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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 0:47
@Leonn : merci pour ta réponse !
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Roxappho
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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 8:05
Je suis aux courant des dérives du SO de la CGT mais je ne trouve aucune information sur le 1 er mai 1976, merci de bien vouloir m'éclairer.
Cependant je ne voit pas le rapport en la CGT et communisme ou l'anarchisme, la CGT étant un syndicat et ne représente pas une idée politique contrairement aux 2 autres mouvements. A la CGT tu peut très bien trouver des communistes, des anarchistes mais aussi des socialistes, des centristes et même des stalinien c'est dire!
Excuse moi, mais syndicalisme CGT et lutte des classes que tu évoquais au départ en 1976, c’est quand même un peu lié et la proximité du PC quelque peu évidente, vu que le secrétaire général cheminots de la CGT, Georges Séguy (présent lors des faits), est un ancien membre du bureau politique du PC... Ne te base pas des poids politiques d'aujourd'hui, ils étaient totalement différents à l'époque.
Passons...

Donc le 1er mai 1976, place de la Bastille, alors que les mouvements féminins défilent depuis quelques années déjà aux côtés des syndicats, il semblerait que que le ton soit monté après que la CGT ait voulu reléguer en fin de cortège celles du MLF. "Le féminisme diviserait dans le cadre de la lutte des classes..." De là, elles se sont pris des insultes ouvertement misogynes avant de se faire violemment rentrer dedans par le SO de la CGT.
Ca, c'est des faits historiques, pas des théories.

- - - - - - - -

Pour Noune.Ka, tu veux du concret, un exemple qui tient en deux mots: Black Bloc
Outre qu'ils n'en ont rien à faire que des innocents en prennent plein la poire à cause de leurs actions, question sabotage de manifestations/protestations, il n'y a pas mieux.
Là encore cohérence entre idéologie et mise en pratique, j'ai peut-être loupé des épisodes des grandes théories anarchistes, mais je ne crois pas que la lutte des classes se fasse en exposant des innocents et s'en prendre préférentiellement à là où il y a le plus de filles, quitte à les frapper, pour se faire un passage pour aller se mettre à l'abri, puisse que c'est dans leurs modes d'action.
Tu ne vas pas quand même me dire que ce sont de gentils égalitaristes mignons tout pleins respectueux gnagnagna gnagnagna... Si? Dans les faits, ils savent où cibler de manière privilégiée pour se décrocher avant se noyer dans un cortège qu'ils ont désorganisé. Ou alors je vais avoir droit à un Oui, mais eux, ce n'est pas vraiment ça comme vous m'en servez depuis le départ pour esquiver une réalité qui ne colle pas avec idéalisme? J'appelle ça vouloir s'aveugler.
Par contre, je te confirme: oui, je méprise ce genre de minables.

Je t'ai dit, je reste dans le concret pour ce sujet.
Encore une fois, mon propos est de dire qu'anarchisme et féminismes sont deux idéologies/pensées bien séparées, on peut être adepte des deux, ou pas. La réalité des faits est la preuve de la non-liaison causale automatique entre les deux. Rien d'autre. Toi même l'a marqué. Je te l'ai déjà marqué, je me fiche éperdument que certains essaient d'en faire une liaison au niveau théorique, dans les faits, ça ne le fait pas et j'en reste là. C'est si dérangeant que ce soit deux considérations séparées? Ca te dérange que je le marque? Sérieusement, je ne sais pas où tu veux en venir et en quoi le fait que je dise une réalité que tu reconnais te dérange...

Et avant que tu me prêtes une liaison que je n'ai pas faite: je n'ai pas marqué que tous les anarchistes sont membres de black blocs.

Sinon vous battez pas, je ne voulait pas créer une mauvaise ambiance avec mon sujet...
C'est le risque avec tout sujet ouvertement lié à une idéologie purement politique et non une thématique précise.

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pierregr
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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 8:57
Il y a eu un docu sur le féminisme l'an passé sur France3,voici ce que j'en disais sur un autre forum

Lors d'une manif le 1er mai 76, les syndicalistes ne voulaient pas que les féministes défilent en même temps. Elles avaient une camionnette avec des inscriptions et des gars de la CGT ne voulaient pas la laisser passer et même la retourner !
On leur a dit qu'il y avait des femmes et des enfants dans la camionnette.
Réponse : on n'en a rien à foutre, ce sont des enfants de putains, de toute façon.

Toujours dans ce docu, lors d'une réunion de militantes (donc non-mixte) au début des années 70, des gars de la CGT sont entrés de force dans la salle pour perturber la réunion, il n'était pas question que des femmes discutent de sujets qui devaient selon eux être débattus avec les hommes !
Je n'en tire pas de conclusion, je constate seulement qu'un certain nombre de militants de gauche ou d'extrême-gauche ont eu le réflexe patriarcal classique : les femmes à leur place (maman ou putain) et c'est nous qu'on décide, comme dirait Coluche.
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Noune.Ka
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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 10:18
@pierregr a écrit:Il y a eu un docu sur le féminisme l'an passé sur France3,voici ce que j'en disais sur un autre forum

Lors d'une manif le 1er mai 76, les syndicalistes ne voulaient pas que les féministes défilent en même temps. Elles avaient une camionnette avec des inscriptions et des gars de la CGT ne voulaient pas la laisser passer et même la retourner !
On leur a dit qu'il y avait des femmes et des enfants dans la camionnette.
Réponse : on n'en a rien à foutre, ce sont des enfants de putains, de toute façon.

Toujours dans ce docu, lors d'une réunion de militantes (donc non-mixte) au début des années 70, des gars de la CGT sont entrés de force dans la salle pour perturber la réunion, il n'était pas question que des femmes discutent de sujets qui devaient selon eux être débattus avec les hommes !
Je n'en tire pas de conclusion, je constate seulement qu'un certain nombre de militants de gauche ou d'extrême-gauche ont eu le réflexe patriarcal classique : les femmes à leur place (maman ou putain) et c'est nous qu'on décide, comme dirait Coluche.

Bah oui...mais personne ne le nie.Personne n a défendu un lien causal absolu entre féminisme,anarchisme,CGT,communisme,NPA...Il y toujours eu de gros blaireaux à gauche et à l extrême gauche et il n a jamais été évident pour les femmes de faire valoir leurs revendications.
En fait ,au début du post, je voulais juste apporter mon petit témoignage sur ce que j ai pu constater personnellement dans les squats anars que j ai pu fréquenter: à savoir une vraie réflexion sur les questions de genre et le féminisme.
L organisation régulière de débats sur ces sujets par ex.Pour ne citer des évènement de grande ampleur:
Le ladyfest : http://ladyfest.brassicanigra.org/
Le festival XXY : http://festivalxxyz.canalblog.com/
Une foule de brochures et de livre traitant de ces thématiques:Féminisme,queer,genre et sexualité: http://infokiosques.net/genres
Voilà ce qui est figure sur le site et à l entrée de la salle de concert autogérée adjacente à l un des squats dont je parle:
"AU FAIT...
Les comportements sexistes, racistes, homophobes ne sont pas les bienvenus, qu'ils soient exprimés au travers de menaces, d'agressions physiques ou verbales, de pseudo-"blagues", de danses violentes, ou autres!"

Je trouve que ces initiatives témoignent d un effort pour rompre avec le train-train sexiste et homophobe,tout de même.
Et je me permets de réitérer je n ai personnellement jamais été emmerdée par un mec la bas.Il en va de même pour mes potes lesbiennes.Soit on a vraiment eu de la chance,soit les gens se sont donnés la peine de travailler un peu sur eux.Ca ne veut pas dire que ça n arrive jamais,ceci dit.
Je mets ma main à couper que quelqu'un qui se serait risqué à traiter une femme de "sale gouine" pendant un débat ce serait fait gicler du lieu.
Je ne crois donc pas qu on puisse balayer tout ceci d un revers de main comme Roxxapho se permet de le faire en sous-entendant ,par ailleurs, que ma vision des choses est complètement biaisée donc non valide.

J' ai ,par ailleurs, posté un article qui traite des liens entre féminisme et anarchisme.On peut également se pencher sur le mouvement "anarcho-feministe",on peut avoir une pensée( émue )pour Voltaryne de Cleyre,Emma Godmann,Louise Michel.Mais peut être tout ceci n est que le fruit de mon imagination endoctrinée.

