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Aëlloon
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Tribune sur la soit-disant "liberté d'importuner"

le Ven 12 Jan 2018 - 21:07
Réputation du message : 100% (1 vote)
Je tombe des nues en entendant parler de la tribune sur la soit-disant "liberté d'importuner" signée par cent femmes, parmi lesquelles Nadine Morano, Christine Boutin et... Catherine Deneuve !!!

Alors autant les deux premières je ne suis pas franchement étonnée, autant Catherine Deneuve je ne comprends pas...

La liberté d'aborder oui, la liberté d'importuner, non.

Importuner c'est par définition commettre un abus qui empiète sur la liberté de l'autre, c'est simple.

Et aborder quelqu'un-e, ça implique la responsabilité de son propre comportement, donc en particulier respecter le refus et le rejet auxquels on s'expose dans ce genre de situations.

Donc on peut aborder mais on doit respecter le refus voire le rejet d'autrui en n'insistant pas (toujours hyper simple).

La non-insistance doit devenir la règle, et devrait toujours l'être au niveau légal en particulier (lois inexistantes/mal appliquées).

Je ne comprends pas comment on peut avoir l'indécence de cracher sur le mouvement #metoo.


Dernière édition par Aëlloon le Sam 13 Jan 2018 - 15:25, édité 1 fois

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Nokinhei
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Re: Tribune sur la soit-disant "liberté d'importuner"

le Sam 13 Jan 2018 - 12:30
De toute façon ça fait un petit moment déja que l'ont sait que Deneuve elle est complètement à la masse
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Aëlloon
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Re: Tribune sur la soit-disant "liberté d'importuner"

le Sam 13 Jan 2018 - 15:36
Ah ? Je dois probablement sortir de ma grotte.

Néanmoins, si toutefois ceci intéresse quelqu'une, voici le lien de la boîte de Pandore(eeeeeuuuuuuuhhhh... non, peut-être plus le non-débat de ce début d'année) (et encore, c'est lui faire trop d'honneurs),

et une réponse qui lui a été faite ici, par exemple, ou encore ici et ici.

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Tortue
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Re: Tribune sur la soit-disant "liberté d'importuner"

le Dim 14 Jan 2018 - 18:21
l'article complet est payant, y'a personne qui l'a et peut le publier entièrement ?

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michekhen
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texte complet de la tribune

le Lun 15 Jan 2018 - 11:44
Attention, prévoir le sac à vomis...

« Nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle »
TRIBUNE
PAR COLLECTIF

Dans une tribune au « Monde », un collectif de 100 femmes, parmi lesquelles Catherine Millet, Joëlle Losfeld, Ingrid Caven et Catherine Deneuve, affirme son rejet du « puritanisme » apparu avec l’affaire Weinstein et d’un certain féminisme qui exprime une « haine des hommes ».

Temps de lecture : 5 min
Tribune. Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste.

A la suite de l’affaire Weinstein a eu lieu une légitime prise de conscience des violences sexuelles exercées sur les femmes, notamment dans le cadre professionnel, où certains hommes abusent de leur pouvoir. Elle était nécessaire. Mais cette libération de la parole se retourne aujourd’hui en son contraire : on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche, et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices !

Or c’est là le propre du puritanisme que d’emprunter, au nom d’un prétendu bien général, les arguments de la protection des femmes et de leur émancipation pour mieux les enchaîner à un statut d’éternelles victimes, de pauvres petites choses sous l’emprise de phallocrates démons, comme au bon vieux temps de la sorcellerie.

Délations et mises en accusation
De fait, #metoo a entraîné dans la presse et sur les réseaux sociaux une campagne de délations et de mises en accusation publiques d’individus qui, sans qu’on leur laisse la possibilité ni de répondre ni de se défendre, ont été mis exactement sur le même plan que des agresseurs sexuels. Cette justice expéditive a déjà ses victimes, des hommes sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, etc., alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses « intimes » lors d’un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l’attirance n’était pas réciproque.

Cette fièvre à envoyer les « porcs » à l’abattoir, loin d’aider les femmes à s’autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires et de ceux qui estiment, au nom d’une conception substantielle du bien et de la morale victorienne qui va avec, que les femmes sont des êtres « à part », des enfants à visage d’adulte, réclamant d’être protégées.

En face, les hommes sont sommés de battre leur coulpe et de dénicher, au fin fond de leur conscience rétrospective, un « comportement déplacé » qu’ils auraient pu avoir voici dix, vingt ou trente ans, et dont ils devraient se repentir. La confession publique, l’incursion de procureurs autoproclamés dans la sphère privée, voilà qui installe comme un climat de société totalitaire.
La vague purificatoire ne semble connaître aucune limite. Là, on censure un nu d’Egon Schiele sur une affiche ; ici, on appelle au retrait d’un tableau de Balthus d’un musée au motif qu’il serait une apologie de la pédophilie ; dans la confusion de l’homme et de l’œuvre, on demande l’interdiction de la rétrospective Roman Polanski à la Cinémathèque et on obtient le report de celle consacrée à Jean-Claude Brisseau. Une universitaire juge le film Blow-Up, de Michelangelo Antonioni, « misogyne » et « inacceptable ». A la lumière de ce révisionnisme, John Ford (La Prisonnière du désert) et même Nicolas Poussin (L’Enlèvement des Sabines) n’en mènent pas large.

