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Trompes De Fallope
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Re: Bonjour

le Ven 11 Mai 2012 - 10:50
+ 1 avec Kalista

Ce que l'on combat ce sont des injonctions sociales. Mais il ne s'agit pas de condamner ni de culpabiliser qui que ce soit parce qu'il ou elle se reconnait dans certaines d'entre elles. Moi aussi j'aime mettre des jupes, à l'occasion des talons et parfois même un peu de maquillage. Ce qui est le plus important c'est de se sentir bien et d'assumer ce que l'on fait, mais pour cela il faut un minimum de liberté et c'est justement ça qui manque. Quand Arashi dit "pas féminine et fière de l'être", ce que j'entend ce n'est pas "il ne faut pas être féminine, et comme ce n'est pas mon cas je suis fière" mais "je ne suis pas féminine, et j'assume ce que je suis".
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pierregr
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Re: Bonjour

le Ven 11 Mai 2012 - 14:17
@mamzelael
J'ai employé le mot aversion car tu disais " un mec velu me rebute ".
Je trouve ceci comme définition à rebuter

" Choquer, déplaire, inspirer de la répugnance. Synon. dégoûter, repousser, répugner.L'aspect seul de ce plat rebute "

Je n'ai donc pas surinterprété tes propos.
Sinon, il est surtout question de norme, en fait. La société est hétéronormative, on en parle dans un autre sujet. Je suis hétéro et il est évident que j'ai été influencé dans mon enfance par cette norme. Je n'ai aucune honte à le reconnaître. Pour autant, je ne suis pas dégoûté par l'homosexualité, par les gays/les lesbiennes. J'y suis indifférent, en fait.
C'est pareil pour la pilosité : tes goûts vont dans le sens de la norme mais cela ne change rien au fait qu'il y a pression sociale pour que les femmes s'enlèvent les poils "publics" (ceux qu'on voit dans la sphère publique).

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, je suis indifférent à la pilosité. Indifférent dans le sens qu'elle fait partie du corps, comme les genoux, les coudes, le nez, etc. Je m'en fous de mes coudes, de mes genoux. Ils sont là, point. Les poils aussi, comme les cheveux.
Mais il y a une dimension politique à la pilosité, historiquement, les poils ont toujours été associés à la "virilité", donc aux hommes pour une raison simple : les méconnaissances médicales de nos ancêtres. Et c'est pour ça qu'il y a transgression quand une femme ose montrer sa pilosité en public. Elle défie un ordre social et ça dérange.

Je serais le dernier à critiquer une femme qui s'enlève les poils. Je suis très bien placé pour savoir ce que représente la pression sociale. Cela n'empêche qu'on peut s'enlever les poils tout en reconnaissant qu'on est conforme à une norme ancestrale. Et que le dégoût/la répulsion qu'on peut avoir pour ses propres poils ou ceux des autres sont peut-être induits par les médias, la société, la famille, l'entourage, etc.

Pour finir, les poils ne sont pas pour moi un must. Si demain, ma femme (qui ne s'enlève aucun poil et elle en a partout où les femmes en ont) décidait de se raser certaines zones, je ne serais pas dérangé, c'est son corps et elle en dispose comme elle l'entend. La seule chose qui me bloque, c'est un pubis rasé, qui provoque la débandade. Mais c'est qqch que je ne contrôle pas : c'est comme un réflexe. J'ai trop l'impression d'être face à une fillette. Je n'en ai vu qu'en images mais je suis persuadé que ce serait pareil IRL.
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Re: Bonjour

le Ven 11 Mai 2012 - 21:47
Antisexisme a écrit:Je suis d'accord avec Pierre : le problème n'est pas de préférer un corps glabre à un corps poilu. Le problème c'est qu'actuellement les femmes ne peuvent pas sortir avec des jambes ou des aisselles poilues ; alors que les poils n'ont rien de pathologiques ou d'anormal !

Les féministes n'ont rien contre l'épilation : elles sont contre l'obligation à s'épiler !

Ce n'est quand même pas normal que la grande majeure partie de la population se dise dégoûtée/écoeurée par une composante normale du corps.

EDIT : Ok Trompes de Fallope
Nouveau sujet sur l'homoparentalité ici http://feminisme.fr-bb.com/t452-homoparentalite

Dans le cadre d une vague discussion sur le porno sur un forum,je poste un jour la photo de cette fille parce que je la trouve très belle :

1ere réaction outrée: "mais c est quoi cette actrice de X????Elle a des poils sous les bras!"
Evidemment, les actrices "nymphoplastiées" ,totalement épilées et siliconées suscitent moins de réactions négatives....
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mamzelael
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Re: Bonjour

le Sam 12 Mai 2012 - 0:44
Je la trouve très belle aussi. Moi ça ne me choque pas.

pierregr a écrit:@mamzelael
J'ai employé le mot aversion car tu disais " un mec velu me rebute ".

Est-ce que "mec velu" est synonyme de poil au sens large?

Bon je pense que je n'ai pas été assez explicite dans mes messages. Je vais donc tacher d'être plus précise.

Je n'ai aucune aversion contre les poils en général. Je suis d'origine hispanique je suis donc brune, mais j'ai la peau très pâle. Ce qui fait que les poils sur mes jambes contrastent beaucoup avec la couleur de ma peau, ce que je ne trouve pas joli. Voilà pourquoi je les épiles lorsque je mets une jupe sans collant ou un short ou un maillot. Maintenant je ne me sens pas obligée de les épiler, il m'arrive de mettre des pantacourts sans m'être épilé et même d'être allée à la piscine sans m'être épilée les jambes. Il m'arrive même d'aller chez le gynéco sans m'être épilé, j'avoue que pour le coup je me dis que le gynéco va me prendre pour une personne qui ne prends pas soin d'elle, mais même si cette pensée me traverse l'esprit, j'avoue que je m'en fous un peu. (Ben oui la société patriarcale fait bien son travail tout de même). En fait ce que je veux dire, c'est qu'il y a à la base de mon épilation, une contrainte sociale qui s'est imposée à mon adolescence (j'étais la dernière du collège à m'épiler, je ne voulais pas, je n'en avais pas envie ma la pression des copines de classe se foutant de ma gueule dans les vestiaires lors des cours de sport fut le plus fort, d'autant plus que j'ai été formée assez tard, donc j'avais droit à des réflexions sur mon manque de sein et sur mes poils). Aujourd'hui, je me contre fous de ce que pense les gens de mes poils. Mais j'avoue ne pas trouver beau mes poils de jambe et de pied (oui j'en ai aussi sur les pieds). Donc je les épiles. Quant aux aisselles, je ne me verrai pas avec, et je vais sortir l'argument de la transpiration, argument qui vous fait bondir à chaque fois, je sais et pourtant, j'avoue que je ne suis pas rigoureuse dans l'épilation, or je sais très vite lorsqu'il est temps de me raser les aisselles, car mes t-shirt ne tiennent qu'une journée au lieu de deux. Oui, je ne change pas mes t-shirt tous les jours tant qu'ils ne sentent pas la transpiration et qu'ils ne sont pas sales je ne vois pas pourquoi je les changerais tous les jours.
En ce qui concerne les hommes j'avoue que je trouverai leur jambes plus jolies si elles n'avaient pas de poils, je parle surtout pour ceux que je connais qui sont très bruns avec des poils assez dru et pour ces mêmes personnes les aisselles fournies me font penser aux chimpanzés, tout comme un dos et un torse très fourni en poils, quand je dis très fourni je parle de poils qui ressemblent plus à un pelage qu'à des poils humains. Pierre tu dis ne pas apprécier un pubis de femme imberbe car ça te rappelle l'enfant, et bien moi, un homme dont le dos, le torse sont recouverts de poils en abondance me fait penser à un singe. Donc oui ça me rebute.
Mis à part ce cas là, les poils ne me rebutent pas et je ne les rejettes pas (d'ailleurs je ne me suis pas épilée les jambes depuis un moment). Je ne suis pas comme une ancienne collègue à moi qui racontait que lors de son accident de voiture, qui eut lieu en hiver, les pompiers lui auraient fait la remarque comme quoi il était rare de voir une femme épilée même en hiver, et elle de dire fièrement qu'elle s'épilait toujours même lorsqu'elle mettait des pantalons. Cette anecdote m'avait choquée. Je ne sais pas si j'avais été plus choqué par la réflexion des pompiers ou par le fait qu'elle trouvait choquant qu'une femme ne s'épile pas lorsqu'elle ne mettait pas de jupe. Shocked
Pour conclure sur ce chapitre, je dirai que j'épile mes aisselles juste pour un confort olfactif et une esthétique personnelle, mes pieds et mes jambes sont également pour une esthétique personnelle mais sont moins souvent épilés.