Quand à dire qu il n y a aucun lien philosophique entre anarchisme et féminisme,je cite:

L’anarchisme étymologiquement désigne d’une part, d’un point de vue philosophique, une absence de principe premier et d’autre part, d’un point de vue politique, une absence de commandement. La définition philosophique de l’anarchisme désigne par conséquent le refus d’une fondation de l’ordre social sur un principe premier, que cela soit Dieu ou la nature. La société ne présuppose pas un ordre immuable qui serait donné une fois pour toutes et qui trouverait sa justification ultime ou son essence dans la nature ou en Dieu. La société telle qu’elle existe est une construction historique. L’inégalité entre les hommes, entre les hommes et les femmes, ou entre les « races » n’est pas un fait de nature ou le résultat d’une volonté de transcendance, elle est la conséquence d’événements historiques contingents. L’anarchisme suppose donc de partir de l’hypothèse philosophique que le monde et en particulier le monde social tel qu’il est ne trouve pas son fondement dans un premier principe absolu. Du point de vue politique, l’absence de commandement signifie que cette absence de principe premier absolue induit le fait que les rapports d’inégalités hiérarchiques, c’est-à-dire les rapports de commandement, ne sont pas fondés en soi. Cela signifie donc que les rapports de commandement entre hommes, entre « races », entre hommes et femmes ou entre parents et enfants, entre êtres humains et animaux, ne reposent pas sur un fondement naturel.

Par conséquent, l’anarchisme en tant que pensée politique repose sur deux idées : 1) les rapports de commandement ne sont pas fondés de manière absolue ; 2) par conséquent, il est possible de construire une société qui ne repose pas sur des rapports de commandement. Cela ne signifie par pour autant que l’autorité technique d’une personne sur tel sujet ne soit pas fondée3, mais que cette autorité, liée à une compétence technique, ne fonde pas un rapport de commandement et d’obéissance.

Les liens sont là,point barre.Je ne comprends pas cette obstination et cet intérêt à le nier.Ca ne veut nullement dire que tous les extrêmes gauchistes ont toujours été et sont encore exempts de connerie machiste,ca veut juste dire...que des liens évidents existent entre pensée anarchiste et féminisme et que ,dans de nombreux lieux se réclamant des valeurs anarchistes ,on considère que le féminisme n est pas une question méprisable ou anodine.
Basta.

Roxappho a écrit:

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Pour Noune.Ka, tu veux du concret, un exemple qui tient en deux mots: Black Bloc
Outre qu'ils n'en ont rien à faire que des innocents en prennent plein la poire à cause de leurs actions, question sabotage de manifestations/protestations, il n'y a pas mieux.
Là encore cohérence entre idéologie et mise en pratique, j'ai peut-être loupé des épisodes des grandes théories anarchistes, mais je ne crois pas que la lutte des classes se fasse en exposant des innocents et s'en prendre préférentiellement à là où il y a le plus de filles, quitte à les frapper, pour se faire un passage pour aller se mettre à l'abri, puisse que c'est dans leurs modes d'action.
Tu ne vas pas quand même me dire que ce sont de gentils égalitaristes mignons tout pleins respectueux gnagnagna gnagnagna... Si? Dans les faits, ils savent où cibler de manière privilégiée pour se décrocher avant se noyer dans un cortège qu'ils ont désorganisé. Ou alors je vais avoir droit à un Oui, mais eux, ce n'est pas vraiment ça comme vous m'en servez depuis le départ pour esquiver une réalité qui ne colle pas avec idéalisme? J'appelle ça vouloir s'aveugler.
Par contre, je te confirme: oui, je méprise ce genre de minables.

Je t'ai dit, je reste dans le concret pour ce sujet.


Oula.Moi je veux bien me lancer dans une discussion sur le black bloc mais alors on n est pas sorti de l auberge...et on va très largement dépasser le cadre de ce débat.
Par ailleurs,ce que tu racontes est hors sujet(comme d hab quoi...),je ne vois pas le rapport entre ce qui nous occupe :à savoir l existence de liens politiques,philosophiques ,"pratiques" ou non entre l anarchisme et le féminisme et le black bloc qui fait sauter des vitrines mais bon...Je ne vois pas trop ce que les actions du black bloc prouve comme absence de lien entre nos deux sujets A moins que tu souhaites faire dévier le débat sur la question" les anarchistes sont-ils gentils ou très méchants?".L idée de départ ce n était pas de savoir si les anarchistes étaient"des gentils tout mignons "hein mais bon...
"oui, je méprise ce genre de minables."

Oui, tu es aveuglée par ta détestation des "extrêmes gauchistes" ma soeur,ce qui rend tout débat impossible .Tu es endoctrinée par l'ideologie du grand capital mouhahaha .


Dernière édition par Noune.Ka le Mar 6 Mar 2012 - 10:34, édité 1 fois
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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 10:41
C'est comme en France, on a plusieurs lois sur l'égalité salariale hommes-femmes depuis des décennies, mais la réalité pratique diverge...
Désolée, mais je reste pragmatique. Si l'idéologie ne colle pas avec la mise en pratique, je n'y suis pour rien, je constate juste. Si la théorie dit que quatre cailloux sont blancs alors que je constate que trois cailloux sont blancs et le quatrième est bleu, je ne vais pas approuver le principe que tous les cailloux sont blancs, là, c'est pareil. Je ne vais pas reconnaitre non plus que tous les cailloux sont blancs même s'il y en a un bleu. Où est le soucis que j'en reste là?
Basta si tu veux.

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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 10:50
Je ne vois pas trop ce que les actions du black bloc prouve comme absence de lien entre nos deux sujets
Non, je ne souhaite pas dériver le sujet, il est totalement stérile.
C'était juste pour dire que question respect des femmes, choisir une tactique où elles vont s'en prendre de manière privilégiée plein la poire, on repassera...

Tu es endoctrinée par l'ideologie du grand capital mouhahaha
Désolée d'être une infÂme future cheffe d'entreprise dont la PME exploitera le prolétariat avec un fort aspect (ré)insertion.

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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 12:23
@Roxappho a écrit:Je ne vois pas trop ce que les actions du black bloc prouve comme absence de lien entre nos deux sujets
Non, je ne souhaite pas dériver le sujet, il est totalement stérile.
C'était juste pour dire que question respect des femmes, choisir une tactique où elles vont s'en prendre de manière privilégiée plein la poire, on repassera...
Accusation ridicule.

@Roxappho a écrit:Tu es endoctrinée par l'ideologie du grand capital mouhahaha
Désolée d'être une infÂme future cheffe d'entreprise dont la PME exploitera le prolétariat avec un fort aspect (ré)insertion.
lol
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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 13:00
@Noune.Ka a écrit:Accusation ridicule.
Bin voyons...

@Roxappho a écrit:lol
Finalement on y arrive... cat

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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 14:48

@Roxappho a écrit:
lol
Finalement on y arrive... cat

Future éduc pour ma part.Peut etre aura t on la chance de bosser en partenariat Very Happy
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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 18:11
Pour moi, clairement, ça ne se rejoint pas. Enfin pas à la base, parce qu'à la base ça reste justement patriarcal.

Après, je sais qu'il existe des squats très orientés sur les questions de genres, d'orientations sexuelles, etc. Et j'ai rencontré quelques personnes en venant. Je sais aussi que certains squats sont simplement pour l'égalité femmes/hommes (je reste uniquement basée sur ces thèmes, mais ils sont bien sûr plus ouvert que cela). Mais évidemment ce n'est pas le cas de tout le monde ! Ca aurait été trop beau.

Après je connais plusieurs féministes anarchistes, voire gouines/queers anar. Toujours est-il qu'il y a toujours des cons, comme partout. Chez les communistes aussi d'ailleurs.
Toutefois, même si on peut regrouper féminisme/communisme, féminisme/anarchisme, c'est pour moi des choses différentes.
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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 19:08
@Roxappho a écrit:Excuse moi, mais syndicalisme CGT et lutte des classes que tu évoquais au départ en 1976, c’est quand même un peu lié et la proximité du PC quelque peu évidente, vu que le secrétaire général cheminots de la CGT, Georges Séguy (présent lors des faits), est un ancien membre du bureau politique du PC... Ne te base pas des poids politiques d'aujourd'hui, ils étaient totalement différents à l'époque.
Passons...