Déjà, des éditeurs ­demandent à certaines d’entre nous de rendre nos personnages masculins moins « sexistes », de parler de sexualité et d’amour avec moins de démesure ou encore de faire en sorte que les « traumatismes subis par les personnages féminins » soient rendus plus évidents ! Au bord du ridicule, un projet de loi en Suède veut imposer un consentement explicitement notifié à tout candidat à un rapport sexuel ! Encore un effort et deux adultes qui auront envie de coucher ensemble devront au préalable cocher via une « appli » de leur téléphone un document dans lequel les pratiques qu’ils acceptent et celles qu’ils refusent seront dûment listées.

Indispensable liberté d’offenser
Le philosophe Ruwen Ogien défendait une liberté d’offenser indispensable à la création artistique. De même, nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle. Nous sommes aujourd’hui suffisamment averties pour admettre que la pulsion sexuelle est par nature offensive et sauvage, mais nous sommes aussi suffisamment clairvoyantes pour ne pas confondre drague maladroite et agression sexuelle.

Surtout, nous sommes conscientes que la personne humaine n’est pas monolithe : une femme peut, dans la même journée, diriger une équipe professionnelle et jouir d’être l’objet sexuel d’un homme, sans être une « salope » ni une vile complice du patriarcat. Elle peut veiller à ce que son salaire soit égal à celui d’un homme, mais ne pas se sentir traumatisée à jamais par un frotteur dans le métro, même si cela est considéré comme un délit. Elle peut même l’envisager comme l’expression d’une grande misère sexuelle, voire comme un non-événement.

En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité. Nous pensons que la liberté de dire non à une proposition sexuelle ne va pas sans la liberté d’importuner. Et nous considérons qu’il faut savoir répondre à cette liberté d’importuner autrement qu’en s’enfermant dans le rôle de la proie.

Pour celles d’entre nous qui ont choisi d’avoir des enfants, nous estimons qu’il est plus judicieux d’élever nos filles de sorte qu’elles soient suffisamment informées et conscientes pour pouvoir vivre pleinement leur vie sans se laisser intimider ni culpabiliser.

Les accidents qui peuvent toucher le corps d’une femme n’atteignent pas nécessairement sa dignité et ne doivent pas, si durs soient-ils parfois, nécessairement faire d’elle une victime perpétuelle. Car nous ne sommes pas réductibles à notre corps. Notre liberté intérieure est inviolable. Et cette liberté que nous chérissons ne va pas sans risques ni sans responsabilités.

Les rédactrices de ce texte sont : Sarah Chiche (écrivaine, psychologue clinicienne et psychanalyste), Catherine Millet (critique d’art, écrivaine), Catherine Robbe-Grillet (comédienne et écrivaine), Peggy Sastre (auteure, journaliste et traductrice), Abnousse Shalmani (écrivaine et journaliste).

Adhèrent également à cette tribune : Kathy Alliou (curatrice), Marie-Laure Bernadac (conservateur général honoraire), Stéphanie Blake (auteure de livres pour enfants), Ingrid Caven (actrice et chanteuse), Catherine Deneuve (actrice), Gloria Friedmann (artiste plasticienne), Cécile Guilbert (écrivain), Brigitte Jaques-Wajeman (metteuse en scène), Claudine Junien (généticienne), Brigitte Lahaie (actrice et présentatrice radio), Nathalie Léger (écrivaine et directrice générale de l’Institut mémoires de l’édition contemporaine), Elisabeth Lévy (directrice de la rédaction de Causeur), Joëlle Losfeld (éditrice), Sophie de Menthon (présidente du mouvement ETHIC), Marie Sellier (auteure, présidente de la Société des gens de lettres).
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Re: Tribune sur la soit-disant "liberté d'importuner"

le Lun 15 Jan 2018 - 13:01
en fait je me demandais par rapport à cette tribune: vous pensez que ce sont des femmes qui d'elles-mêmes ont décidé de se réunir pour écrire cette tribune? J'ai quand même difficile à croire cela.Vous savez qui est à l'origine de cette tribune?
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Iridacea
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Re: Tribune sur la soit-disant "liberté d'importuner"

le Lun 15 Jan 2018 - 14:54
Réputation du message : 100% (2 votes)
J'imagine que les personnes à l'origine de la tribune sont celles créditées en tant que rédactrices. Peggy Sastre, notamment, est connue pour son anti-féminisme déguisé sous un féminisme psycho-évolutioniste (elle a écrit un livre La domination masculine n'existe pas).

Pour moi, ce n'est pas étonnant de voir des femmes écrire un brûlot anti-féministe : c'est la stratégie des femmes de droite telle que décrite par Dworkin dans son livre éponyme. En gros, ces femmes décident de soutenir la classe des hommes contre les femmes (bien qu'elles pâtissent elles-même de la domination masculine) dans l'espoir que cette allégeance les protège de la violence masculine ou leur permettent d'avancer dans leur carrière.