Si je me suis énervée précédemment, c'est que je me suis sentie attaquée sur ma liberté de faire ce que je veux de mon esthétique. Je me suis sentie jugée, et attaquée.

à ta place, je m’interrogerais sur cette aversion. Il n’est pas « normal » de rejeter une partie aussi importante de son corps. Au pire, on peut être indifférent aux poils mais pourquoi les rejeter ? Et pourquoi ne rejeter que ceux liés à la puberté, donc à la sexualité ? Aurai-je mis le doigt sur le problème ?

Pour moi ces phrases sont des attaques personnelles. Tu dis que je dois m'interroger sur mon aversion au poil et qu'il est anormal de rejeter les poils. Le syllogisme est simple, je suis anormale car je rejette mes poils.
Après tu me demandes pourquoi je rejette uniquement ceux liés à la puberté, donc à la sexualité et tu ajoutes "aurai-je mis le doigt sur le problème?" Là tu es en train de dire que j'ai un problème, que tu l'as découvert et qu'il s'agit de ma sexualité.
Là je te trouve très présomptueux (à moins que tu ne sois psy) de faire de telle allégation sur ma vie, tu ne me connais pas et en plus tu fais des raccourcis avec des données erronées.

Tu parles de poils liés à la puberté, tu cites un article trouvé sur net.

les poils ambisexuels (axillaires, et triangle pubien inférieur), les poils sexuels (barbe, nez, région pré-sternale, triangle pubien supérieur) qui correspondent à la pilosité masculine. Les deux dernières catégories subissent un changement pubertaire : le duvet se transforme en poil terminal.

Il y a donc des poils qui deviennent des poils terminaux à la puberté et que l'on retrouve chez la femme comme chez l'homme, il s'agit des poils ambisexuels (aisselles et triangle pubien inférieur) et des poils qui deviennent terminaux ou augmentent à la puberté, mais uniquement chez l'homme ce sont les poils sexuels qui sont la barbe, le nez, la région pré-sternale et le triangle pubien supérieur.

Donc à l'âge adulte les femmes et les hommes ont deux caractéristiques pileux en commun qui sont les poils des aisselles et du triangle inférieur du pubis.

J'en déduis donc que les poils des aisselles n'est pas une caractéristique spécifique du corps féminin et que ce n'est pas anti-féminin de les épiler. Tout comme il n'est pas féminin de les garder (entendez par là, qu'une femme avec ou sans poils aux aisselles restera une femme car ce n'est pas ce qui la caractérise en tant que femme).

pierregr a écrit:Les poils des aisselles, du pubis sont liés à la puberté, donc à la sexualité. On ne peut pas d'un côté comme tu le fais dire "j'ai des seins et des hanches depuis la puberté et je suis donc une femme" et de l'autre, dire "les poils n'ont rien à voir avec le fait que je suis une femme adulte ou avec la sexualité". C'est contradictoire.

Non ce n'est pas contradictoire puisque les poils des aisselles et du pubis (triangle inférieur) sont communs aux deux sexes, ce ne sont donc pas eux qui mettent en avant la nature de mon sexe, mais bel et bien ma morphologie (sein et hanche).

De plus, je crois que tu confonds puberté et sexualité. La puberté est la maturation des organes sexuels. Après la puberté on est apte à avoir des enfants. Ce n'est pas parce qu'un phénomène est lié à la puberté qu'il est forcément lié à la sexualité. Tu fais des raccourcis trop simpliste qui t'induisent en erreur.

D'ailleurs, si je reprends ta citation d'article, il est dit que la barbe est une pilosité uniquement masculine et qu'elle est liée avec la puberté.

Or tu dis
Ce qui différencie une fillette impubère d'une femme adulte (donc qui peut potentiellement avoir une vie sexuelle), c'est les poils, entre autres. Que tu ne les aimes pas n'y change rien, ils font partie de ta féminité (dans le sens "être comme une femme adulte").

Je te fais la réciproque: Ce qui différencie un jeune garçon impubère d'un homme adulte (donc qui peut potentiellement avoir une vie sexuelle), ce sont les poils, entre autres. Que tu ne les aimes pas n'y changes rien, ils font partie de ta masculinité.

Je sais que tu dis que les poils de la barbes t’indiffèrent, or tu les rases entièrement d'après ce que j'ai compris. Pourquoi prendre la peine de les raser entièrement, alors que tu pourrais les laisser pousser et entretenir une barbe courte, mais une barbe?Surtout aujourd'hui où la technologie a avancé et qu'il est devenu plus simple d'entretenir une barbe de quelques jours que de se raser quotidiennement. Surtout que tu dis que les femmes qui ne s'épilent pas ne jouent pas le jeu de la consommation:
pierregr a écrit:personne n’a le droit de juger ce choix qui a pour conséquence de ne pas consommer de produits, ce qui dérange évidemment l’industrie cosmétique. Garder ses poils ne rapporte rien à ces marchands du temple.
Mais toi en te rasant tous les matins tu consommes ces produits.

De plus pour s'épiler (je parle des jambes et des aisselles) il existe des méthodes simples, peu onéreuses et qui n'utilisent pas de produit des industries cosmétiques. Ce sont des méthodes orientales naturelles, à base de miel, ou de sucre et de citron. Tout comme il existe des épilateurs mécaniques qui ne consomment pas d'électricité. Donc ton argument de ne pas jouer le jeu des industriels de la cosmétique tombe à l'eau.

Et je pourrais alors, en reprenant ton raccourci des poils liés à la puberté = rapport à la sexualité, en disant qu'un homme qui se rasent entièrement la barbe a un problème avec sa sexualité et le fait d'être homme, puisque ce sont ces poils qui le différencie de l'enfance.