Je suis d'accord avec le lien entre la CGT et le PC mais la question qu'il faut se poser c'est est-ce que le PC à été une seconde communiste? La réponse est non évidemment contrairement à ce que l'on veux nous faire croire, ce sont des a priori. Le PC dans le monde, et pas seulement en France, ont été créer par Staline qui fût un misogyne de la pire espèce. Il avais bien prit soit de se débarrasser des vrai communistes et féministes par l'intermédiaire des goulags. Ce n'est pas parce que quelqu'un se revendique d'une chose qu'il l'est forcément, pour mémoire Hitler se disais socialiste et c'est fait même élire sur un programme socialiste... les faits sont plus importants comme tu le fait remarquer. Je ne développe pas plus car ce n'est pas le sujet mais je peut le faire éventuellement.

@Roxappho a écrit:Donc le 1er mai 1976, place de la Bastille, alors que les mouvements féminins défilent depuis quelques années déjà aux côtés des syndicats, il semblerait que que le ton soit monté après que la CGT ait voulu reléguer en fin de cortège celles du MLF. "Le féminisme diviserait dans le cadre de la lutte des classes..." De là, elles se sont pris des insultes ouvertement misogynes avant de se faire violemment rentrer dedans par le SO de la CGT.
Ca, c'est des faits historiques, pas des théories.

Oui et les faits historiques nous montre que le seul partit qui à soutenu le MLF depuis le début est Lutte Ouvrière un partit communiste, pas un partit stalinien comme l'est le PC. Arlette Laguiller en parle d'ailleurs dans sa vidéo de campagne. Cela dit je n'étais pas au courant de ses violences.

Je voulais préciser aussi qu'il y a une grande différences aussi entre les directions syndicales et le militants syndicaux aux niveau des idées et même encore aujourd'hui.
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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 19:38
Je vous met un texte écrit par des trotskiste qui montre les lien entre féminisme et lutte de classes dans l'histoire, désolé si c'est trop long mais cela me semble intéressant. (j'ai coupé le début sur le système féodal je pourrait le remettre si vous le désirez).

Ecrit le 10/11/95 donc certaine chose ne sont plus d'actualité d'autre le sont toujours malheureusement.

"La lutte pour l’égalité des femmes dans la société, partie intégrante du programme socialiste

La lutte contre la sujétion des femmes est apparue en France avec les premiers socialistes, et surtout avec Charles Fourier. C’est Fourier, d’ailleurs, qui créa le terme de féminisme.

Fourier fut un grand critique de l’institution du mariage, pas seulement d’un point de vue moral parce que, comme il le disait, la femme y est avilie, mais surtout parce qu’il dénonça son fondement économique : l’argent et la propriété. Pour Fourier, le progrès de l’humanité entière se mesure au degré de liberté des femmes.

A la même époque, dans les années 1830, des associations féministes virent le jour, mêlant des revendications de type libéral aux revendications des ouvrières. Le journal La Tribune des femmes fut créé par deux ouvrières, une brodeuse et une lingère. Parmi les femmes qui se firent alors connaître, Flora Tristan occupa une place remarquable : c’était une ouvrière-coloriste, qui, victime d’un mariage forcé, reprit sa liberté, et mena ensuite une vie misérable mais combative. Elle dénonça la condition des prolétaires à Londres, et alla de ville en ville pour préconiser l’organisation de la classe ouvrière et propager ses idées sur l’émancipation des ouvriers et des femmes, indissociable à ses yeux. Elle écrivit : « L’homme le plus opprimé peut opprimer un autre être, qui est sa femme. Elle est la prolétaire du prolétaire même » .

Dès la naissance du mouvement communiste, la dénonciation de la condition faite aux femmes, de la famille bourgeoise, fit partie intégrante de sa propagande. Marx et Engels, dans le Manifeste Communiste, polémiquaient contre leurs adversaires qui les accusaient de viser à la destruction de la famille. Engels publia ensuite L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’État. Il y partait en guerre contre ceux qui pensent que la situation subordonnée de la femme est un fait « naturel », et non une donnée historique, liée à la division de la société en classes. L’un des fondateurs du parti socialiste allemand, l’ouvrier Auguste Bebel, écrivit un ouvrage qui devint un livre de base dans l’éducation politique de tous les socialistes (puis des communistes) et dont le titre était tout un programme : La Femme dans le passé, le présent et l’avenir.

Il y eut bien sûr des luttes à mener à ce sujet, y compris parmi ceux qui se disaient socialistes. Le mouvement ouvrier français a longtemps été influencé, par exemple, par les idées de Proudhon, que Marx combattit vigoureusement, et dont la misogynie était sans limites. En outre, comme l’attitude du patronat consistait à mettre les femmes en concurrence avec les ouvriers en place sur le marché du travail, il y eut évidemment, parmi les travailleurs les moins conscients, des réactions contre l’embauche des femmes, comme il y en eut contre l’embauche des travailleurs étrangers, ou même contre les travailleurs originaires de la province d’à côté. Mais les dirigeants du mouvement politique socialiste, Etienne Varlin puis Jules Guesde et Paul Lafargue en tête, combattirent cette tendance.

Les luttes de la classe ouvrière allaient alors de l’avant, et lorsque celles-ci conquirent une législation minimum du travail, une législation spéciale protectrice des femmes apparut en France.

Evidemment, le patronat essaya de s’en servir pour priver les femmes de l’accès au travail qualifié ; il concevait la protection des ouvrières à sa manière : une loi de 1900 organisa par exemple leur journée de travail différemment, afin qu’elles soient libres, qu’elles aient leur temps de repos, pour aller préparer le repas du foyer...

Cette législation spéciale pour les femmes était le plus souvent justifiée par la nécessité d’enrayer une mortalité infantile considérable et de permettre l’allaitement maternel, encore plus indispensable à l’époque qu’aujourd’hui. Mais en guise de protection de la vie de famille, la bourgeoisie et son État n’étaient pas à une contradiction près.

Dans les grands magasins parisiens, pour les vendeuses, le mariage était cause de renvoi. D’origine provinciale généralement, elles n’avaient le plus souvent pas d’autre choix que l’internat sur place, sous surveillance.

Avec le concours de l’Eglise, les industriels de la région lyonnaise recrutaient des jeunes filles de la campagne, qu’ils enfermaient dans ce qu’on appela les « couvents soyeux » sous la férule des bonnes soeurs - afin, sous couvert de moralisation des moeurs, d’exploiter à merci cette main-d’oeuvre cloîtrée, peu qualifiée et rendue docile par force, qui a été évaluée à quelque 100 000 jeunes filles environ, vers 1880.

En Angleterre et en Allemagne, le célibat était obligatoire pour les employées de bureau. En France, les dames du téléphone aussi étaient des « demoiselles », qui devaient quitter leur poste en cas de mariage éventuel. Tout cela peut paraître d’un autre âge, mais rappelons qu’il n’y a guère qu’une vingtaine d’années qu’ici même les hôtesses de l’air peuvent se marier sans renoncer à leur emploi.

Même si la loi leur imposait l’autorisation de leur mari pour se syndiquer, les femmes participaient aux luttes. Ouvrières, institutrices, elles en menèrent elles-mêmes.

Le Parti socialiste fut le premier à inscrire dans son programme, lors de son Congrès de 1879, « égalité civile et politique des femmes ».

En Allemagne, la dirigeante socialiste Clara Zetkin créa un « Mouvement des femmes socialistes allemandes et internationales », dont l’organe, L’Egalité, s’efforçait de montrer que la lutte pour l’émancipation des femmes était inséparable de la lutte de la classe ouvrière, de la lutte pour le socialisme.

Au Congrès de fondation de la IIe Internationale, Clara Zetkin, une des figures en vue de ce congrès, expliquait que « Les travailleuses qui veulent accéder à l’égalité sociale n’attendent rien, pour leur émancipation, du mouvement féministe bourgeois qui prétend lutter pour les droits de la femme. Le droit de vote sans liberté économique n’est ni plus ni moins qu’un chèque sans provision » . C’est la même Clara Zetkin qui fut à l’origine, en 1910, de la la création de la Journée internationale des femmes.

Dans le mouvement socialiste révolutionnaire, les femmes avaient toute leur place, et elles y ont joué un rôle majeur, à commencer bien sûr par Rosa Luxembourg.

La politique des bolcheviks au pouvoir

Symbole remarquable de la manière dont la lutte pour les droits des femmes trouvait tout naturellement sa place dans le combat socialiste, la grande secousse révolutionnaire qui, après avoir renversé le tsarisme, allait ébranler le monde entier, eut pour point de départ les manifestations organisées à Pétrograd à l’occasion de la Journée internationale des femmes du 8 mars 1917.

