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Tortue
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Salut

le Lun 29 Juin 2015 - 19:40
Salut je me présente
Je traine beaucoup sur ce forum ces dernier temps et il m'a beaucoup apris et aider a formuler des tas de choses a propos de mon passé et de ma vision du monde, merci a toutes, et surtout a celles qui posent les questions naives, mal posées, déja vue ou évidente.
J'ai 24 an et je suis nomade, j'ai eu longtemps un mal fou a décerner et exprimer mes émotions ce qui à conduit à l'impression de ne pas exister, et un semtiment d'solement et de solitude très fort,surtout au milieu des autres. L'analyse féminisme et anti-psy de mon passé m'aident à sortir de ça.
Mon projet actuellement et de faire un film d'animation sur la transformation d'un individu en objet (comme par hazard, mon individu est une fille...) mais 'est difficile de metre ça sous la forme d'un scénario surtout que je ne l'qi jamais fait par le passé et ça risque de prendre du temps. En tout cas la lecture de toutes vos expérience, questionement et critique me donnent un courrage et une force folle ! Merci !
Bisous a toutes !
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Taraka
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Re: Salut

le Lun 29 Juin 2015 - 20:27
Bienvenue Smile
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shun
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Re: Salut

le Mar 30 Juin 2015 - 9:50
Bonjour Tortue, j'ai un court métrage (réalisé par mon cousin), qui peut peut-être t'intéresser sur la transformation d'une femme en objet.

Je te mets le lien ci-dessous :

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Claire G.
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Re: Salut

le Mar 30 Juin 2015 - 11:03
Bienvenue à toi

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Lollipop
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Re: Salut

le Mar 30 Juin 2015 - 11:21
Bienvenue Smile
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Iridacea
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Re: Salut

le Mar 30 Juin 2015 - 13:21
Bienvenue ! Smile

Tortue a écrit: L'analyse féminisme et anti-psy de mon passé m'aident à sortir de ça.

Ce terme m'intrigue...

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Christine Delphy a écrit:Aucun degré d’empathie ne peut remplacer l’expérience. Compatir n’est pas pâtir.
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Tortue
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Re: Salut

le Mar 30 Juin 2015 - 17:29
Réputation du message : 100% (1 vote)
Merci pour le court métrage il est super (enfin non, mais si...) c'est impressionant ! Ce qui m'intrigue le plus c'est le coté technique de la réalisation, mais c'est un autre sujet...
Iridacea, anti-psy, antipsychiatrie : C'est considérER que la soit disant maladie mentale de quelqu'un découle en fait d'une "maladie sociale", et c'est chercher dans la société les causes de la maladie plutot qu'a l'intérieur de la personne, c'est donc aussi considérer que la psychiatrie, en s'interessant au personnes "malade" cache que c'est en réalité la société qui est malade, et ainsi la protège
Par exemple si un gosse ne supporte pas d'etre assis et de se taire toute la journée à l'école, il est hyperactif et on va le traiter. pour moi c'est juste abérant, et ça dévoile les normes de comportement que la société, l'état, le capitalisme et tutti tente d'imposer.

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Iridacea
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Re: Salut

le Mar 30 Juin 2015 - 18:57
Réputation du message : 100% (1 vote)
De ce tu en dis, j'en déduis que les maladies mentales n'existent que si la société décide qu'elles existent, i.e. qu'elles sont une création des dominants pour contrôler les masses en sanctionnant certains comportements indésirables.

Ce n'est pas que je sois complètement insensible à ce type d'analyse; je pense effectivement que la psychiatrie, et de façon plus large la médecine, est utilisée à des fins de contrôle social (homosexuel-le-s jusqu'aux années 80 en France, femmes beatniks dans les années 50, etc.). Mais déclarer que les maladies mentales ne sont que le produit de la société, voilà qui me semble à côté de la plaque, et niant franchement les malades psy.

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Araignée
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Re: Salut

le Mer 1 Juil 2015 - 2:48
Bienvenue Smile

Disons qu'une partie de la psychiatrie considère que les personnes malades le sont parce qu'elles ont un bug en tant qu'individus, et non parce que leur environnement (social, psychologique, politique) est malade. Ce n'est pas la façon de voir de tous les psychiatres.