Je vais maintenant revenir à la partie poils liés à la puberté et à la sexualité. Ce sont les poils pubiens qui, lorsqu'on les épile peuvent révéler un problème sexuel. Tu as raison lorsque tu dis qu'une femme sans poil pubien ressemble à une enfant. Celle qui d'elle-même s'épile à cet endroit, si ce n'est pas pour plaire à un homme (car la société revendique le fait que les hommes aiment les femmes imberbes à cet endroit) c'est qu'elle n'a pas envie de grandir, elle refuse d'être une femme adulte. Mais certains hommes sont désireux de voir leur compagne s'épiler le pubis. Souvent c'est à cause des films X où les nanas sont totalement épilées et le sexe est plus visible pour l'homme lui permettant un stimulus visuel (du fait de mieux distinguer la vulve, qui est plus développée à l'âge adulte que durant l'enfance). Pour certain c'est parce qu'un sexe de femme non épilé ne les excitent pas et là c'est qu'il y a un problème psy derrière (car rapport au sexe infantile).

Donc tu avais raison de dire qu'il y a un problème liée à la sexualité lorsqu'on a une aversion aux poils liés à la puberté, mais cela ne concerne que les poils pubiens car ce sont eux qui font la différence notable entre la pré-puberté et la post-puberté. De plus la pilosité varie d'une personne à l'autre et même d'un peuple à l'autre. Pilosité humaine Wikipédia.

pierregr a écrit:Ta remarque sur le fait que tu pourrais vivre sans poils prouve ta méconnaissance TOTALE du sujet. Les poils sont à l'origine de la vie, figure-toi. Dans les premières formes de vie, ce sont les poils qui ont servi aux êtres "primitifs" à se déplacer. Notre corps est rempli de "poils" (en réalité, ce ne sont pas des poils comme à l'extérieur du corps mais plutôt des espèces de cils).

D'un je parlais des poils des jambes et des aisselles. De deux, les cils dont tu parles ne sont pas des poils, ce sont des muqueuses ou des muscles qui ont la forme de poils ce qui est différent (composition de l'appareil digestif) pour ce qui est des cellules ciliés de l'oreille il s'agit de cellules spécifiques qui ont la forme de poils mais ce ne sont pas des poils (anatomie et fonctionnement de l'oreille). Un poil est composé d'un bulbe, d'une racine et d'une tige (pour simplifier) (structure des poils).

Tu fais des sophismes en prenant compte de la forme et non de l'essence même de l'objet dont tu parles. Ce n'est pas parce que cela ressemble à un poil que c'est un poil.

Pour finir, je trouve que tu ne défends pas correctement la cause des féministes poilues. On dirait que tu t'acharnes à trouver des arguments (parfois avec des raisonnements hâtifs, des sophismes et des raccourcis simplistes) pour les défendre. Vouloir les défendre est une bonne intention, mais je trouve que tu t'y prends mal. Pour ma part je me suis sentie agressée par un jugement calomnieux sur le fait que je m'épilais. Après, je t'accorde que je me suis peut-être mal exprimée et expliquée (je n'ai pas dormi beaucoup ces temps-ci entre mes études, ma fille et mon boulot, je n'ai pas toujours les idées très claires après un trop grand nombre d'heure sans sommeil, je vous prie de m'en excuser). Mais en fait je me dis qu'une femme qui ne s'épile pas ou qui s'épile ne devrait même pas avoir à s'expliquer sur ce fait. Essayer de trouver des arguments pour justifier une esthétique n'est-ce pas entrer dans une logique critique et opprimante?

Ce que je revendique comme tous-tes ici c'est le droit de faire ce que l'on veut sans avoir à être jugée. Et là je te rejoins lorsque tu dis que ton épouse se fait insulter à la piscine et que c'est injuste. Je n'en reviens pas qu'on puisse faire des réflexions aux femmes qui ne s'épilent pas. C'est absurde. Je ne vois pas qui a le droit de juger du physique d'autrui. Perso si on me fait une réflexion ouverte sur mon physique j’envoie chier direct "non mais tu es qui toi pour me juger?". Qu'est-ce qu'on s'en fout du regard des autres tant que notre propre regard sur nous nous convient! Personne n'a le droit de nous juger sans nous connaître. Malheureusement beaucoup (trop) de gens se permettent de juger et d'extrapoler sans savoir.
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Fricasse
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Re: Bonjour

le Sam 12 Mai 2012 - 3:19
Tout d'abord BIENVENUE! sunny

Je vais peut être mettre les pieds dans le plat, mais tant pi. Perso, en dehors du fait que pour moi les arguments de Pierre tombent sous le sens, le fait de ne pas s’épiler (ou du moins d'avancer dans ce sens, même si on en est pas forcement tout de suite capable a cause du regard des autres) est avant tout symbolique.
Pour moi, cesser de s’épiler, c'est refuser les diktat d'une société, les rejeter, et avec raison.

Un jour on m'a posé une bête question: Pourquoi tu t'epiles, Qu'est ce qui t'as poussé a le faire quand tu l'as fait la premiere fois?

Et bein j'ai pas su repondre.

Non je trouvais pas ca moche, on m'a meme pas dit de le faire, je l'ai juste fait et je suis entré dans la "danse"
Mais une fois entré, difficile d'en sortir!

Je sais aussi que si je ne m'etais pas mise a le faire de moi meme, on aurait finit par me dire de le faire, que ce sois directement ou par le biais de moquerie, insulte, regard noirs etc...

Et maintenant, quand je pose la meme question a une amie "Pourquoi tu t'epiles, Qu'est ce qui t'as poussé a le faire quand tu l'as fait la premiere fois?"
Et bien a 90 pour cent, elle me repond la meme chose que ce que j'avais repondu a l'epoque:

Je ne sais pas.

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Re: Bonjour

le Sam 12 Mai 2012 - 8:29
@mamzelael
Merci pour les détails sur ton adolescence et ta vie actuelle, c'est plus clair maintenant.
Désolé si tu l'as pris pour une attaque personnelle, si tu me lis bien, je posais une question (Aurai-je mis le doigt sur le problème ? ), ce n'était pas une affirmation.

Pour l'odeur des aisselles, as-tu essayé la pierre d'alun ? Moi j'en mets une fois par jour et même par très forte chaleur, je ne sens jamais rien, contrairement à certaines femmes aux aisselles glabres qui ont sans doute oublié de se laver ou de se mettre du déo.

Je n'ai jamais dit que les poils étaient uniquement féminins, ce que je veux dire, c'est que contrairement à tout ce qu'on nous martèle, ils font partie du corps humain, des hommes et des femmes. Donc, ils font partie aussi bien de la féminité que de la masculinité. Mais pour 99% des gens, féminité = glabre et masculinité = pilosité, ce qui est une construction sociale typiquement occidentale, ce n'est pas du tout le cas en Afrique noire non musulmane, par exemple. Donc, les poils sont synonymes de féminité (dans le sens d'être comme une femme adulte) et de masculinité (dans le sens d'être comme un homme adulte).

J'en déduis donc que les poils des aisselles n'est pas une caractéristique spécifique du corps féminin et que ce n'est pas anti-féminin de les épiler.