Et quand, quelques mois plus tard, les bolcheviks se trouvèrent au pouvoir, c’est tout naturellement qu’ils menèrent une politique révolutionnaire quant à la condition des femmes. Et c’est à juste titre que Lénine pouvait affirmer, en septembre 1917, « Aucun État, aucune législation démocratique n’a fait pour la femme la moitié de ce que le pouvoir soviétique a fait dès les premiers mois de son existence » .

La Russie révolutionnaire fit du mariage une simple formalité civile et attribua les mêmes droits à tous les enfants, « légitimes » ou pas ; elle fut le premier État au monde à faire du divorce une affaire simple et d’ordre privé en cas de consentement mutuel, dès décembre 1917. Le Code de la famille de décembre 1918 était alors unique en Europe par son esprit de liberté, établissant l’égalité absolue entre mari et femme comme vis-à-vis de leurs -enfants.

Des organismes, près du Comité central et à tous les échelons du Parti, furent chargés d’oeuvrer à faire entrer dans les faits l’égalité toute neuve, avec l’immense tâche de faire face aux innombrables problèmes comme par exemple celui d’instruire plusieurs millions de déléguées élues par les ouvrières et les paysannes. Un ambitieux programme d’équipements collectifs fut élaboré, car, dans l’esprit des bolcheviks, un système de services sociaux - jardins d’enfants, restaurants, blanchisseries, dispensaires - devait alléger aussi bien les tâches maternelles que les corvées ménagères.

Le premier Congrès musulman pan-russe de 1917 à Moscou avait proclamé l’égalité des droits des femmes et des hommes musulmans, et cela aussi était une première. La polygamie fut abolie par la loi, comme le mariage des petites filles et l’obligation du voile pour les femmes, tandis que l’obligation de l’instruction s’imposait aux filles comme aux garçons.

On se doute bien qu’il n’allait pas être simple de révolutionner ainsi les moeurs. La réalisation générale concrète d’un mode de vie nouveau était hors de la portée du jeune État révolutionnaire, pauvre et isolé, mais les bolcheviks en tout cas ont montré qu’ils ne craignaient pas de secouer le lourd poids de « la tradition de toutes les générations mortes » dont parlait Karl Marx à propos des dirigeants de la Révolution française. Ils ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour ouvrir la voie d’une égalité réelle entre hommes et femmes. Et ils ont milité pour que les jeunes Partis Communistes dans les autres pays se donnent, entre autres, ce même objectif.

Le mouvement féministe et ses luttes

Parallèlement au mouvement ouvrier, il avait existé, dès la première moitié du XIXe siècle, un féminisme bourgeois.

Parmi les femmes de la classe aisée, les revendications féministes sont apparues aux États-Unis, dans les années 1830, dans le cadre de la campagne anti-esclavagiste en milieu protestant, où les femmes étaient très actives. Des femmes de la grande bourgeoisie consacrèrent leur vie et mirent en jeu leur position sociale pour organiser un mouvement anti-esclavagiste féminin, qui unissait la cause des femmes et celle des Noirs. Certaines des associations organisaient ensemble femmes noires et femmes blanches - non sans rencontrer des obstacles de la part d’une grande partie des pasteurs du clergé protestant. Ce qui eut pour effet d’accentuer le féminisme des militantes, qui prirent notamment comme slogan provocateur, mais après tout pas plus provocateur que l’inverse : « Priez Dieu, Elle vous exaucera ! » ...

Pour l’anecdote, mentionnons que la première femme à faire acte de candidature à la présidence d’un État et à mener campagne fut une Américaine, nettement plus tard bien sûr, en 1884, « une jolie veuve de 40 ans, avocate, montée sur un vélocipède, sa serviette et une tabatière entre les mains » , dont en France Le Figaro se moqua bien sûr abondamment.

En Angleterre, la question du suffrage féminin fut, à partir de 1850-1851, longtemps en débat au sein du Parlement, d’autant qu’il s’y trouva un homme, John Stuart Mill, qui s’y fit le porte-parole des droits des femmes. Elles avaient déjà conquis des pouvoirs locaux relativement étendus, mais le pouvoir opposait des refus répétés sur la question du droit de vote à l’échelon national. La reine Victoria était tranchante : « La reine fait appel à toutes celles qui peuvent prendre la parole ou écrire et les adjure de s’unir pour enrayer ce Mouvement des droits de la femme, pervers et fou, avec toutes les horreurs qu’il entraîne et qui aveugle les pauvres êtres de son sexe, qui en oublient le sens de la féminité et des convenances. Ce sujet irrite à ce point la reine qu’elle peut à peine contrôler sa colère » .

Les suffragettes et leur organisation politique finirent par se livrer à des actions violentes pour arracher le droit de vote : incendies de maisons, bris de vitrines, attaques de membres du Parlement, et même pose de bombes et suicides spectaculaires - il y eut plusieurs centaines de milliers de manifestantes suffragettes dans les rues de Londres en 1908. La bourgeoisie anglaise ne leur fit pas de cadeaux : elles subirent une répression continue, constamment emprisonnées, au régime de droit commun. Lorsqu’elles firent une grève de la faim, en 1906, le gouvernement ordonna de les gaver de force, comme des oies, et fit publier une photo de la scène dans la presse pour les ridiculiser. Mais leur organisation resta forte.

Le mouvement en France (1870-1914)

En France, c’est dans les années 1870 que des revendications et des initiatives féministes étaient apparues nettement parmi les femmes des milieux bourgeois et intellectuels. Le mouvement était profondément marqué par « la question sociale » comme on disait, la peur de la révolte des prolétaires parmi lesquels les femmes, les fameuses « pétroleuses », avaient montré leur degré de résolution. A l’époque de Germinal, les indicateurs de police mesuraient d’ailleurs le mécontentement au nombre de femmes dans les meetings ou les manifestations.

Certaines associations se limitèrent à la revendication du droit de vote, ce qui fit demander par un journaliste du Figaro si, après les femmes, les boeufs voteraient... D’autres avaient des revendications variées autour de la question des droits civils des femmes et de la gestion des biens. Un quotidien, fondé par Marguerite Durand, La Fronde, républicain, laïque et féministe, parut pendant six ans.

Ces mouvements, dès lors qu’ils ne mettaient pas la lutte de classe en avant, reçurent les appuis d’intellectuels - dont Victor Hugo - et de personnalités parlementaires, voire gouvernementales.

Mais dans l’ensemble, malgré des femmes dynamiques, qui firent parler d’elles, le mouvement féministe bourgeois resta minoritaire en France. Il rejetait les méthodes nettement plus musclées des suffragettes américaines et anglaises.

Parmi les grandes causes défendues par et autour du mouvement féministe, celle de l’instruction des femmes occupa une large place.

C’est seulement en 1867 qu’une loi a obligé toutes les communes de plus de 500 habitants à ouvrir une école primaire de filles. Des établissements d’enseignement secondaire furent peu à peu créés pour elles par l’État, avant d’être généralisés, en 1880. Cela dit, le niveau d’enseignement y restait bas et adapté à ce qu’on attendait des filles dans la société. C’est d’ailleurs seulement en 1924 que fut instituée l’identité des enseignements entre garçons et filles, et donc un baccalauréat unique.

A l’université de Paris, dans la période de 1905 à 1913, les émigrées juives, polonaises, russes et roumaines, représentaient à elles seules plus du tiers des effectifs totaux d’étudiantes. En médecine et en droit, il y avait près de deux fois plus de femmes d’Europe orientale que de Françaises inscrites.

Il faut dire que si les hommes résistèrent pied à pied aux prétentions de femmes de leur milieu d’exercer les mêmes professions, les médecins et les avocats se montrèrent particulièrement réactionnaires. Les étudiants en médecine manifestèrent contre l’ouverture aux femmes du concours de l’externat ; la première femme à devenir interne des hôpitaux fut brûlée en effigie. Les avocats, quant à eux, invoquaient le risque que les magistrats soient séduits par les avocates...

Dans la plupart des pays occidentaux en train de s’industrialiser, le service domestique restait le secteur d’emploi salarié le plus important pour les femmes, car il s’était étendu dans la classe bourgeoise. Même en Angleterre, le pays le plus industrialisé, 40 % des travailleuses travaillaient comme domestiques, à la moitié du siècle, contre 22 % dans les usines textiles. Mais l’entrée des femmes dans les usines était, à son échelle, un phénomène nouveau et qui a beaucoup frappé les gens de l’époque.