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Tortue
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Re: Tribune sur la soit-disant "liberté d'importuner"

le Mer 17 Jan 2018 - 12:13
Wa c'est plutot flippant comme délire...
pour celles qui connaisset pas les femmes de droite de Dworkin il y a un tipoc la dessus sur le forum.

edit: et merci pour la publication de l'article complet !

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Re: Tribune sur la soit-disant "liberté d'importuner"

le Mer 17 Jan 2018 - 20:34
oui, c'est assez solide comme texte, c'est vraiment à vomir. Mais il y a une pétition pour contrer la tribune . Elle peut être signée là:

https://www.mesopinions.com/petition/politique/liberte-etre-importunee/38064
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Aëlloon
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Re: Tribune sur la soit-disant "liberté d'importuner"

le Ven 19 Jan 2018 - 21:07
Merci pour le lien de la pétition, j'y cours !

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Hécate
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Re: Tribune sur la soit-disant "liberté d'importuner"

le Ven 9 Fév 2018 - 18:00
Coucou tout le monde,

Je viens de lire la triste tribune sur la "liberté d'importuner"... Quand on connaît la réalité de la violence faite aux femmes ne serait-ce qu'en Europe (et je ne parle pas du reste du monde) cela ne peut que faire peur.
L'argumentation est vaseuse, encore un discours qui banalise et minimise les agressions sexuelles. @Iridacea, pour la référence à l'analyse de Dworkin, je suis d'accord, on est vraiment en plein dans les femmes de droite.
C'est devenu banal, c'est comme les diatribes d'Eugénie Bastié contre l'avortement...
Continuons à nous battre sans relâche, il y aura toujours des femmes pour aller défendre les hommes en espérant leur protection, c'est leur éternelle naïveté. La seule solution c'est la lutte féministe. Courage à toutes, je crois qu'il faut savoir démonter ce genre de discours, mais sans y prêter plus d'attention qu'il n'en mérite. Du temps des suffragettes, quand les militantes féministes qui se battaient pour le droit de vote faisaient la grève de la faim, elles étaient torturées, gavées dans les prisons anglaises, les matonnes qui aidaient à la torture étaient des femmes. Ce genre de comportement de soumission est vieux comme le monde, avançons et battons-nous.

Courage à toutes.
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Aëlloon
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Re: Tribune sur la soit-disant "liberté d'importuner"

le Sam 3 Mar 2018 - 19:29
@Iridacea et @Christine De Pisan : Entièrement d'accord sur l'analyse, ce sont bien des saloperies de femmes de droite.

De bons chienchiens bien dressés, des esclaves qui revendiquent leurs chaînes (" Ô Maître, oui frappe moi encore ").

(Encore une insulte faite au BDSM SSC *oui c'est nul comme blague mais j'ai pas pu résister*).

(SSC: Safe Sain et Consensuel donc le contraire de la mentalité des femmes de droite, quoi).

A quand une tribune qui revendique la liberté de se faire violer ?

Parce que c'est ça, en fait, ni plus ni moins ! *retourne au vomitorium*


Dernière édition par Iridacea le Sam 21 Avr 2018 - 19:24, édité 1 fois (Raison : correction du tag)

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Re: Tribune sur la soit-disant "liberté d'importuner"

le Sam 21 Avr 2018 - 19:28
Si ces femmes sont évidemment nos ennemies politiques, je ne suis pas vraiment d'accord avec l'idée de les insulter… Après tout, l'aliénation, nous la vivons toutes, à des degrés divers : que ces dernières luttent de façon évidente contre l'intérêt des femmes en tant que classe ne veut pas dire que nous autres féministes n'agissions pas contre nous intérêts d'une façon ou d'une autre (ne serait-ce qu'en nous maintenant dans le couple hétérosexuel).

Bref, les combattre, oui, les insulter car aliénées, non.

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Christine Delphy a écrit:Aucun degré d’empathie ne peut remplacer l’expérience. Compatir n’est pas pâtir.
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Re: Tribune sur la soit-disant "liberté d'importuner"

le Jeu 3 Mai 2018 - 22:44
(Je cherche désespérément l'article expliquant comment tagguer une personne avec pseudo à espaces, histoire de l'apprendre une bonne fois pour toutes).

Sinon: oui, t'as raison, mais elles me saoulent. Je me sens plus calme que l'autre jour, mais elles me filent toujours la gerbe, rien à faire.

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Nokinhei
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Re: Tribune sur la soit-disant "liberté d'importuner"

le Lun 11 Juin 2018 - 23:56
@Iridacea a écrit:ne serait-ce qu'en nous maintenant dans le couple hétérosexuel

Tu pourrais expliquer un peu plus cette phrase s'il te plaît?
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Hécate
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Re: Tribune sur la soit-disant "liberté d'importuner"

le Sam 7 Juil 2018 - 12:58
@Nokinhei Le couple hétéro est le premier lieu de toutes les violences physiques et sexuelles, le domicile "conjugal" est l'endroit le plus dangereux pour les femmes.
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Re: Tribune sur la soit-disant "liberté d'importuner"

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