Les poils aux aisselles caractérisent une femme adulte, par opposition à la fillette. De même que les seins (que certains hommes ont, d'ailleurs, ce qui n'en fait pas des femmes).

De plus, je crois que tu confonds puberté et sexualité.

tu joues sur les mots là. Demande à n'importe quel sexologue, la puberté est un bouleversement hormonal (entre autres) et le début de la sexualité pour bcp d'ados (même si certaines fillettes se masturbent déjà avant la puberté). Sexualité n'induit pas un-e partenaire. Je persiste : les poils comme les seins et les hanches sont des signes de maturité sexuelle, quand bien même les hommes ont aussi des poils. Le fait que ce soit en commun ne change rien.

Pour ma barbe, je la laisse parfois pousser 2 semaines. La différence avec ma femme, c'est que moi, on ne me dit rien quand j'ai une barbe. Les gens s'en fichent mais ils ne se fichent pas d'une femme montrant une pilosité liée à la puberté. Comme produit, j'utilise une douzaine de lames jetables par an que je recycle. Moi je parlais surtout de l'épilation et des insituts d'esthétique qui sont de gros consommateurs de tas de produits, qui font vivre des gens, certes, mais je suis pour la décroissance. Au pire, je pourrais juste me tailler la barbe aux ciseaux. Mais tu dévies à nouveau, je te parle des poils en commun entre femmes et hommes, pas de la barbe. Je pourrais aussi te parler de mes ongles, je les coupe uniquement parce qu'ils poussent tout le temps, sinon, je m'en ficherais.

Si j'ai relevé tes propos, c'est parce qu'ils ressemblent fort à ce qu'on entend partout de la part des pilophobes, c'est tout. Tu dis toi-même que tu t'es peut-être mal exprimée. Ma démarche est basée sur la discrimination vécue par ma femme. C'est un double standard vu que moi j'ai des poils mais personne ne dit rien. Si les poils étaient la norme et qu'on jugeait une femme sans poils, je la défendrais. Il se fait que ça n'existe pas en Occident. En ce moment, une Anglaise passe à la télé en montrant ses poils aux jambes/aisselles: elle passe pour une extraterrestre ! Elle est tenue de se justifier, les gens sont persuadés qu'elle n'a pas de copain car c'est bien connu, les hommes détestent les poils, elle doit sentir mauvais, faire peur aux enfants, etc. C'est comme si elle avait 6 orteils à chaque pied ou je ne sais quelle anomalie physique, alors qu'elle est tout à fait normale ! Mon dieu, une femme avec des poils, mais c'est inimaginable !

Voir ici (en anglais), son interview, ça dure 10 mn mais c'est édifiant

http://www.youtube.com/watch?v=CmBD8WZY4tw

Au fait, as-tu été voir mon site ? Je pense qu'il devrait t'intéresser, malgré nos divergences de vue.

@Fricasse, mon expérience est plutôt que les femmes disent s'épiler soit par pression sociale, soit parce qu'elles n'aiment pas/détestent les poils, parce que c'est plus "joli/féminin" sans poils.

@Noune.ka, dans le film dont tu parles ("Post apocalyptic cow girls"), la fille poilue se fait même lécher les aisselles par l'autre fille ! Imagine la tête des pilophobes qui voient ça ! What a Face
Voici la preuve : http://img690.imageshack.us/img690/1826/papocg.jpg
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Re: Bonjour

le Sam 12 Mai 2012 - 11:31
Merci Fricasse Wink

Pierregr=> oui j'ai déjà essayé la pierre d'alun (je suis très produit bio et naturel, et je suis également végétarienne, je lutte contre les merdes qu'on nous fout dans la bouffe et contre ce qu'on fait vivre aux animaux) et ce fut un fiasco, en mi journée je sentais la transpiration, encore plus si je ne m'étais pas épilée Crying or Very sad j'ai donc abandonné la pierre d'alun, et comme je suis contre les déodorants en aérosols qui sont bourrés d'aluminium et qui brûlent la peau, je mets du déo en sticks sans paraben, sans alu, sans parfum c'est ce qui me réussi le mieux à condition d'être épilé un minimum.

J'ai parcouru ton site. C'est en effet très intéressant. Je n'ai pas encore tout lu, mais les références que tu donnes sont très instructives et méritent plus réflexion. Ca donne aussi envie de lire ces livres (mais j'en ai déjà tellement à lire pour mes études que ça attendra un peu). Je suis d'accord avec beaucoup de chose dite, surtout sur la pilosité pubienne féminine et sur le fait que l'homme en veut depuis la nuit des temps à la femme.

Je crois que cela vient de l'enfantement.(voir par exemple le tableau de Courbet L'origine du monde qui a fait scandale à l'époque et qui aujourd'hui fascine encore beaucoup). Le fait que seule la femme puisse porter la vie en elle et donner naissance à un être vivant, blesse l'égo de l'homme (je parle dans l'inconscient) il y a comme une jalousie de l'homme de ne pouvoir donner la vie. Comme si la femme du fait de son pouvoir d'enfanter savait dès sa naissance quel était le but ultime de son existence, alors que l'homme lui, cherche en permanence le but de son existence. Du coup il rejette la femme et l'avilie pour la rendre moindre importante, c'est une façon pour lui de se revaloriser et de se donner une importance. Car, finalement, la femme qui donne la vie n'est-elle pas dans un sens à l'image du Dieu créateur?

Mais je pense que ces problèmes (rancune de l'homme envers la femme qui a entrainé son avilissement, et l'incompréhension des symboles, de l'art etc) vient d'un manque flagrant d'éducation culturelle. Combien de fois je me retrouve à devoir expliquer certain tableau à des gens qui n'y comprennent rien parce qu'il leur manque beaucoup de références culturelles et qui ne cherchent pas à voir plus loin que l'image? La société et surtout ceux qui gouvernent s'attachent à garder leur peuple inculte. On veut de gentils moutons de Panurge que l'on peut diriger comme on veut et à qui on fait avaler ce que l'on veut. Nous avons certes évolué grâce à Jules Ferry et l'école obligatoire pour tous, mais cela ne suffit pas, on se retrouve encore aujourd'hui avec d'un côté ceux qui détiennent la connaissance et ceux qui ne la détiennent pas.
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Re: Bonjour

le Sam 12 Mai 2012 - 13:52
Pour que la pierre d’alun soit efficace, je dois frotter environ 30 secondes chaque aisselle. Si je ne le fais que qq secondes, je risque de sentir. Mais bon, il est possible que dans ton cas, cela ne soit pas efficace.