Parmi les militantes féministes, très ouvertement partisanes de la collaboration des classes, le sort des ouvrières suscita quelquefois de la simple philanthropie et souvent de l’indifférence. Lorsque les congrès ouvriers internationaux adoptèrent le principe des lois de protection spéciale en faveur des ouvrières, certaines féministes bourgeoises le contestèrent comme discriminatoire...

Un fossé social immense séparait les militantes ouvrières des bourgeoises féministes, et l’antagonisme de classe fut particulièrement vif en France et en Allemagne.

Une longue éclipse, et une évolution réactionnaire de la société

A partir de la guerre de 1914-1918, au cours de laquelle bon nombre d’entre elles, d’ailleurs, dans leur désir d’intégration, se firent des sergents recruteurs pour l’effort de guerre de leur pays, le mouvement féministe bourgeois a connu une longue éclipse. L’Europe entrait dans une longue période de réaction. La révolution prolétarienne était endiguée et le mouvement ouvrier subissait un profond recul.

Des dictatures, la dictature fasciste de l’Italie de Mussolini, la dictature nazie de l’Allemagne de Hitler, comme de celle de l’Espagne du général Franco, on ne pouvait certainement pas attendre autre chose qu’une aggravation de la condition des femmes comme de celle de toute la société.

En changeant bien évidemment ce qu’il faut changer, on peut se rendre compte qu’il y a des traits communs aux pays européens, pendant cet entre-deux-guerres, dans les politiques gouvernementales vis-à-vis des femmes et de la famille. La prétendue vocation exclusive des femmes à la maternité a été montée au pinacle aussi en France.

Les élus pensaient aux femmes.

1920-1923, ce sont les années des lois scélérates qui interdirent toute propagande en faveur du contrôle des naissances, en même temps qu’elles infligeaient de lourdes peines de prison aux auteurs d’avortement, le plus souvent des femmes, les « faiseuses d’anges » comme les appelait avec mépris la grande presse, de même qu’aux femmes qui avortaient, et décidaient de les faire juger en correctionnelle par des magistrats professionnels parce que les jurés d’Assises montraient trop d’indulgence.

L’après-guerre 14-18 fut très réactionnaire. Les ouvrières des industries de guerre furent les premières licenciées, leur embauche n’avait été conçue que pour la durée des hostilités. Les femmes dites « émancipées » et le féminisme furent critiqués avec virulence, au profit d’une étouffante promotion de la femme-mère, à laquelle une bonne partie des ex-féministes collaborèrent elles-mêmes. A partir de 1926, une « Journée des Mères » fut célébrée officiellement, et les mères de « familles nombreuses » furent désignées par une médaille spéciale.

Les femmes étaient de plus en plus écartées du travail salarié. D’après les recensements, la baisse de l’activité féminine en France a été régulière, des années 1920 jusqu’en 1968, à l’exception de l’année 1946.

Dans l’industrie, pour le patronat, les femmes, comme les travailleurs immigrés - polonais et italiens, à l’époque - se retrouvaient dans les emplois les moins qualifiés et les premiers à être jetés au chômage. Avec la crise des années 30, dans tous les pays européens, le travail des femmes mariées fut limité par des mesures contraignantes. Le mythe du travail et du salaire « d’appoint » servait les intérêts des patrons.

Disons enfin que, parallèlement, la réaction n’épargna pas les femmes en URSS, où la bureaucratie stalinienne entreprit de réhabiliter la Famille, exalta les « mères héroïques », rétablit l’autorité du père, supprima la liberté de l’avortement. En outre, en 1943, quand Staline préparait l’après-guerre, il renforça ce processus réactionnaire, en matière de divorce ou contre les enfants « illégitimes » et les femmes mères célibataires.

Pour le Parti Communiste, le cours stalinien sur le sujet allait bien avec son souci d’apparaître comme un parti respectable aux yeux de la bourgeoisie. Il rejoignit les partisans de la famille et de la natalité dès 1935. Et il fut, jusque dans les années 60, un adversaire zélé et spécialement puritain du contrôle des naissances, ce « vice de la bourgeoisie » disait-il.

Le PC ne déparait certes pas dans le paysage du Front Populaire.

Une loi de 1938, qui avait accordé aux femmes mariées quelques autorisations d’agir par elles-mêmes, avait conservé toutefois le droit pour le mari d’opposer son veto à ce que sa femme travaille. Ce droit-là fut bien sûr maintenu par Pétain ; et on peut relever qu’en 1945, encore, il fut confirmé, considéré comme « une règle d’ordre public »... et qu’il n’a été supprimé qu’en 1965 !]]

Le régime de Pétain aggrava la répression contre ceux qui aidaient les femmes à avorter ; l’avortement était devenu « crime contre la sûreté de l’État ». De 1942 à 1944, il y aurait eu 4000 condamnations par an pour ce motif. Une femme, Marie-Louise Giraud, fut même guillotinée en juillet 1943.

Les lois pétainistes furent abrogées après la guerre, mais pas la législation de 1920.

Lorsque, en 1949, Simone de Beauvoir publia son livre intitulé « Le Deuxième sexe », elle sembla prêcher dans le désert. Le Pape, lui, lança une « fatwa » contre ce livre, qui fut mis à l’Index officiellement par le Vatican.

Les idées contenues dans « Le Deuxième sexe » furent à l’origine, mais seulement des années plus tard, de l’engagement d’un certain nombre de féministes, américaines d’abord.

Les femmes alors, aux États-Unis d’abord puis, depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, en Europe, étaient désormais de plus en plus « recyclées » par le capitalisme en tant que consommatrices : toujours promues comme femmes au foyer, mais dans des foyers auxquels on fixait l’objectif « libérateur » de s’équiper en matériel électro-ménager.

Sans aucun doute, la modernisation de l’habitat et des équipements domestiques a représenté un progrès incontestable dans la vie d’un nombre croissant de femmes. Mais elle n’a pas pour autant réellement libéré les femmes des tâches domestiques et, bien souvent, elle les a même enchaînées au contraire, d’une autre manière, à leur condition de mère et de ménagère. Et le développement de la publicité aidant, la femme n’a pas cessé d’être ravalée au rang de marchandise, elle-même susceptible d’en faire vendre d’autres, des détergents ou des voitures...

Le mouvement féministe des années 1960 et 1970

C’est vers la fin des années 60 qu’aux États-Unis, le mouvement féministe est réapparu, en même temps que le mouvement des droits civiques de la population noire et le mouvement contre la guerre au Vietnam.

En France, le mouvement est sorti de la secousse sociale que furent les événements de Mai 1968, de la conjonction du mouvement étudiant et de la grève générale, qui redonna une nouvelle vigueur aux idées de gauche et d’extrême-gauche, et qui ouvrit la voie à la contestation de ce qu’il y avait de plus archaïque dans la société française.

La nébuleuse de groupes qui fut baptisée MLF (Mouvement de Libération des Femmes) par les médias en 1970 mena des coups d’éclat qui ne passèrent pas inaperçus. Cela pouvait aller du dépôt, devant la presse réunie, d’une couronne à l’Arc de Triomphe à la mémoire de la femme inconnue du soldat, à des irruptions dans les locaux de l’association « Laissez-les vivre ».

Dans ce contexte, furent fondés, en 1973, le Mouvement « Choisir » et le MLAC (Mouvement pour la Liberté de l’avortement et de la contraception), auquel participaient plusieurs organisations politiques d’extrême-gauche, dont Lutte Ouvrière. Le MLAC se donnait pour but d’imposer l’abolition de la loi de 1920 dans les faits.

Deux ans avant, en 1971, 343 femmes, dont un certain nombre d’actrices et d’écrivains célèbres, avaient affirmé publiquement avoir avorté un jour et demandé la liberté de l’avortement pour toutes les femmes. Leur manifeste, publié dans le Nouvel Observateur, avait créé le scandale. Quelques mois plus tard, 300 médecins se manifestèrent à leur tour dans le même sens. En 1972, le procès au tribunal de Bobigny d’une jeune fille de 16 ans, de sa mère et de collègues, qui étaient jugées pour avortement, fut entouré d’une publicité active et d’une manifestation, et il se termina par un non-lieu. Ce fut un succès déterminant pour la suite.