Considérer que ce sont les sociétés qui créent les maladies psy ne signifie d'ailleurs pas que ces maladies n'existent pas, mais que toute société engendre de telles maladies, qui d'ailleurs diffèrent d'une société à l'autre : je vous mets au défi de trouver un-e anorexique en Afrique Sub-Saharienne, ou quelqu'un souffrant du koro en Europe...

Et d'ailleurs, l'anti-psychiatrie est un mouvement fondé et développé par... des psychiatres.

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Iridacea
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Re: Salut

le Mer 1 Juil 2015 - 11:13
@Araignée : je suis plutôt d'accord avec toi, le contexte social est un facteur important dans le déclenchement de certaines maladies mentales (le taux de dépression explose en Grèce depuis le début de la politique d'austérité, par exemple). Néanmoins, ce n'est pas le cas de toutes (la schizophrénie, de ce que j'en avais compris, est présente à des taux semblables dans différentes sociétés), et surtout, les dysfonctionnements physiologiques induits par ces maladies sont bien réels, même après suppression de la source du trauma.
Note que tu ne pas la même chose que @Tortue, qui semblait suggérer avec son exemple de l'hyperactivité que les maladies psy sont inventées à des fins de contrôle sociétal.

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Araignée
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Re: Salut

le Mer 1 Juil 2015 - 21:17
Réputation du message : 100% (1 vote)
L'hyperactivité est apparue dans le DSM au moment où un labo a inventé la Ritaline. Elle n'a donc pas été inventée à des fin de contrôle social, mais à des fins économiques, pour satisfaire le labo en question (60% des psychiatres qui rédigent le DSM sont financés par des labos...).
Ceci dit, elle est bien utile aussi pour le contrôle social. Aux USA, tout-e enfant un peu plus énergique que la moyenne, un peu moins intéressé-e par l'école, ayant un peu plus de difficulté à rester assis-e 8 heures par jours (ce que pour ma part je trouve plutôt normal pour un-e enfant, mais bon) risque fortement de se retrouver sous Ritaline, pas forcément d'ailleurs parce que ses parents se précipiteront sur cette "solution", mais parce que l'école, les profs, l'assistance sociale, etc, feront pression.

La schizophrénie est présente dans plusieurs sociétés, mais pas dans toutes. Pas de trace de schizophrénie dans les sociétés dites primaires, par exemple. En Inde, des gens qui dans notre société seraient considéré-e-s comme schizophrènes graves, sont vu-e-s comme des saint-e-s, et les gens défilent pour être béni-e-s par elles/eux. Ce qui montre bien que la maladie psychique est bien avant tout sociale. Chaque société (ou presque) a ses fous et ses folles, mais ce ne seront ni les mêmes
fous/folles, ni les mêmes folies.
Quant à la suppression de la source du trauma, si c'était suffisant pour soigner une névrose ou une psychose, ça se saurait, et la névrose traumatique n'existerait pas.

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Re: Salut

le Lun 6 Juil 2015 - 11:17
Je serai prudent quand à dire qu'il n'y a pas de personne pouvant être considérés comme schizophrènes dans les société primaires. C'est un concept proné par des chercheurs comme Devereux et Seligman mais qui est remis en question.

Le fait est que la perception de la maladie mentale est assujeti aux modèles culturels, au contextes dans lequels les personnes évoluent.
Au niveau de le symptomatologie, on se rend compte que les symptomes rencontrés varient en fonction des société et culture.  (par exemple, la sidérodromophobie, la peur des trains,  était très répandue lors de la révolution industrielle)

Et on retrouve dans certaines cultures préindustrielles certain profils qui pourraient s'apparenter à ce qui est diagnostiqué comme de la schyzophrénie: le windingo des tribu du canada, l'Amok et le Latah des Malais, le berserk des vikings, certains rôles sociaux comme les mystiques et oracles... )

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Re: Salut

le Mar 7 Juil 2015 - 11:21
Bienvenue Tortue !