L’éducation culturelle déficiente n’est pas seule responsable. Les livres d’histoire ont été écrits pendant des siècles par des hommes qui ont complètement nié la domination masculine. Quand j’étais ado dans les années 70, pas une seule fois, on ne m’a parlé au cours d’histoire de l’asservissement des femmes. J’ai découvert la vérité bcp plus tard. Il ne s’agit pas d’un complot, juste d’un continuum inconscient chez bcp de gens. Tout ça pour dire que des gens très instruits (ce qui ne signifie pas qu’ils sont intelligents, voir Zemmour) peuvent sembler avoir une énorme culture mais qui ne relate absolument pas la réalité quotidienne passé.
Je suis très en colère quand des gens disent aujourd’hui « les Grecs ont inventé la démocratie ». Non, non et non. Ils ont inventé la phallocratie, seuls les hommes non esclaves pouvaient aller à l’Assemblée. Qu’à l’époque, à cause de méconnaissances médicales (on ne savait pas que les femmes avaient aussi une petite graine), on pensait que les hommes étaient supérieurs aux femmes, soit. Cela se comprend que les femmes étaient exclues. Mais aujourd’hui, personne n’a plus aucune excuse pour faire semblant de ne pas savoir la réalité de l’époque. Parce que si la Grèce Antique était une démocratie, alors l’Afrique du Sud de l’apartheid en était une aussi. Ah tiens, là ça choque des gens. Bizarre non ? Pourtant, c’est pareil : on excluait certaines personnes des droits, à cause de leur sexe/couleur de peau.
Je pense donc qu’il faut dire la vérité à l’école : on a fait ce travail pour l’esclavagisme, on doit le faire pour le sexisme et la domination masculine. Mais on en est loin.

Mon site n’existerait pas s’il existait un seul livre en français rendant compte de l’injonction épilatoire. Le seul livre qui en parle sérieusement est en anglais. Cela concerne pourtant toutes les femmes, de la puberté à leur mort. Mais quand on parle de poils, c’est uniquement pour expliquer comment les enlever. Voilà pourquoi je parle de tabou (indépendamment des préférences qu'on peut avoir pour un corps sans poils).
Sinon, je te conseille vivement la vidéo de l’Anglaise (si tu comprends l’anglais). Elle passe vraiment pour une bête de foire. No
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Re: Bonjour

le Sam 12 Mai 2012 - 14:26
mamzelael a écrit:Je crois que cela vient de l'enfantement.(voir par exemple le tableau de Courbet L'origine du monde qui a fait scandale à l'époque et qui aujourd'hui fascine encore beaucoup). Le fait que seule la femme puisse porter la vie en elle et donner naissance à un être vivant, blesse l'égo de l'homme (je parle dans l'inconscient) il y a comme une jalousie de l'homme de ne pouvoir donner la vie. Comme si la femme du fait de son pouvoir d'enfanter savait dès sa naissance quel était le but ultime de son existence, alors que l'homme lui, cherche en permanence le but de son existence. Du coup il rejette la femme et l'avilie pour la rendre moindre importante, c'est une façon pour lui de se revaloriser et de se donner une importance. Car, finalement, la femme qui donne la vie n'est-elle pas dans un sens à l'image du Dieu créateur?
Je suis d'accord avec toi, mais à mon avis il y a autre chose.
Je crois que les femmes rappellent aux humains leur origine animale, et par conséquent notre finitude. Se rappeler que les femmes portent les enfants rappelle qu'on naît, qu'on est simplement humains, et qu'on meurt un jour. Nous ne sommes pas des dieux, nous ne sommes pas puissants ni éternels. Les femmes sont donc haïes comme on hait la fatalité, et quelquefois admirées comme on admire la nature. Nous sommes perpétuellement renvoyées à notre corps, à notre animalité, à notre fonction reproductrice...
Je crois avoir lu ça chez Simone de Beauvoir, faut vraiment que je retrouve le passage. Wink

mamzelael a écrit:Mais je pense que ces problèmes (rancune de l'homme envers la femme qui a entrainé son avilissement, et l'incompréhension des symboles, de l'art etc) vient d'un manque flagrant d'éducation culturelle. Combien de fois je me retrouve à devoir expliquer certain tableau à des gens qui n'y comprennent rien parce qu'il leur manque beaucoup de références culturelles et qui ne cherchent pas à voir plus loin que l'image? La société et surtout ceux qui gouvernent s'attachent à garder leur peuple inculte. On veut de gentils moutons de Panurge que l'on peut diriger comme on veut et à qui on fait avaler ce que l'on veut. Nous avons certes évolué grâce à Jules Ferry et l'école obligatoire pour tous, mais cela ne suffit pas, on se retrouve encore aujourd'hui avec d'un côté ceux qui détiennent la connaissance et ceux qui ne la détiennent pas.
Je suis d'accord avec Pierre, l'éducation joue mais ne fait pas tout. Combien de personnes éduquées sont machistes, racistes, et j'en passe ?
Nous ne sommes pas que sous-éduqués : le peu d'éducation qu'on nous sert est biaisée.

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Re: Bonjour

le Sam 12 Mai 2012 - 14:48
J'ai regardé la vidéo, mais autant elle je la comprend à peu près, autant la blonde et les présentateurs j'ai plus de mal, si au moins c'était sous-titré en anglais je comprendrais mieux.
Mais je la re-regarderai à force de l'écouter je devrais arriver à comprendre plus.

Sinon oui je suis d'accord avec toi sur le fait qu'avoir la culture n'est pas suffisant et encore moins synonyme d'intelligence (je vois qu'on a la même sympathie pour Zemmour Wink ) en fait ce que je voulais dire sur l'éducation et le manque de culture c'est qu'il faudrait qu'on éduque mieux nos jeunes générations en leur enseignant la culture mais aussi en les poussant à la réflexion. Par exemple il y a un clivage entre science et littérature, comme si on ne pouvait pas être les deux à la fois. Par exemple, je suis diplômée en science et j'ai repris mes études de philosophie et lettre moderne. Je suis régulièrement regardée comme une bête sauvage lorsque j'annonce cela. Pourtant les deux ne sont pas incompatibles et je me rends compte que beaucoup de personne qui ont fait des études scientifiques ne s'intéressent pas à la culture et encore moins à la réflexion qui doit l'accompagner.

Oui Kalista tu as raison. L'être humain ne veut pas prendre conscience de sa finitude. Y a qu'à voir le culte de la jeunesse. Entre les crèmes raffermissantes, anti-rides et la chirurgie esthétique, mais aussi la recherche scientifique pour prolonger la vie, l'être humain ne veut pas vieillir et ne veut pas mourir, pourtant on naît pour mourir.
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Re: Bonjour

le Sam 12 Mai 2012 - 16:31
mamzelael a écrit:il faudrait qu'on éduque mieux nos jeunes générations en leur enseignant la culture mais aussi en les poussant à la réflexion.
Amen !
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme, comme disait l'autre. C'est bien beau un type qui a engrangé les connaissances, s'il ne sait pas s'en servir, ni prendre du recul, ni remettre en cause ses connaissances, autant construire un robot.

mamzelael a écrit:Par exemple il y a un clivage entre science et littérature, comme si on ne pouvait pas être les deux à la fois. Par exemple, je suis diplômée en science et j'ai repris mes études de philosophie et lettre moderne.
Mon rêve ! Mais j'ai bien trop de boulot pour reprendre mes études...