Comme le mouvement féministe américain, le mouvement féministe français englobé sous le nom de MLF, qui n’était pas structuré et ne voulait pas l’être, comprenait plusieurs tendances, dont certaines se disaient révolutionnaires, voire marxistes. Il s’est développé sous le drapeau de la « libération de la femme », et pas seulement sur celui de l’égalité des droits dans le cadre actuel. Le MLF défila, d’ailleurs, aux côtés des révolutionnaires lors des cortèges du 1er mai pendant plusieurs années. C’était une option politique qui le plaçait dans le camp des contestataires de l’ordre établi, mais le MLF demeura une organisation séparée de femmes, farouchement non-mixte. Et celles de ses militantes qui se disaient marxistes, pour une bonne part issues du courant maoïste, ainsi que des organisations de gauche et d’extrême-gauche, telles que le PSU et la Ligue Communiste Révolutionnaire, demeurèrent longtemps sur ce terrain.

L’immense majorité des revendications mises en avant par les féministes fait partie du programme des révolutionnaires marxistes. Ce n’est pas d’hier, ni même d’avant-hier, que ceux-ci ont dénoncé la situation faite aux femmes comme un des scandales permanents de l’organisation sociale fondée sur la propriété privée. Et Bebel lui-même, à la fin du siècle dernier, dénonçait l’organisation sociale bourgeoise, qui abandonne aux cellules familiales la charge d’élever et éduquer les femmes et les hommes de l’avenir, avec l’aliénation et le gaspillage d’énergie que cela entraîne.

Le combat pour le droit des femmes à disposer de leur corps

Pour en revenir aux résultats de la mobilisation féministe des années 1970 : après plusieurs années de lutte et l’entrée en scène de dizaines de milliers de femmes et d’hommes bravant ouvertement la loi anti-avortement de 1920, le gouvernement se trouva dans l’embarrassante situation de prétendre maintenir une loi parmi les plus répressives en Europe, tout en étant devenu incapable de la faire appliquer, et même réduit à la laisser bafouer publiquement.

En avril 1974, un débat télévisé fut organisé, en préfiguration des débats parlementaires prévus. Fait significatif, il eut lieu entre hommes - deux députés de droite avec Michel Rocard. Des centaines de femmes téléphonèrent pendant l’émission. Vainement.]]

Au cours de l’année 1974, 300 femmes moururent encore des suites d’avortements clandestins.

Finalement, la loi présentée par Simone Veil fut votée, sous la présidence de Giscard d’Estaing, en janvier 1975, pour une durée de cinq ans seulement dans un premier temps et assortie de nombreuses clauses restrictives. Le débat parlementaire se caractérisa par la violence haineuse spécialement des députés de la droite, qui à plusieurs reprises injurièrent Simone Veil, l’empêchèrent de parler, et tinrent dans les couloirs des propos antisémites à son sujet.

La loi de 1975, il y a 20 ans, est un acquis des luttes des femmes. Ce droit, elles se sont battues pour le conquérir, elles ne l’ont pas mendié !

Sur un autre plan, il faut mettre également à l’actif du bilan des années 1970 le dépoussiérage législatif qui a enfin relégué la législation napoléonienne au musée des antiquités. L’autorité du père sur femme et enfants, le divorce parcours du combattant même en cas de consentement des deux conjoints, l’adultère tombant sous le coup du Code pénal, l’inégalité entre mari et femme devant l’éventuel patrimoine de la famille, tout cela existait encore, deux siècles après la Révolution française, avant les lois de 1970, 1975 et 1985.

Le mouvement féministe fut un mouvement efficace, quoi qu’on puisse penser par ailleurs de ses contradictions et de ses limites. Il a dénoncé l’oppression des femmes, bousculé de nombreux préjugés, secoué la mentalité de soumission inculquée à bien des femmes, revendiqué pour elles le droit d’être elles-mêmes à part entière.

Comment le suffrage universel a fini par ne plus avoir de sexe...

Aujourd’hui, par rapport à ces années où la femme était officiellement un être mineur, on peut avoir l’impression qu’il s’agit d’une époque lointaine. Et les acquis des luttes pour les droits des femmes paraissent sans doute à beaucoup de jeunes faire partie de leur environnement normal. La contraception, par exemple, est largement entrée dans les moeurs. Les couples vivant en dehors du mariage sont chose courante. Les diktats de la société sur la tenue vestimentaire des filles sont une vieille lune.

Pourtant, cette égalité en droit n’est pas si vieille, et faut-il le préciser, la France n’a pas occupé le peloton de tête des nations en ce domaine.

Le vingt-cinquième anniversaire de la mort de de Gaulle a par exemple été une occasion d’entendre réaffirmer que c’est grâce à lui que les femmes avaient obtenu le droit de vote au lendemain de la guerre, comme si le fait de décider que les Françaises pourraient désormais voter, droit qu’elles exercèrent pour la première fois aux élections municipales de 1945, avait constitué un exploit remarquable.

Il y avait déjà plus de 75 ans que l’État du Wyoming, aux USA, avait inscrit le droit de vote des femmes dans sa législation. Et en ce qui concerne l’Europe, bien des pays avaient pris cette décision avant la France.

Dans la Russie de 1917 secouée par le révolution, le gouvernement provisoire avait, dès juillet 1917, décrété les femmes électrices et éligibles. En Allemagne, après la chute du régime impérial, en pleine révolution aussi, les femmes avaient obtenu l’égalité des droits politiques le 30 novembre 1918.

Il faut sans doute aussi mettre à l’actif de la vague révolutionnaire qui secouait alors l’Europe le fait que les États européens nouvellement créés par le traité de Versailles, la Pologne, la Hongrie, la Tchécoslovaquie, reconnurent les droits politiques aux femmes.

Les Anglaises, de leur côté, avaient obtenu le droit de vote en 1918, avec des restrictions d’âge cependant (supprimées en 1928), et l’ensemble des Américaines en 1920.

Ces années-là avaient aussi vu la Turquie émerger des décombres de l’empire ottoman vaincu, sous la forme du nouvel État dirigé par le nationaliste radical Mustafa Kémal, qui se voulait modernisateur et résolument laïc. Et c’est ainsi que les femmes turques ont eu le droit de voter, à égalité avec les hommes, en 1934, dix ans avant les femmes de la « grande démocratie » française.

Les femmes espagnoles également avaient obtenu ce droit élémentaire, en 1931, après l’effondrement de la monarchie.

Bref, les gouvernants français de 1945 n’avaient pas tellement à se vanter : ils faisaient plutôt figure de lanternes rouges ! C’est toujours la position de la France, avant-dernière avant la Grèce au sein de l’Union européenne pour ce qui est de la place des femmes dans la vie publique.

Car bien qu’elles aient obtenu le droit de vote, les femmes, tout au long de ces cinquante ans, ont été extrêmement peu représentées dans les assemblées élues, et encore moins dans les gouvernements.

Quant aux responsabilités gouvernementales de premier plan, la France a dû attendre la dernière décennie du siècle pour avoir un ministère dirigé par une femme, en la personne d’Edith Cresson. Encore son gouvernement a-t-il eu une existence extrêmement brève, d’autant plus brève qu’Edith Cresson, du fait manifestement d’être une femme, a rencontré presque autant de problèmes du côté de sa propre majorité que du côté de l’opposition.

De temps en temps, il se trouve certes un premier ministre pour essayer de prouver qu’il fait un peu plus de place aux femmes que les autres. Ce fut le cas d’Alain Juppé il y a six mois - le même Juppé qui affirmait encore le 19 octobre que le « combat pour la parité entre les hommes et les femmes » est « un enjeu essentiel pour le gouvernement » . On sait comment, trois semaines après, le naturel est revenu au galop !

Quant au sommet de la haute administration, au niveau des postes « laissés à la discrétion du gouvernement », les femmes y sont moins de 6 %.

Derrière l’égalité juridique formelle, les inégalités sociales entre les hommes et les femmes se perpétuent

L’école, d’abord, continue de recréer la distinction sociale entre les sexes par le truchement de ses filières plus ou moins « féminines » ou « masculines ». Dans tous les pays d’Europe occidentale, le nombre des filles scolarisées au niveau de l’enseignement secondaire a progressé très rapidement dans le cours des années 1970, mais les orientations au niveau du bac restent fortement différenciées selon le sexe, en fonction des modèles admis dans la vie sociale.

Et il se trouve que, sur le marché du travail, un même niveau de diplôme n’a pas la même valeur selon le sexe du diplômé.