Je connais des personnes qui ont déjà réalisé un court-métrage. Si tu veux te mettre en rapport avec elles, je peux te mettre en contact.

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Les mots ont un sens. Leur absence aussi en a un.
Requiem : Roman français fondateur du pronom de genre neutre "al". Disponible sur Createspace et Amazon et la librairie Violette and Co, 102 rue de Charonne, Paris 11e, métro Charonne.
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Re: Salut

le Mar 7 Juil 2015 - 11:48
Je m'excuse me rendant compte que j'ai pollué une présentation sans même souhaiter la bienvenue à Tortue. Bienvenue Wink

Pour me rattraper, voila des liens qui pourraient t'intéresser si tu parles l'anglais pour trouver des inspiration.

: http://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Main/Metamorphosis
http://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Main/AnimateInanimateObject
http://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Main/Transflormation
http://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Main/TakenForGranite
http://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Main/BalefulPolymorph

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Re: Salut

le Mer 8 Juil 2015 - 3:14
Salut, @Tortue !

Tortue a écrit:Mon projet actuellement et de faire un film d'animation sur la transformation d'un individu en objet (comme par hazard, mon individu est une fille...) mais 'est difficile de metre ça sous la forme d'un scénario surtout que je ne l'qi jamais fait par le passé et ça risque de prendre du temps. En tout cas la lecture de toutes vos expérience, questionement et critique me donnent un courrage et une force folle !

C'est génial comme projet !

N'hésites pas à poser des questions si nous pouvons t'aider dans ton projet !

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Tilleul
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Re: Salut

le Ven 10 Juil 2015 - 9:47
Tout à fait, ce sera de l'animation en stop motion, dessinée ou 3D ?

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Tortue
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Re: Salut

le Ven 28 Aoû 2015 - 13:07
Didonc je n'avais pas vu toutes ces réponces !
Pour le court métrage j'ai fais un premier jet de scénario qui ne me plait pas du tout, c'est en fait un foure-tout des truc qui me sont arrivé sans que j'arrive a lui donner le sens la force la beauté ,la trame, la poésie et l'intelligence que je voudrais (rien que ça)! et j'ai tout mis en standby pour le moment (mais disdonc ça m'a fait du bien de les écrires ces choses !) Je pense que j'y reviendrai plus tard. Je me rend compte que si déja j'arrive a écrire un scénar qui me plait ce sera une bonne chose, je le balancerai juste sur l'immence internet et qui voudra s'en emparera pour la réalisation !
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Re: Salut

le Ven 28 Aoû 2015 - 14:16
Tortue a écrit:Iridacea, anti-psy, antipsychiatrie : C'est considérER que la soit disant maladie mentale de quelqu'un découle en fait d'une   "maladie sociale", et c'est chercher dans la société les causes de la maladie plutot qu'a l'intérieur de la personne, c'est donc aussi considérer  que la psychiatrie, en s'interessant au personnes "malade" cache que c'est en réalité la société qui est malade, et ainsi la protège
Par exemple si un gosse ne supporte pas d'etre assis et de se taire toute la journée à l'école, il est hyperactif et on va le traiter. pour moi c'est juste abérant, et ça dévoile les normes de comportement que la société, l'état, le capitalisme et tutti tente d'imposer.

Et donc, est-ce qu'on attend la révolution pour que la dépression disparaisse d'elle-même ou bien on fait de la prévention afin d'éviter des suicides ?
J'ai donné des anti-psychotiques à des enfants hyperactifs. Aurais-je dû les laisser courir sans dormir pendant 72h ?
J'ai un handicap psychique. Lire que je n'ai pas une vraie maladie est pour moi d'une violence inouïe, la négation de tout ce que j'ai vécu. (ça ne m'empêche pas de critiquer âprement le système psychiatrique et la société qui m'ont détruite aussi).
Désolée si je te rentre un peu dedans, c'est un sujet qui me touche.
Bienvenue à toi.
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Tortue
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Re: Salut

