférences. L'essentialisme, c'est aussi dire qu'il existe une essence de femme et une essence d'homme. C'est justement ce que fait l'idéologie en parlant d'une identité de genre qui serait innée.
Dire que parce qu'on est une femme on a certaines caractéristiques physiques, ce n'est pas de l'essentialisme, c'est du matérialisme.

@Araignée a écrit:
@Nurja a écrit:C’est en raison de leur biologie que des filles sont plus souvent que des garçons violées et victimes de traite d’êtres humains à des fins de prostitution et de pornographie.
C'est vrai que les femmes trans sont trop pas exploitées à des fins de prostitution et de pornographie. Rolling Eyes
Je n'ai pas dit qu'aucune femme trans n'est exploitée que ce soit dans la prostitution ou dans la pornographie. Il y a aussi des hommes n'ayant pas transitionné qui sont dans ce cas. Ce que je dis, c'est que la majorité des personnes exploitées sont des femmes qui n'ont pas choisi d'être femmes, qui n'ont pas ce ressenti interne (sinon, c'est marrant, tu ne parles pas des fillettes infanticidées en Asie ni de l'excision en Afrique, ni de la différence de salaire, ni de...)

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Re: Magdalen Berns

le 09.02.19 11:36
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Araignée,

Tu n'as répondu au problème principal: comme une lesbienne peut-elle exprimer son orientation sexuelle ? Comment un groupe lesbien peut-il organiser des événements n'incluant que des lesbiennes (femmes, nées femme, de sexe féminin) ?

Si un choix est permis en théorie, mais qu'il est impossible de l'exprimer ou de faire respecter cette décision, alors ce n'est tout simplement pas permis. C'est malhonnête de prétendre le contraire.
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Re: Magdalen Berns

le 17.02.19 22:16
J'ai pas tout lu sur ce fil, mais megenrer n'est pas l’équivalent de violenter quelqu'une.
J'en ai marre qu'on utilise un vocabulaire qui ensuite dénature les propos d'autres personnes.
Mégenrer se fait oralement, et les mots ne tuent pas, autrement toute les fois où on se fait insulter ..hein
Je peux comprendre que pour la personne qui est mégenré(e) ce soit ressenti comme une douleur psychique, mais ce n'est pas comme si cette personne reçoit un poing sur la figure quand même.

Je trouve ça scandaleux qu'en Angleterre mégenrer quelqu'un équivaut au "hate speech" et est punissable.
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Re: Magdalen Berns

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