Au nom de l’égalité, les discours officiels manifestent la satisfaction devant le fait que la participation des femmes à la vie professionnelle a beaucoup augmenté. Aujourd’hui, près de 80 % des femmes en âge de pleine activité travaillent, ou recherchent un emploi, y compris celles qui ont un et même deux enfants.

Mais, globalement, les femmes gagnent entre 20 et 24 % de moins que les hommes. Elles sont concentrées dans des catégories d’emplois moins payés - gardes d’enfants, employées de nettoyage, vendeuses, et, bien sûr, employées de bureau, sans oublier les infirmières et les institutrices. Dans une même catégorie d’emplois, elles occupent moins souvent les positions professionnelles élevées. Même dans la Fonction Publique d’État, la rémunération moyenne des femmes est inférieure à celle des hommes.

Et les chômeuses sont, proportionnellement, presque deux fois plus nombreuses que les hommes. La différence est encore plus grande parmi les jeunes. En outre, les durées de chômage des femmes sont supérieures.

Mais surtout, il est frappant de constater que l’augmentation du nombre des femmes au travail est due avant tout à la prolifération des emplois précaires (elles sont majoritaires pour les contrats à durée déterminée et les emplois du type « contrats emploi-solidarité » ), et à l’extension des emplois à temps partiel, qui sont occupés à plus de 80 % par des femmes.

Pour ces emplois à temps partiel, c’est peut-être un choix de la part de certaines femmes - pour un tiers d’entre elles, d’après diverses études sur le sujet - mais, quand plus des trois quarts des femmes ayant deux enfants à charge travaillent, on peut se demander si c’est un véritable choix. On sait bien que les services, tels que les crèches, qui pourraient alléger cette charge sont notoirement insuffisants. Et cela n’est pas en passe de -s’améliorer.

Depuis 1973, et surtout 1980-1981, le patronat orchestre, on le sait, sa campagne pour la « flexibilité » de la main-d’oeuvre, contre les « rigidités ». Et quand on parle d’horaires « flexibles », ce sont sans doute les femmes que cela handicape le plus, surtout si elles sont mères célibataires.

On utilise moins que par le passé, jusque là en tout cas, le discours en faveur du retour de la femme au foyer, désignée comme bouc-émissaire pour le chômage (sauf Le Pen et De Villiers pourtant). Mais, de fait, avec des méthodes plus variées, c’est une forme de retrait des femmes du marché du travail qui s’est légalement mise en place.

Enfin, bien sûr, c’est sur les femmes que continue de peser essentiellement la charge du ménage et de la famille, et peu de choses ont changé dans la lourdeur de la « double journée » des travailleuses. Ce sont elles, les vraies « super-women », et beaucoup de travailleuses ne voient sans doute toujours pas où est leur libération.

C’est que, même si la misogynie des politiciens français bat des records, de toute manière, la reconnaissance du droit de vote des femmes, en 1944-1945, ne pouvait pas constituer une révolution. Dans le cadre du parlementarisme bourgeois, le droit de vote ne peut guère être autre chose qu’un thermomètre, qui permet de mesurer l’étendue des libertés démocratiques dont les opprimés peuvent tirer parti dans leurs luttes, mais qui en lui-même ne saurait être le moyen de leur émancipation. Il en va en ce domaine du droit de vote des femmes comme il en a été pour les travailleurs du suffrage dit universel.

Et les pays qui sont dirigés par des femmes ne sont pas plus des exemples de démocratie, y compris en ce qui concerne les droits des femmes. Il suffit pour s’en convaincre de penser à la république d’Irlande, dont la présidente est une femme, mais où l’avortement, sous la pression de l’Eglise catholique, est banni.

Un combat que nous menons au nom du socialisme

Force est de constater que les conquêtes des années d’après 1968 ne peuvent pas être considérées comme irréversibles. Le fait que la société en général, et la situation des femmes en particulier, ne puissent pas progresser lorsque la classe ouvrière recule, nous pouvons le vérifier directement avec l’évolution de ces dernières années.

Dans les années 80, le mouvement féministe a presque complètement disparu partout, pas seulement en France. Bien des militantes féministes des milieux intellectuels et bourgeois se sont reconverties et ont succombé aux charmes plus ou moins discrets de la bourgeoisie. Non seulement la défense du droit des femmes n’est plus à la mode dans les grands moyens d’information, mais elle est même ridiculisée ou dévoyée. Les magazines proposent parfois des « super-femmes » d’affaires en couverture au lieu de top models, mais cela joue le même rôle : les femmes auraient gagné tout ce à quoi elles peuvent prétendre, que pourraient-elles bien revendiquer de plus ? L’égalité, elles sont censées l’avoir obtenue.

Et pourtant ! Pourtant, dans l’immédiat, la législation sur la contraception et l’IVG est contestée dans les faits, depuis dix ans, par des commandos d’extrême-droite, même si les médecins qui acceptent de pratiquer des IVG n’en sont pas encore en France comme aux États-Unis à se munir de casques et de gilets pare-balles, et les cliniques concernées de portes blindées. Cette législation est contestée aussi dans la pratique par le manque de moyens attribués aux hôpitaux (près du tiers des hôpitaux publics ne disposent pas de centres d’IVG sur place) ; par la mentalité réactionnaire d’une partie des médecins et de l’administration ; parce que le gouvernement est incapable de faire respecter la législation en vigueur pour peu qu’elle se heurte à ce que la société compte de couches et d’institutions réactionnaires. Et elle en compte de plus en plus ! L’IVG n’est qu’un droit toléré, pas vraiment accepté, que beaucoup d’esprits arriérés rêvent de remettre en cause, et pour lequel il faut encore combattre.

Ce combat est le nôtre. Nous ne le menons pas au nom du féminisme. Nous le menons au nom du socialisme.

La lutte pour l’émancipation des femmes est indissociable de la lutte pour le renversement des sociétés de classes

Nous pensons en effet que la caractéristique essentielle de notre société, c’est d’être divisée en classes, exploités d’un côté, exploiteurs de l’autre, et que la seule force sociale capable de révolutionner jusqu’au bout cette société, c’est la classe ouvrière, parce qu’elle n’a rien à perdre à ces changements.

Les femmes ne constituent pas une classe. Il y a parmi elles des bourgeoises et des prolétaires, des exploiteuses et des exploitées, même si toutes sont des opprimées (les bourgeoises moins que les prolétaires, cependant).

C’est la raison pour laquelle le féminisme, quand il se limite justement au féminisme, ne peut pas aller jusqu’au bout, y compris sur le seul terrain de l’émancipation des femmes, parce que - l’histoire l’a toujours montré - vient forcément un moment où les femmes qui militent sur ce seul terrain-là sont prisonnières de leurs solidarités de classe.

Les travailleurs ne sont certes pas tous débarrassés des préjugés liés au sexe. Mais l’une des tâches du mouvement socialiste, c’est justement de combattre ces préjugés parmi les exploités, de leur montrer que, comme le disait si bien Charles Fourier, « partout où l’homme a dégradé la femme, il s’est dégradé lui-même », et que, tout comme un peuple qui en opprime un autre ne peut pas être un peuple libre, un sexe qui en opprime un autre ne peut pas être libre.

Mais c’est la classe ouvrière unie et elle seule qui, en transformant la société de fond en comble et en jetant bas l’exploitation, ouvrira la porte à un monde d’où toutes les oppressions auront disparu."
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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 19:52
J’entendais l’autre jour dans l’émission consacrée aux femmes sur France-Inter que Floran Tristan avait compris des années avant Marx et Engels le problème de la lutte des classes et la lutte pour les droits des femmes, surtout lors de son séjour au Pérou. Seulement, comme c’était une femme, personne n’en a eu rien à cirer de ce qu’elle racontait, elle est morte d’épuisement à 41 ans, elle soutenait les ouvriers en révolte et les femmes dans leur lutte pour l'égalité (on est ± en 1830).
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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 20:42
@pierregr a écrit:J’entendais l’autre jour dans l’émission consacrée aux femmes sur France-Inter que Floran Tristan avait compris des années avant Marx et Engels le problème de la lutte des classes et la lutte pour les droits des femmes, surtout lors de son séjour au Pérou. Seulement, comme c’était une femme, personne n’en a eu rien à cirer de ce qu’elle racontait, elle est morte d’épuisement à 41 ans, elle soutenait les ouvriers en révolte et les femmes dans leur lutte pour l'égalité (on est ± en 1830).