le Ven 28 Aoû 2015 - 15:16
Pas de souci pour le rentre dedant.
Je ne cherche pas a nier la soufrance que tu as vécue ni dire que tu n'a pas de "vrai" maladie. La reconnaissance des soufrance est necessaire mais elles ne sont pas toute liées a une maladie. D'apres moi l'anti-psychiatrie pose la question de comment la société réagit face a une souffrance ou un comportement qui semble sortir de l'ordinaire  et a qui la prise en charge psychiatrique profite. Si cela profite a la personne, rien a dire. Si cela profite à un certain calme social et au vendeur de pillule...
Face au constat que la notion de ce qui est "anormal" est de plus en plus large l'anti-psychiatrie fait une sorte de résistance a la psychiatrie, la psychiatrie qui décide de ce qui est une "maladie à guerrir" et de ce qui ne l'est pas. D'apres moi on ne guerri pas la depression d'un ouvrier a la chaine sans le sortir de son usine mais la psychiatrie contribue généralement à lui faire accepter mieux son sort. On lui colle l'étiquette depressif (alors que le mec est juste lucide sur sa condition) et on soigne sa "maladie". Il devient la choses malsaine alors que c'est son milieu qui est malsain. Et en inventant cette "maladie" on le criminalise lui,le porteur.
L'antipsychiatrie m'a fait prendre conscience des dérives de la psychiatrie quoi.
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Tilleul
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Re: Salut

le Ven 28 Aoû 2015 - 15:31
Ce qui me dérange avec l'antipsychiatrie, c'est que c'est un courant... psychiatrique qui ne s'assume pas. Car à un moment, la question des soins imposés se pose.

Ses critiques des problèmes et dérives de la psychiatrie classique (qui remonte au moins à Pinel et l'aliénisme) sont très intéressant, voir salutaire et il y a encore beaucoup à faire. (Combien de médecin traitent des problèmes psy juste à grand coup de médoc ou plaquent des diagnostics définitifs à l'emporte pièce ? ) Sur ca, je les rejoint tout à fait.
Moins quand c'est un rejet de toute forme de pharmacopée ou d'injonction thérapeutique, même si la personne souffre énorménent et n'a plus le recul critique pour décider d'elle même...

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Re: Salut

le Lun 31 Aoû 2015 - 10:32
La société est malade, je pense qu'on est toustes d'accord là dessus. Les statistiques sur les fréquences de la dépression n'ont rien d'un hasard.
Ok. Mais en attendant... on fait quoi ?
Car dire que la société est l'unique problème est faux. Dans ce cas, tous les ouvriers de l'usine seraient en dépression et on serait dans le cas d'un syndrome de stress post trauma.
Certains s'adaptent mieux que d'autres. Ceux qui s'adaptent moins bien en payent le prix.
En attendant, l'ouvrier a besoin de bouffer et ne peut plus se lever de son lit. En quoi c'est le criminaliser que lui apporter de l'aide ? S'il se blesse avec une machine, on va lui dire que c'est la faute du capitalisme et qu'il ne doit pas prendre de médicaments pour soulager sa douleur ?

Parce qu'il faut comprendre de quoi on parle. Actuellement, l'ouvrier, il ne va pas constater là comme ça qu'il a une dépression. D'abord il va faire comme s'il n'avait pas de symptômes, bah déjà parce qu'il ne les connait pas, faute à une lacune publique de connaissances des troubles psys. Il va se dire qu'il est plus fatigué que d'habitude mais qu'après tout c'est normal, boulot de merde hein. La tristesse permanente, et tous les symptômes classiques vont se développer sans qu'il n'admette avoir un problème et sans que son entourage ne puisse même y songer. Il va cacher son problème.
Il va aller consulter quelqu'un que lorsque la situation deviendra ingérable. Probablement son médecin de famille, parce que les psys, c'est pour les fous, et que ça ne le concerne pas, c'est pas si grave que ça après tout.
Son généraliste va lui prescrire des AD. Comme ce dernier n'a pas de formation spécifique en psychiatrie, il risque de faire n'importe quoi, comme lui donner des AD alors qu'il y a un risque de bipolarité (ces derniers la déclenchent), ou bien lui prescrire des benzo pendant 10 ans, des anxio qui rendent accro et qu'il ne faut pas prendre plus de quelques mois d'affilés afin de ne pas en être dépendant (je n'invente rien, on me l'a rapporté).
Mais la plupart du temps, on va simplement lui donner un antidépresseur qui ne lui correspond pas ; vu qu'il faut un mois pour qu'un AD fasse effet, commence alors la longue litanie où l'on attend, on en prend un autre et on recommence.

