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Femme racisée aux cycles supérieurs (académique)

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Femme racisée aux cycles supérieurs (académique)

Message par Black Swan le Dim 17 Juil 2016 - 19:02

Bonjour à toutes,

Je suis en dilemme. Je suis au Canada et je m'apprête à terminer mon diplome de 1er cycle dans un domaine lié aux sciences sociales. Je tiens à compléter au moins un diplome de 2e cycle (maitrise) voire même un doctorat (3e cycle). Le truc est que j'ai plusieurs ami(e)s qui ont fait des études de cycles supérieures dans l'optique d'enseigner ou de faire de la recherche et qui peinent énormément à se trouver un emploi. J'ai lu des articles et il semble que la situation soit un peu la même partout à travers l'Occident, nous produisons trop de doctorats pour le nombre de postes d'enseignants disponibles. Les femmes sont encore plus minoritaires parmi ceux qui réussisent à parvenir à leurs fins et les femmes racisées encore plus (je suis une femme racisée).

Je m'intéresse beaucoup au féminisme autochtone, au black feminism et au féminisme au sens large aussi. Or, je ne sais pas si c'est me tirer dans le pied que de me pencher sur ces sujets dans le cadre d'un mémoire de maitrise ou d'une thèse de doctorat.

Est-ce qu'il y a certaines d'entre vous qui sont rendues aux cycles supérieurs et qui ont des conseils pour moi? J'ai remporté pas mal de bourses et de distinctions jusqu'à présent mais rien ne me garanti que je parviendrai à mes objectifs. J'ai des amis doctorants qui me disaient connaitre des gens avec des parcours exceptionnels et qui en étaient à leurs huitième ou neuvième entrevue pour être professeur(e), sans succès.

Merci de m'avoir lue,

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Re: Femme racisée aux cycles supérieurs (académique)

Message par Araignée le Mar 19 Juil 2016 - 14:12

Je suis sans doute très mal placée pour donner des conseils à ce sujet (arrêt des études en première année de fac, je n'ai officiellement jamais travaillé...), mais ma façon de voir les choses, c'est qu'on n'a qu'une vie, et que les études n'ont pas pour unique but de s'ouvrir des voies professionnelles, mais aussi et peut-être même surtout, d'apprendre des choses sur des sujets qui nous intéressent.

Et puis vu les taux de chômage, quelques soient les diplômes ou l'absence de tout diplôme, le risque est grand pour tout le monde de ne pas trouver un travail qui nous plaît et nous correspond. Alors si j'étais à ta place (ce que je ne suis pas, et avec ma façon particulière de voir les choses), je profiterais de pouvoir étudier dans un domaine qui me plaît, d'acquérir des bourses pour pouvoir continuer. On ne sait jamais de quoi demain sera fait. Mais en attendant, tu acquiers des savoirs et tu fais travailler ton cerveau sur des sujets qui te sont chers. Et ça, ça vaut énormément quoi.

Personnellement, si j'avais les moyens psychiques et financiers de reprendre des études, j'étudierais la psychologie clinique. Et le fait de savoir que le nombre de personnes diplômées en psychologie clinique est beaucoup plus élevé que le nombre de places, et que du coup il y a tout plein de docteur-e-s en psycho qui n'ont pas d'emploi, ne change rien à mon désir. Parce que les années d’études, le savoir acquis, les réflexions qui en naissent, ont autant sinon plus de valeur que l'aboutissement professionnel. En d'autres termes, le chemin est aussi précieux et important que ce qu'il y a au bout. Parce que le chemin fait aussi partie de la vie, la vie présente, là, maintenant. La vie, ce n'est pas que le moment où on est installé-e avec un travail, une famille et une situation. (C'est d'ailleurs une réflexion qui s'étend plus loin que les seules années d'études : dans nos cultures, on a par exemple tendance à considérer les enfants comme des adultes en devenir, alors que ce sont avant tout des personnes, qui sont déjà en train de vivre, et ce qu'elles vivent n'ont pas moins de valeur que ce qu'elles vivront plus tard.)


Mais bon, tout ceci n'est que mon avis personnel, et bien évidemment, tu en fais ce que tu veux. Tu peux y puiser ce qui t'inspire, tu peux tout rejeter en bloc, tu peux me trouver inconséquente et inconsciente ou au contraire éclairée, je ne t'en tiendrai pas rigueur. Chacun-e mène sa vie comme elle/il le sent.

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Re: Femme racisée aux cycles supérieurs (académique)

Message par Iridacea le Mar 19 Juil 2016 - 14:37

Disons que dans les sciences sociales, sauf erreur de ma part, la plupart des possibilités d'emploi à l'issu d'un doctorat se trouvent à l'université. Et comme tu le dis, les places sont rares et être une femme racisée peut t'être défavorable.
Sur le choix du sujet, n'étant ni connaisseuse de la situation au Canada, ni au fait des tendances dans les sciences humaines, je ne saurais te conseiller.

Je pense qu'il faut déjà chercher à poser sur un papier tes objectifs à moyen terme. Tu veux faire de la recherche parce que cela t'intéresse, sur des sujets autour du féminisme et de l'antiracisme. Souhaites-tu enseigner à l'université ? Combien de chaires liées à tes centres d'intérêt existent-elles dans les zones où tu peux envisager de vivre ?

Ensuite, je suis théoriquement favorable à ce qu'exprime @Araignée (à savoir poursuivre ses études pour l'amour d'apprendre et pas pour le statut économique lié au diplôme), mais je comprends que tu souhaites pouvoir vivre de ta passion. Je te recommande de chercher quelles possibilités tu as au cas où au terme de ton doctorat, tu ne trouvais pas de poste : émigrer vers un autre pays ? Trouver un travail dans une filière proche, quoiqu'en dehors de l'université ?

Mets à plat toutes les possibilités sur un papier, ça t'aidera à prendre une décision.

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