Je ne pense pas que la questions est de savoir qui à découvert en premier la lutte pour le droit des femmes et la lutte de classe, en soit ce n'est pas important.
Ce que l'on remarque par contre c'est que suite à la révolution française de 1789 les esprits changent et beaucoup de personnes de milieu, de partit, d'idéologie différente commence à prendre conscience de la lutte de classes et parfois (pas toujours) de la lutte pour le droit des femmes. Alors oui c'est vrai qu'à l'époque la voix des femmes n'avais aucune valeur dans les milieu politique c'était tout simplement invraisemblable que les femmes fassent de la politique en fait. Mais il y avais les courant anarchistes, libertins, communiste et socialiste qui permettais aux femmes de s'exprimer, c'était pas encore l'égalité mais c'était déjà une avancée.
Sinon je ne croit pas que Marx et Engels n'en avais rien à cirer de Floran Tristan puisqu'il lui ont écrit un texte de critique par rapport à la critique qu'elle à faite de "La sainte famille", je vais essayer de le retrouver mais ce n'est pas évident que j'y arrive. Je croit bien aussi qu'elle à eu des débats vigoureux avec Proudhon.
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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 21:48
@Leonn a écrit:Je ne pense pas que la questions est de savoir qui à découvert en premier la lutte pour le droit des femmes et la lutte de classe, en soit ce n'est pas important.
Si on chercher à comprendre la lutte des classes, non, c'est pas important.

Par contre c'est clairement loin d'être un cas isolé dans l'histoire, que le rôle des femmes soit oublié, c'est très révélateur et problématique (parce qu'on a un truc qui s'auto-justifie, des abrutis style Zemmour qui disent que de toutes façons l'histoire montre bien que les femmes ont jamais rien créé, etc, donc il faut continuer à les traiter de façon différenciée).

Mais effectivement ça me semble pas particulièrement lié au communisme, même si on peut regretter que ses fondateurs n'aient pas pris un peu plus conscience du problème.
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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 21:52
@Leonn a écrit:la question qu'il faut se poser c'est est-ce que le PC à été une seconde communiste? La réponse est non évidemment contrairement à ce que l'on veux nous faire croire, ce sont des a priori.
Donc il y a des gars qui on créé un truc qu'ils ont appelé ça "parti communiste", il y a des dizaines millions de personnes qui ont marché, à l'international aussi il y a des centaines de millions de personnes qui l'ont cru, mais ce n'était pas communiste, c'est une évidence...

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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 22:03
@Leonn a écrit:Je ne pense pas que la questions est ... avec Proudhon.
Bla bla bla bla...
Je te ferai juste remarquer que tu es en train de te positionner clairement d'un point de vue androcentré.
Ca faisait déjà des siècles avant tes communistes et autres que les femmes avaient déjà cette conscience.
Sors de ce mode de pensée.

Avec "La Cité des Femmes" de Christine de Pizan, tu es déjà dans le féminisme.
Ses correspondances le confirment bien.

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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 22:09
@Roxappho a écrit:
@Leonn a écrit:la question qu'il faut se poser c'est est-ce que le PC à été une seconde communiste? La réponse est non évidemment contrairement à ce que l'on veux nous faire croire, ce sont des a priori.
Donc il y a des gars qui on créé un truc qu'ils ont appelé ça "parti communiste", il y a des dizaines millions de personnes qui ont marché, à l'international aussi il y a des centaines de millions de personnes qui l'ont cru, mais ce n'était pas communiste, c'est une évidence...

Sérieusement... ... ...

Il suffit de prendre la définition de communisme dans le dictionnaire et comparer avec les faits pour savoir si ça l'est.
Voici la définition : "Le terme de communisme désigne à l'origine une forme théorique de société sans classes et d'organisation sociale sans État, où la propriété privée serait abolie et les moyens de production mis en commun."
Jamais une seule seconde le PC n'a militer pour ces points de la même façon que Staline qui n'a jamais essayer de supprimer les classes sociales (il les a remit au gout du jour en créant la bureaucratie). Jamais les PC n'ont critiquer l'existence de l'état, ils y ont même participé en reniant une bonne partie de leur idées aux cotés des socialistes, c'est dire! Jamais aucun PC n'a parler de suppression de la propriété privé et la mise en commun des moyen de productions, en France ou ailleurs.
Alors oui le PC n'est communiste que de nom et les millions de gens dont tu parle se sont fait avoir par une propagande de masses, c'est malheureux mais c'est la réalité. L’international est une chose encore différente et pas forcément lié aux PC enfin tout dépend la quelle. Par exemple aucun PC dans le monde ne se revendique de la 4 éme internationale.
C'est le stalinisme qui à fait beaucoup de mal aux idées communistes.
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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 22:14
@Roxappho a écrit:Je te ferai juste remarquer que tu es en train de te positionner clairement d'un point de vue androcentré.

Hmm en quoi, j'ai pas vraiment l'impression?

@Roxappho a écrit:Ca faisait déjà des siècles avant tes communistes et autres que les femmes avaient déjà cette conscience.

Je n'ai jamais dit le contraire. Certaines lutte féministes existaient déjà au moyen âge sans qu'elle même sachent que c'était du féminisme. J'aurais peut être dû mettre le texte entier, j'ai coupé la première partie sur le moyen âge mais je peut éventuellement la mettre.

@Roxappho a écrit:Avec "La Cité des Femmes" de Christine de Pizan, tu es déjà dans le féminisme.
Ses correspondances le confirment bien.

Oui tout à fait.
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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 22:22
@Leonn a écrit:
@Roxappho a écrit:Je te ferai juste remarquer que tu es en train de te positionner clairement d'un point de vue androcentré.
Hmm en quoi, j'ai pas vraiment l'impression?
Relis toi à la lumière de ce que j'ai marqué.
Tu ne t'es posé que du point de vue masculin de la société, occultant totalement les femmes. Tu pars bille en tête sur tes idéologies que les femmes ont devancé depuis des siècles.
Désolée de te dire ça, mais tu es dans le réflexe androcentré.

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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 22:39
@Roxappho a écrit:Relis toi à la lumière de ce que j'ai marqué.
Tu ne t'es posé que du point de vue masculin de la société, occultant totalement les femmes. Tu pars bille en tête sur tes idéologies que les femmes ont devancé depuis des siècles.
Désolée de te dire ça, mais tu es dans le réflexe androcentré.

A dire vrai j'ai beau me relire je ne voit pas ou je suis dans un réflexe androcentré mais je suis un homme alors il est bien possible que je dise des choses dans ce sens et que je ne m'en rend pas compte mais il va falloir m'éclairer plus que cela pour que je comprenne.
Cela dit si tu pense que je dit que le communisme à inventer la lutte féministe c'est faux et je ne l'ai jamais dit et le texte n'en parle pas de cette façon.
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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 22:51
Je ne peux rien te dire d'autre que de te relire encore.
Je n'ai rien sous-entendu d'autre que ce que j'ai marqué. Tu positionnes toute la pensée selon des référents masculins.

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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 22:57
@Roxappho a écrit:Je ne peux rien te dire d'autre que de te relire encore.
Je n'ai rien sous-entendu d'autre que ce que j'ai marqué. Tu positionnes toute la pensée selon des référents masculins.

Pourtant il me semble que je parle de Rosa Luxembourg ou encore d'Arlette Laguiller...
Après j'ai envie de dire qu'est ce que cela peut faire si ce sont des femmes ou des hommes qui ont écrit telle ou telle chose si ce qu'ils ont écrit ou ce pour quoi ils ont milité est juste et féministe?
Le féminisme ne doit pas être qu'une affaire de femmes il doit aussi être une affaire d'homme, sans cela il n'y aura pas d'évolution surtout dans les mœurs.
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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 23:00
@Leonn a écrit:Le féminisme ne doit pas être qu'une affaire de femmes il doit aussi être une affaire d'homme, sans cela il n'y aura pas d'évolution surtout dans les mœurs.
Mais c'est surtout une affaire de femmes dans le sens où les premières personnes à être opprimées, dans le cas présent, ce sont elles. Après, bien sûr que les hommes doivent se sentir concerner et qu'ils doivent lutter contre cette oppression.
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Re: Le féminisme et le communisme

le Mar 6 Mar 2012 - 23:01
Laisse tomber...
Tu es trop dans ton truc pour prendre du champ.

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