Bon. Il peut enfin trouver le médicament qui lui convient.
Mais ça ne suffit pas. Mais alors pas du tout. Il a besoin de parler de ce qui ne va pas. Ce n'est pas nécessaire, c'est vital.
Il décide d'entamer une thérapie. En CMP, parce que c'est gratuit. Le service publique en psy étant ce qu'il est, ce sera au petit bonheur la chance : tomber sur un.e psy complètement incompétent.e, un.e passable, ou super. La lotterie. Si les psys du CMP ne sont pas nombreux, il ne pourra pas choisir le psy qui lui conviendrait.

Pendant ce temps, il cache à son entourage ce qui lui arrive.
Sa femme ne comprend pas pourquoi il ne veut plus faire l'amour. (Et si on parle du cas contraire, je vous parle pas de la pression au sexe qu'elle peut recevoir - j'hétéronormalise désolée). Ses collègues commentent l'actualité : ce meurtrier, c'est vraiment un malade mental. Que ce soit vrai ou pas, on ne sait pas trop, mais ils deviennent tout à coup des spécialistes : il faudrait tous les enfermer ! D'ailleurs, il y en a un là, un pilote d'avion, il prenait des AD. Un vrai taré. Des gens comme ça ne devraient pas approcher des enfants, ni avoir des postes à responsabilité.
L'ouvrier cache un peu plus sa boite de médoc et rigole avec les autres.
Et puis tiens, ce matin en allant au boulot, le train avait du retard. Un suicide. Les autres pestent : ils pourraient crever ailleurs, quand même. Aucun respect ceux là.
Le mec opine du chef.
Il culpabilise. Il culpabilise parce qu'il est dépressif. Mais il culpabilise surtout à cause de la psychophobie.
Quand même, il devrait se montrer fort. Même pas foutu de gérer son état. Il n'est qu'un faible. Les autres y arrivent, eux. Il n'a pas de vrais problèmes, après tout. Tout ça c'est du vent. C'est juste qu'il est, intrinsèquement, nul, incapable. Une vrai mauviette. Il est minable. Tellement minable qu'il devrait mourir. Mourir de ne pas avoir le même courage que ces compagnons.
Son psy l'écoute, l'informe, le comprend. Dans le meilleur des cas. Quand bien même. Dehors, il doit gérer le fait d'être, pour tous, une erreur.
Il s'isole. Il porte un masque. Il joue la comédie de sa vie passée. Et si un matin on le retrouve pendu, tout le monde s'étonnera. On dira, mais qu'est-ce qui a bien pu se passer. Il avait pas de problèmes pourtant, il allait bien. Les suicidés, on peut jamais savoir à l'avance, ils en parlent jamais avant l'acte. Il aurait pu nous le dire. Il a choisie de partir, c'est son choix. Il est sans doute mieux ainsi, qu'ils diront.

Un exemple parmi d'autres.
michekhen
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Re: Salut

le Mar 1 Sep 2015 - 9:47
Dans le passé, j'ai eu aussi différents contacts avec la psychiatrie, je suis de plus en plus sceptique quant à l'approche psychiatrique qui soigne avec des produits chimiques.
J'ai lu "Mary Barnes, voyage à travers la folie" et les livres de l'anti-psychiatre David Cooper ("psychiatrie et anti-psychiatrie", "Mort de la famille", et "Raison et violence" préfacé par Sartre) et je dois dire que j'avais  trouvé ça très intéressant et convainquant, même si je ne me souvient pas beaucoup du contenu. La plupart des patients traités étaient diagnostiqués "schizophrène", je veux dire par là que je n'ai aucune idée de leur opinion sur d'autres maladies comme l'autisme, ou l'ADHD..
Je me rappelle aussi que c'était écrit avec beaucoup d'amour et d'émotion. Quand je compare à d'autres auteurs sur ce sujet je le trouve plus proches des "malades" que d' autres médecins classiques, à qui on demande de mettre une barrière entre le "patient"' et lui-même, or je me demande comment peut-on soigner qqn, si on n’éprouve pas de l'amour pour cette personne.
Je veux dire que un thérapeute qui ne se place pas au-dessus du patient , c'est cool.
J'ai trop vu de psychiatres et autres blouses blanches traiter avec mépris des gens qui étaient en grande souffrance. Comment soigner-aider-guérir- sans respect pour la personne? sans voir en lui un égal(e)? cela me semble impossible. Shocked