mamzelael a écrit:Je suis régulièrement regardée comme une bête sauvage lorsque j'annonce cela. Pourtant les deux ne sont pas incompatibles et je me rends compte que beaucoup de personne qui ont fait des études scientifiques ne s'intéressent pas à la culture et encore moins à la réflexion qui doit l'accompagner.
Je confirme. J'ai même l'impression que c'est encore plus marqué chez les jeunes générations. Les jeunes scientifiques ne veulent pas être "emmerdés" avec des matières qui, selon eux, ne servent à rien. Les littéraires font très peu de sciences, pourquoi les scientifiques feraient-ils de la philosophie ? Pourquoi feraient-ils attention à la grammaire ?
Quand je parle de mon intérêt pour la littérature, ou pour l'Histoire (toutes proportions gardées, c'est pas parce que j'ai lu quelques pages Wikipédia qu'il y a de quoi la ramener), mes collègues scientifiques sont tout étonnés (voire moqueurs, quand on tombe sur un nid de cons). Je crois que certains sont rebutés par l'aspect snob que peut prendre l'enseignement littéraire lorsqu'il est mal exercé ; il est regrettable qu'on se tape tout au long de la scolarité des textes complexes et loin des préoccupations des jeunes gens sans jamais, ou presque, avoir d'exemples d'utilisation de ces notions au quotidien. Mais tout de même, c'est pas une excuse.
Notre époque privilégie la spécialisation, qui serait gage de performance. Ca plait aux gens, qui peuvent se déclarer experts dans un domaine et en tirer une fierté, plutôt que d'avoir des notions dans divers domaines sans avoir l'impression d'en maîtriser aucun. Au boulot, on est ZE spécialiste de SON domaine, on a un territoire sur lequel on peut veiller jalousement. Ca prend des proportions débiles. La spécialisation peut être utile dans certains cas, mais c'est loin d'être la panacée.

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Re: Bonjour

le Dim 13 Mai 2012 - 10:28
Kalista a écrit:

Je confirme. J'ai même l'impression que c'est encore plus marqué chez les jeunes générations. Les jeunes scientifiques ne veulent pas être "emmerdés" avec des matières qui, selon eux, ne servent à rien. Les littéraires font très peu de sciences, pourquoi les scientifiques feraient-ils de la philosophie ? Pourquoi feraient-ils attention à la grammaire ?


Rooh m'en parle pas! Là actuellement j'ai un CDD dans un labo de recherche médicale (public) et dans le labo où je bosse y a une petite stagiaire de master (elle a 24 ans je crois). Nous avons une radio et comme j'en avais raz-le-bol de la dance/rap et que je n'arrivais pas à trouver OuiFM, un vendredi matin alors que je suis arrivée la première, j'ai mis la radio sur France Culture, il y a de très bonnes émissions et cela me permettait d'écouter les émissions sans perdre de temps à les écouter en podcast chez moi. J'ai prévenu la miss que j'avais mis France Culture et je lui ai demandé si ça la dérangeait. Elle m'avait dit que non. A priori elle a écouté puisqu'elle a même fait des remarques sur certaines choses qui la surprenaient et je lui ai expliqué quelques trucs. Mais le lundi suivant, lorsque je suis arrivée au labo (après elle cette fois) elle avait changé la station et remis NRJ Evil or Very Mad Et oui les émissions culturelles à porté philosophique n'intéressent pas nos jeunes scientifiques. Et après ce sont ces jeunes là qui se plaignent de ne pas être payés en stage parce qu'ils ont signé une convention qui n'en est pas une (ils signent n'importe quoi, sans se renseigner avant et mesurer les conséquences de leurs actes) et qui après demandent comment faire pour pouvoir être payé. Ils ne connaissent pas les lois et s'en foutent mais dès qu'ils ont un problème c'est "mais c'est dégueulasse" ou "ah ben je ne savais pas". Heureusement ils ne sont pas tous comme ça, mais force est de constater qu'il s'agit là d'une majorité (c'est un comportement que j'ai déjà rencontré plusieurs fois dans d'autres entreprises).

Kalista a écrit:Notre époque privilégie la spécialisation, qui serait gage de performance. Ca plait aux gens, qui peuvent se déclarer experts dans un domaine et en tirer une fierté, plutôt que d'avoir des notions dans divers domaines sans avoir l'impression d'en maîtriser aucun. Au boulot, on est ZE spécialiste de SON domaine, on a un territoire sur lequel on peut veiller jalousement. Ca prend des proportions débiles. La spécialisation peut être utile dans certains cas, mais c'est loin d'être la panacée.

Tout à fait d'accord avec toi. Ce qu'ils ne comprennent pas c'est qu'on peut être spécialiste dans un domaine et s'intéresser à d'autre, parfois on y trouve même des interactions intéressantes. Je me rends compte que la plus part des scientifiques sont très obtus et peu tolérants, ils pensent détenir la connaissance suprême jusqu'au jour où leur découverte si fabuleuse est remise en question par une nouvelle découverte ou un cas qui ne répond pas à cette loi. Ceci vaut, comme tu le dis, encore plus pour les jeunes générations. La fois où j'ai pu avoir des discussions extraordinaires avec des scientifiques (médecin, biologiste ou chimiste) ils avaient entre 50 et 60 ans, ils étaient spécialistes dans leur domaine mais avaient élargit leur champs d'exploration et s'intéressaient à d'autre choses comme la réflexion sur le monde, la vie, la politique etc.

Comment ne pas s'intéresser au science lorsqu'on fait de la philo? Par exemple lorsqu'on étudie les concepts d'âme et de corps sur un point de vue philosophique on en vient à forcément s'intéresser au science cognitive et neuroscience. Réfléchir sur l'être humain ou l'être en général c'est aussi s'intéresser à son fonctionnement. Les sciences et la philosophie ne sont pas deux domaines séparés ils sont deux domaines complémentaires. Là où s'arrête la science commence la philosophie. C'est l'arbre de Descartes.

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Re: Bonjour

le Dim 13 Mai 2012 - 11:08
Je suis d'accord avec vous sur l'absurdité de ces séparations disciplinaires. Historiquement elle est quand même assez récente (Descartes qu'on classe aujourd'hui comme philosophe était tout autant physicien, et Newton tout autant philosophe). Pour continuer sur l'opposition philo-sciences, le résultat est souvent que ceux qui sont du côté de la philo raisonnent sur des paradigmes qui sont scientifiquement dépassés, ou alors ils/elles sont très approximatif, et du côtés des scientifiques qu'ils n'ont pas toujours de recul sur ce qu'ils font (je pense en particulier à toutes les questions d'éthique que peuvent soulever les progrès scientifiques).
Evidemment étant donné l'état actuel des savoir tout le monde ne peut pas tout étudier sur le même plan, mais il y a besoin de transversalité. On devrait plus être occupés par un sujet d'étude et utiliser toutes les disciplines que cela nécessite plutôt que s'enfermer dans une discipline.
Et par ailleurs, si nous avons sur ce forum pas mal de femmes scientifiques, c'est une chance, parce qu'en moyenne elles sont quand même beaucoup plus rare. Il n'y a pas seulement un découpage disciplinaire mais aussi une répartition genrée dans les filières qui est largement due à la division sexuelle du travail dans le société, à l'éducation genrée etc. les filles vont beaucoup plus dans les filières littéraire et par en soutenant cette thèse absurde de cerveaux différents hommes-femmes, on voit bien que c'est le produit d'une socialisation différenciée.
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Re: Bonjour

le Dim 13 Mai 2012 - 12:28
Je ne suis pas d'accord avec toi TDF. Il y a beaucoup de femme dans les sciences, mais cela dépend de quelles sciences et à quel niveau.