Bon, peut-être que le mot amour sonne trop fort ou sonne autre chose que ce que je veux exprimer, disons alors que je le remplace par le mot " avec chaleur" pour exprimer que il "soigne" sans froideur le malade. Il faut savoir aussi que pour les personnes gravement atteintes, cela nécessitait un thérapeute pour 2 maximum 3 patients habitant quasiment ensemble.. Donc,  pour trouver des personnes prêtes à s'investir à ce point là c'était très dur, le thérapeute n'avait pas de vie personnelle, ce qui à aidé à faire disparaître le courant anti-psychiatrique.
De toute façon, ce courant se faisait "boycotter" par les autres psys conventionnels.
Il n'est pas exact de dire qu'il "criminalise" la personne, je me demande d'ailleurs pourquoi tu écris ça Tortue? es-tu sûre que c'est le bon mot?
Il ne nie pas la maladie psychiatrique et encore moins la souffrance de la personne. Je pense que la phrase : "Il devient la choses malsaine alors que c'est son milieu qui est malsain." illustre au mieux la vision de l'auteur.
Enfin, c'est mon opinion.




Dernière édition par michekhen le Mar 1 Sep 2015 - 9:50, édité 1 fois (Raison : orthographe)
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Tortue
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Re: Salut

le Mar 1 Sep 2015 - 19:28
michekhen a écrit:
Il n'est pas exact de dire qu'il "criminalise" la personne, je me demande d'ailleurs pourquoi tu écris ça Tortue? es-tu sûre que c'est le bon mot?


J'ai mal exprimer ce que je voulais dire.
Il s'agit plutot d'une auto-criminalisation, une auto-culpabilisation comme le décrit bien Baba Yaga

michekhen a écrit:
Il ne nie pas la maladie psychiatrique et encore moins la souffrance de la personne. Je pense que la phrase : "Il devient la choses malsaine alors que c'est son milieu qui est malsain." illustre au mieux la vision de l'auteur.
c'est juste ma vision de quel auteur parle tu ?
Baba Yaga a écrit:
Car dire que la société est l'unique problème est faux. Dans ce cas, tous les ouvriers de l'usine seraient en dépression et on serait dans le cas d'un syndrome de stress post trauma.
Certains s'adaptent mieux que d'autres. Ceux qui s'adaptent moins bien en payent le prix.
En attendant, l'ouvrier a besoin de bouffer et ne peut plus se lever de son lit. En quoi c'est le criminaliser que lui apporter de l'aide ? S'il se blesse avec une machine, on va lui dire que c'est la faute du capitalisme et qu'il ne doit pas prendre de médicaments pour soulager sa douleur ?

ce n'est pas parce que certain s'adapte et d'autre pas qu'il est faux de dire que la société est l'unique problème... puisqu'on parle justemment de ceux pour qui elle est un problème, ceux qui ne s'adapte pas, ceux qui subbissent plus sensiblement les injonction sociales.

soulager la douleur due a un accident (mécanique dans ton exemple, mais je vois bien le paralelle) est necessaire je ne veux sacrifier personne sur l'autel du capitalisme ! ce que je critique c'est que cela se fait sans se demander ce qui la provoque (fatigue, cadence trop rapide, innatention parce qu'on se retient de pisser ou qu'on voudrai fumer une clope ?) ce n'est pas suffisant à mon sens car on réexpose ensuite la personne au mèmes risques une fois guerrie.
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Re: Salut

le Mar 1 Sep 2015 - 20:51
Tortue : Là, d'accord. Mais il ne faut pas oublier que les problèmes sont multiples et complexes. Quelqu'un.e qui nait avec un risque génétique de schizophrénie, cela n'a pas de rapport avec la société. De plus, la maladie mentale touche toutes les classes sociales de la population.

Je pense que le parallèle qu'on peut faire du niveau individuel au niveau politique, c'est associer les violences, trauma, et éducations invalidantes subies dans l'enfance (et pas que d'ailleurs) aux oppressions (patriarcales, âgisme, ...).
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Araignée
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Re: Salut

le Mer 2 Sep 2015 - 1:58
Baba Yaga a écrit:Tortue : Là, d'accord. Mais il ne faut pas oublier que les problèmes sont multiples et complexes. Quelqu'un.e qui naît avec un risque génétique de schizophrénie, cela n'a pas de rapport avec la société. De plus, la maladie mentale touche toutes les classes sociales de la population.
Sa fragilité génétique n'est pas due à la société, mais le déclenchement de sa maladie est en partie lié à cette société, à la famille de la personne malade, son vécu, son histoire personnelle.

C'est pour cela (entre beaucoup d'autres raisons) que personnellement, je suis très attachée à la psychanalyse ; parce qu'elle prend en compte l'environnement de la personne malade, environnement social, culturel, familial, ce qui évite de pointer la personne malade comme étant le seul élément ayant un problème (vision qui elle, évite de remettre en question la façon dont on éduque les enfants, dont on traite les ouvriers/ères, etc. Tel-le ouvrier/ère se suicide ? C'est son cerveau qui est mal fichu et donc dépressif, rien à voir avec le capitalisme ou la lutte des classe ! Telle personne est schizophrène ? Tout est génétique voyons, le climat incestuel - par exemple - n'y est pour rien là-dedans. Tel-le enfant n'arrive pas à tenir assis-e 8 heures par jour en classe ? Il ou elle est hyperactif/ve, l'organisation du temps scolaire n'a pas à être questionné...).

Évidemment, on ne peut définir une seule cause pour les maladies mentales et psychiques. Dire "c'est la société et uniquement elle qui rend les gens malades", c'est tout autant refuser de voir une partie des données que d'affirmer que tout est biologico-génético-neurologique. Il s'agit toujours d'un faisceau de circonstances bio-socio-familio-culturelles (avec des variables dans les pourcentages : l'autisme*1* est neurologique même si l'environnement, y compris biologique, peut jouer un rôle pour l'instant encore inconnu, le stress post-traumatique est du au vécu de la personne, même si des fragilités biologiques peuvent entrer en ligne de compte. Et puis, au-delà des diagnostics, ce sera, en plus, différent pour chaque individu).

Ce n'est pas pour rien que Freud parlait de la psychanalyse comme d'une "psychologie sociale", c'est à dire la description des effets d'une société sur les inconscients. Il est fort dommage de constater que certain-e-s ont pris la chose en sens inverse, et en ont fait un truc prédictif et prescriptif. Genre "le complexe d'Œdipe doit être, l'enfant doit avoir un père et une mère, la mère doit représenter la sécurité affective et le père doit représenter la loi, etc". Alors qu'il s'agissait simplement de constater que dans la Vienne patriarcale du 19ème siècle, où la famille était majoritairement constituée d'un père autoritaire et d'une mère chargée des soins des enfants, les inconscients avaient tendance à se construire ainsi (même s'il y avait des exceptions, Anna Freud - la fille de Sigmund - elle-même vivait avec une femme et toutes deux élevaient les enfants de cette femme. Sigmund Freud considérait ces enfants comme ses petits-enfants tout autant que s'ils/elles avaient été biologiquement cellex/ceux de sa fille, et cette famille comme une famille normale et saine. C'est Anna Freud, d'ailleurs, qui a écrit sur l'homosexualité comme étant une pathologie, non son père qui s'est insurgé tant sur sa condamnation légale que morale, ainsi que sur l'interdiction faite aux homosexuel-le-s de devenir analystes, ce qui a forcé Anna Freud et sa compagne, toutes deux psychanalystes, à se cacher toute leur vie...).