Par exemple, en chimie il y a plus de femme que d'homme, mais au niveau technicien (nieavu bac à bac+3), et aussi plus dans la partie analytique. En revanche, dès qu'on regarde côté recherche et Bac+ 5 voir +8, il y a une prédominance masculine.

De plus en math on trouve plus d'homme que de femme. En bio c'est partagé, en école d'infirmière c'est encore une majorité de femme. Oui les stérétypes perdurent.

Le magazine marianne avait sorti un article intéressant au sujet de la réussit scolaire ( http://www.marianne2.fr/Pourquoi-les-filles-sont-elles-toujours-premieres-de-la-classe-et-jamais-chefs-d-entreprise_a196867.html) cet article est aujourd'hui en archive et si on n'est pas abonné marianne on n'y a pas accès. Mais il expliquait le fait que les filles réussissaient mieux en classe mais que le système les empêchait d'aller en 3ème cycle. Il y avait souvent l'envie de fonder une famille qui les faisait reculer dans l'envie de faire des études longues de plus les profs ne notent pas de la même façon les filles et les garçons. Certains profs témoignaient qu'à devoir égal le garçon allait prendre 12/20 et la fille 16/20 car lui pouvait faire mieux, alors que pour elle, c'était déjà bien d'avoir fait ça! C'est édifiant! De plus ils expliquaient que par ce comportement on poussait plus les garçons que les filles à ce surpasser. Ce qui est encore plus horrible c'est qu'il était dit que les parents ne voulaient pas faire trop de dépenses pour les études filles mais étaient prêts à engager de grosses sommes pour les études des garçons!
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Re: Bonjour

le Dim 13 Mai 2012 - 12:36
La répartition en filière est pas le seul critère c'est sur, il y a la longueur des études, il a les différentes matières au sein même des sciences etc. Mais si on prend juste la répartition dans les filières au lycée c'est quand même assez frappant.
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Re: Bonjour

le Dim 13 Mai 2012 - 15:15
mamzelael a écrit:La fois où j'ai pu avoir des discussions extraordinaires avec des scientifiques (médecin, biologiste ou chimiste) ils avaient entre 50 et 60 ans, ils étaient spécialistes dans leur domaine mais avaient élargit leur champs d'exploration et s'intéressaient à d'autre choses comme la réflexion sur le monde, la vie, la politique etc.
Oué, toupareil. Je suis arrivée en septembre dans un nouveau labo. Ca se passe super bien. Mais à chaque fois que j'ai des discussions sur la littérature, l'histoire, la socio... C'est avec des "anciens". Les jeunes nous regardent avec des yeux ronds comme des billes.

mamzelael a écrit:Là où s'arrête la science commence la philosophie. C'est l'arbre de Descartes.
Tiens, ça me fait penser à un truc. La prof de français de l'IUT où j'interviens m'a dit une fois qu'elle hallucinait de voir que les étudiants ne connaissaient pas la différence entre science, physique, physique appliquée et technologie. Et j'ai rien pu dire, parce que j'aurais bien du mal à définir les limites de ces domaines moi-même.
On divise les disciplines histoire de pouvoir faire des cours ciblés, mais sans jamais expliquer où sont les limites ni ce que signifient les noms donnés aux disciplines. Ils en viennent même à confondre expérience et simulation, sans avoir la moindre idée de ce qu'est un modèle. Ils naviguent dans un flou total. Les disciplines sont cloisonnées non pas par leur contenu mais par le nom du prof et leur horaire, ils ne font pas le lien entre deux disciplines ("Mais Madame, on est en élec, pas en maths, on ne veut pas faire ce type de calculs !")...

Trompes De Fallope a écrit:La répartition en filière est pas le seul critère c'est sur, il y a la longueur des études, il a les différentes matières au sein même des sciences etc. Mais si on prend juste la répartition dans les filières au lycée c'est quand même assez frappant.
Oui. Je viens de retrouver ça : http://media.education.gouv.fr/file/2009/33/6/F_&_G_sur_le_chemin_de_l_egalite_2009_web_45336.pdf
C'est pas vraiment une opposition scientifique/littéraire que j'en retiens, mais une opposition de genre, simplement. Les métiers "féminins" sont les métiers où on prend soin des autres, les métiers "masculins" permettent de construire, créer, inventer.

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Re: Bonjour

le Mar 15 Mai 2012 - 10:46
Noune.Ka a écrit:Dans le cadre d une vague discussion sur le porno sur un forum,je poste un jour la photo de cette fille parce que je la trouve très belle :

Précision pour les intéressées : Maria Beatty, Apocalyptic Cowgirls. Très bon porno (je trouve).
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Re: Bonjour

le Mar 15 Mai 2012 - 13:22
mamzelael a écrit:Par exemple, en chimie il y a plus de femme que d'homme, mais au niveau technicien (nieavu bac à bac+3), et aussi plus dans la partie analytique. En revanche, dès qu'on regarde côté recherche et Bac+ 5 voir +8, il y a une prédominance masculine.
Je suis étudiante en chimie et ce n'est pas du tout le constat que je fais. J'ai toujours eu au moins 60% de filles dans mes promos, aussi bien en prépa, en école d'ingénieur qu'en fac. Dans le labo où je suis en stage actuellement, il'y a deux thésardEs, unE ingénieurE de recherche, unE stagiaire de M2 et un stagiaire d'IUT. Bon, j'avoue, le directeur de recherches est un homme, mais il est aussi bien plus âgé que nous. (L'autre labo me semble plus mixte, mais je ne pourrais pas dire qui fait quoi.)

Mais à chaque fois que j'ai des discussions sur la littérature, l'histoire, la socio... C'est avec des "anciens". Les jeunes nous regardent avec des yeux ronds comme des billes.
Heu, vous savez, se cultiver, ça prend du temps. Idea Je doute que les "anciens" aient pu avoir ce types de discussion il'y a 30 ou 40 ans et ce n'est apparemment pas par manque d’intérêt.
Personnellement, j'adorerai passer plein de temps dans des expos, des musées. Je me passionne pour l'histoire, l'histoire de l'art, la littérature ... j'aime particulièrement les monuments et l'histoire des villes. Mais mes études me bouffent un temps fou ! Moi qui au lycée dévorais trois livres par semaine, je peine à en terminer un par mois dorénavant. Crying or Very sad
Après je ne nie pas le phénomène "génération-télé et internet", mais laissez nous au moins le temps d'arriver à ces âges canoniques ... Rolling Eyes
Et puis les mangas, la musique, le ciné ... c'est aussi de la culture. Idea

Concernant le cloisonnement des disciplines, une fois de plus je ne reconnais pas du tout mon expérience personnelle. Enfin, peut-être en première voire deuxième année d'études, mais pas après.
Je suis actuellement en stage en chimie organique/biochimie, bah heureusement que j'ai pas séché les cours d'analytique, de thermodynamique et de cinétique parce que je serai bien dans la m**** ! Laughing

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Re: Bonjour

le Mar 15 Mai 2012 - 17:21
Usagi a écrit:Je suis étudiante en chimie et ce n'est pas du tout le constat que je fais. J'ai toujours eu au moins 60% de filles dans mes promos, aussi bien en prépa, en école d'ingénieur qu'en fac. Dans le labo où je suis en stage actuellement, il'y a deux thésardEs, unE ingénieurE de recherche, unE stagiaire de M2 et un stagiaire d'IUT. Bon, j'avoue, le directeur de recherches est un homme, mais il est aussi bien plus âgé que nous. (L'autre labo me semble plus mixte, mais je ne pourrais pas dire qui fait quoi.)
Et c'est du 60-40 pour toutes les classes d'âge ? Ou c'est seulement chez les jeunes ?
Je demande ça parce que je sens que la féminisation de certains domaines scientifiques, dont la chimie fait partie, est assez récente.

Usagi a écrit:
Mais à chaque fois que j'ai des discussions sur la littérature, l'histoire, la socio... C'est avec des "anciens". Les jeunes nous regardent avec des yeux ronds comme des billes.
Heu, vous savez, se cultiver, ça prend du temps. Idea Je doute que les "anciens" aient pu avoir ce types de discussion il'y a 30 ou 40 ans et ce n'est apparemment pas par manque d’intérêt.
Personnellement, j'adorerai passer plein de temps dans des expos, des musées. Je me passionne pour l'histoire, l'histoire de l'art, la littérature ... j'aime particulièrement les monuments et l'histoire des villes. Mais mes études me bouffent un temps fou ! Moi qui au lycée dévorais trois livres par semaine, je peine à en terminer un par mois dorénavant. Crying or Very sad
Après je ne nie pas le phénomène "génération-télé et internet", mais laissez nous au moins le temps d'arriver à ces âges canoniques ... Rolling Eyes
Et puis les mangas, la musique, le ciné ... c'est aussi de la culture. Idea
Chuis une "ancienne" d'un "âge canonique", moi ? Shocked
Je précise : quand je parle de tout ça avec des personnes de mon âge (25-35 ans) et des plus anciens (40-60 ans), les anciens kiffent, ceux de mon âge hallucinent. Evidemment, je discute avec humilité et les "anciens" m'apprennent plein de choses. Les jeunes de 30 ans autour de moi ne comprennent même pas qu'on puisse aborder ces sujets. Ce n'est pas qu'ils n'ont pas le temps : j'en ai connu qui l'avaient pris. C'est qu'ils s'en foutent.

Usagi a écrit:Concernant le cloisonnement des disciplines, une fois de plus je ne reconnais pas du tout mon expérience personnelle. Enfin, peut-être en première voire deuxième année d'études, mais pas après.
Je suis actuellement en stage en chimie organique/biochimie, bah heureusement que j'ai pas séché les cours d'analytique, de thermodynamique et de cinétique parce que je serai bien dans la m**** ! Laughing
Mais tout ça reste de la chimie ! Ca ne sort pas de la discipline.
C'est comme si je disais que les étudiants en électronique font à la fois de l'analogique et de numérique... Ceux qui font l'impasse sur l'un ou l'autre se plantent forcément.
Mais tu connais beaucoup d'étudiants en chimie qui s'intéressent à la littérature, à la poésie ou au théâtre ? C'est plutôt d'un cloisonnement entre L et S qu'on parle.

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Re: Bonjour

le Mar 15 Mai 2012 - 22:17
Kalista a écrit:

Usagi a écrit:
Mais à chaque fois que j'ai des discussions sur la littérature, l'histoire, la socio... C'est avec des "anciens". Les jeunes nous regardent avec des yeux ronds comme des billes.
Heu, vous savez, se cultiver, ça prend du temps. Idea Je doute que les "anciens" aient pu avoir ce types de discussion il'y a 30 ou 40 ans et ce n'est apparemment pas par manque d’intérêt.
Personnellement, j'adorerai passer plein de temps dans des expos, des musées. Je me passionne pour l'histoire, l'histoire de l'art, la littérature ... j'aime particulièrement les monuments et l'histoire des villes. Mais mes études me bouffent un temps fou ! Moi qui au lycée dévorais trois livres par semaine, je peine à en terminer un par mois dorénavant. Crying or Very sad
Après je ne nie pas le phénomène "génération-télé et internet", mais laissez nous au moins le temps d'arriver à ces âges canoniques ... Rolling Eyes
Et puis les mangas, la musique, le ciné ... c'est aussi de la culture. Idea
Chuis une "ancienne" d'un "âge canonique", moi ? Shocked
Je précise : quand je parle de tout ça avec des personnes de mon âge (25-35 ans) et des plus anciens (40-60 ans), les anciens kiffent, ceux de mon âge hallucinent. Évidemment, je discute avec humilité et les "anciens" m'apprennent plein de choses. Les jeunes de 30 ans autour de moi ne comprennent même pas qu'on puisse aborder ces sujets. Ce n'est pas qu'ils n'ont pas le temps : j'en ai connu qui l'avaient pris. C'est qu'ils s'en foutent.

Je plussoie! Je suis de l'âge de Kalista et comme elle, j'ai du mal à parler littérature, théâtre (vrai théâtre et non café théâtre), et encore moins philos avec les gens de ma génération. Au mieux ils écoutent gentiment et changent de sujet dès qu'une ouverture est possible, au pire ils me disent carrément qu'ils s'en foutent et que tout ça ne sert à rien. Dans mon dernier emploi, j'ai annoncé que j'avais repris des études de philos à un chercheur chimiste (de 34 ans) qui m'a regardé avec des yeux touts ronds de poisson rouge et m'a dit "Philo! Alors là! Pourquoi philo, ça n'a rien à voir avec la chimie! Moi j'ai pris 3 au bac!" Lui prend son pied en parlant de méthoxylation, moi je prends le mien à me demandant si l'âme et le corps sont deux entités distinctes. Et pourtant je m'éclate aussi lorsque je développe de nouvelles méthodes d'analyses ou que je mets mes mains dans l'ICP-MS pour le réparer.

En tout cas j'ai beau avoir 30 piges, je me rends tous les jours compte que je manque encore de culture à ce niveau là, mais ça ne m'empêche pas de tenir une conversation sur ces sujets dit littéraires et d'apprendre des personnes avec qui je discute. Comme tu le dis Usagi, les mangas, le ciné... font aussi parti de la culture mais d'un pour être cultivé il faut s'intéresser à tout et de deux, si tu veux comprendre un film(je parle d'un bon film), il faut déjà connaître certaines choses niveaux des mythes et littératures voir même de l'art. J'ai pris un socle de lettre moderne, histoire de l'art et lettre classique dans ma licence de philo et je me rends bien compte que ces choses là sont essentielles pour comprendre et mener à bien une réflexion poussée.

Quant au problème de mixité, lors de mon BTS nous étions une majorité de fille. Lors de ma licence, nous étions une minorité de fille. Et tous les labos où je suis passée pour le moment sont dirigés par des hommes entre 35 et 60 ans, sauf un (j'ai fait, stages compris 6 labos soit 83,3% des labos dans lesquels j'ai bossé sont dirigés par des hommes). Quand au domaine infirmier j'ai une amie en école d'infirmière et y a dans sa promo un seul mec (sur plus d'une trentaine d'élèves)

Mais comme le dit Kalista, nous parlions avant tout de clivage science/Lettre.

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Re: Bonjour

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