Toute société a ses "fous" (aucune péjoration dans mon utilisation de ce mot, mais je mets des guillemets quand même, au cas où), mais comme disait Georges Devereux, chaque société, chaque culture, indique à ses "fous" la façon dont elles/ils doivent "exprimer" cette folie. Certaines maladies psy n'existent que dans une seule culture, ou seulement dans certaines cultures et pas d'autres, à l'instar de l'anorexie qui ne touche que les sociétés industrialisées. D'autres, comme la schizophrénie, existent partout, mais d'une part, avec des occurrences plus ou moins nombreuses d'une société à l'autre (ce qui peut d'ailleurs aussi être du en partie à la génétique - et aussi à la fréquence des diagnostics posés*2* !) : la Suède compte le plus gros pourcentage de schizophrènes, les Amishs, aux États-Unis, le plus faible...
Racamier, quant à lui, psychanalyste français s'étant énormément penché sur la schizophrénie (il a écrit un très beau et très dense livre, au titre évident : Les Schizophrènes), mais aussi sur la perversion narcissique (c'est à lui qu'on doit ce concept) et sur l'incestuel (idem), s'est rendu compte que nombre de ses patient-e-s schizophrènes avaient une famille au fonctionnement incestuel... Ce n'est pas la seule cause ni la seule piste, mais c'est une cause et une piste importantes et intéressantes.


Un film à voir, à ce sujet de la société qui est en partie responsable de la maladie psychique, c'est Family Life, un des premiers films de Ken Loach. Son héroïne souffre de schizophrénie, qui est en partie causée et aggravée par les liens avec sa famille et avec la psychiatrie dans ce qu'elle a de normative, paternaliste et méprisante. Par contraste, on assiste à l'amélioration et la compréhension de son état grâce à un psychiatre bienveillant et à l'écoute. Ce film a le double avantage de rendre compte du mouvement de l'anti-psychiatrie sans le caricaturer (non, ces psychiatres ne sont pas totalement opposé-e-s aux médicaments, par exemple, simplement ils et elles refusent de les utiliser comme camisole chimique à fortes doses imposées, interdisant toute émotion et toute réflexion).

Personnellement, je me suis plus penchée sur la psychothérapie institutionnelle, mouvement un peu parallèle à l'anti-psychiatrie, né du constat terrifiant que les asiles étaient aussi déshumanisant que les camps de concentration, et que pour soigner les malades, il fallait commencer par soigner l'institution, en faire un lieu thérapeutique, donc accueillant, bienveillant, contenant, respectueux des libertés et des individualités, et non plus un lieu traumatique et maltraitant. Voir à ce sujet le village de Saint-Alban et son asile qui fut le premier à expérimenter cette vision de l'institution, la clinique de la Borde, et les psychiatres Jean Oury, François Tosquelles, et bien d'autres encore. Si je sombre un jour définitivement dans une psychose grave et que mes proches se trouvent obligé-e-s de me faire hospitaliser au long cours, j'ai déjà demandé à ce que tout soit mis en œuvre pour que ce soit dans un lieu pratiquant la psychothérapie institutionnelle...




*1*Je ne voulais pas revenir sur le sujet de l'autisme pour lequel j'ai déjà eu des différents émotionnellement douloureux avec Carol, néanmoins je tenais à souligner que dans le sujet sur la psychophobie, je n'aurais pas du écrire qu'un événement traumatique grave comme les camps de concentration ou une petite enfance privée de relations pouvait rendre autiste, parce que c'est effectivement faux. Un événement traumatique peut rendre pseudo-autistique, c'est à dire que le sujet a l'air autiste au niveau des symptôme... mais ne l'est pas.

*2*L'autre jour, on parlait du DSM qui pose une base universelle pour les statistiques et les diagnostics. Sauf qu'en réalité, même les psys qui se basent sur le DSM, posent des diagnostics différents en fonction de leur propre personnalité, de leur propre vécu, et même de leur genre (puisqu'influencé-e-s elles/eux aussi par la société patriarcale). Par exemple, pour un même groupe d'enfants, les psys hommes posent plus de diagnostics de TDAH que les psys femmes !

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