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Lucha
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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Mer 25 Avr 2012 - 22:14
@ Polyvalentour,

Certes, mais tu sembles confondre deux notions: la masse musculaire et la force. Comme je l'ai déjà dit à Rouge, un muscle gros est fort (quoique, faut l'entraîner quand même), mais un muscle fort n'est pas forcément gros. Même si une femme a une masse musculaire moins importante qu'un homme, elle peut être plus forte que lui. Rappelle-toi la vidéo postée par une des participantes du forum (je me souviens plus laquelle) qui comparait la force de frappe d'une boxeuse et d'un boxeur dont la masse musculaire était pourtant différente en faveur de l'homme: la boxeuse avait plus de force physique que le boxeur.

Et il faudrait aussi voir si les différences à la puberté ne sont pas contaminées par les conventions sociales: on empêche les filles d'exprimer leur potentiel. J'ai aussi remarqué qu'à la puberté, les garçons mangent plus que les filles (et je ne crois pas que ce soit là un fait naturel, mais plutôt le résultat de complexes qu'ont les jeunes filles pubères). Qui dit moins de calories, dit forcément moins d'énergie, et donc moins de force.

Bref, ce que je veux dire, c'est que la force va se trouver en quantité variable d'une personne à une autre: tu auras des femmes plus fortes que des hommes, tout comme tu auras l'inverse. On ne peut pas établir des généralités sans étude sérieuse, et sachant pertinemment que les femmes sont volontairement maintenues, par divers moyens, dans une infériorité physique.
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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Mer 25 Avr 2012 - 22:33
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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Mer 25 Avr 2012 - 22:54
Lucha a écrit:Même si une femme a une masse musculaire moins importante qu'un homme, elle peut être plus forte que lui.
Je sais. Quand je disais que la force chez les filles n'augmentait pas plus vite que d'habitude, ce n'était pas après avoir observé la forme de leurs corps, mais leurs performances physiques concrètes, par exemple en sport.

Lucha a écrit:J'ai aussi remarqué qu'à la puberté, les garçons mangent plus que les filles (et je ne crois pas que ce soit là un fait naturel, mais plutôt le résultat de complexes qu'ont les jeunes filles pubères). Qui dit moins de calories, dit forcément moins d'énergie, et donc moins de force.
Oui, mais alors les quelques filles qui mangeraient autant à l'adolescence qu'avant devraient avoir un accroissement de leur force physique beaucoup plus élevé en début d'adolescence, comme chez les garçons.

S'il existait un nombre faible mais non négligeable de femmes dont la force physique croîtrait beaucoup plus vite en début de puberté en faisant autant de sport qu'avant, voire moins, alors je serais mal informé, mais alors il faudrait me le dire ! Razz
Autrement, je ne vois pas de cohérence à l'hypothèse selon laquelle l'origine de la différence musculaire moyenne entre hommes et femmes serait exclusivement culturelle.
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Kalista
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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Jeu 26 Avr 2012 - 9:16
Trompes De Fallope a écrit:ça reste quand même très mystérieux pour moi de voir quel intérêt il trouve à faire ça... Suspect
Il essaie de nous remettre à notre place par la violence verbale. Il est tellement persuadé d'avoir raison qu'il ne voit pas où est le mal. C'est normal, de corriger les femmes qui sortent des schémas, non ?

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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Jeu 26 Avr 2012 - 9:42
@ Polyvalentour,

Mais justement, c'est bien ce que je t'explique: force et masse musculaire sont deux choses différentes, quoique corrélées. Je sais que la masse musculaire est en moyenne plus élevée chez les hommes que chez les femmes (ça reste une moyenne), mais si les femmes sont moins fortes que les hommes ce n'est pas à cause de cela. C'est parce qu'on les empêche volontairement de développer leur force physique*. Apparemment toi tu parles de masse musculaire (et tu la relies à juste titre à la force), mais moi je ne te parle que de force (qui elle ne dépend pas forcément d'une masse musculaire impressionnante). Les femmes ne sont pas "faibles" parce que leur masse musculaire est faible, mais bien parce qu'elles ne développent pas le potentiel qu'elles ont. Et je pense qu'il y a aussi le facteur psychologique: lorsque tu bassines tout le temps (famille, médias) que les filles sont faibles, elles finissent par y croire. Je ne crois pas que ce ne soit qu'une question de différence de masse musculaire. Le mental est très important dans la force physique.

* A ce propos, depuis que je fais de la musculation, ma masse musculaire n'a que légèrement augmenté, et l'augmentation est surtout notable au niveau des membres inférieurs (cuisses, fessiers), mais ma force a considérablement grandi. Je peux porter plus et être plus endurante que mon collègue qui fait pourtant dix kilos de plus que moi!
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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Jeu 26 Avr 2012 - 11:09
Bon, j'ai zappé les 3-4 dernières pages mais je pense pas avoir manqué grand chose Smile

Je reprends donc au niveau de la force physique. D'une part, d'après ce que j'ai lu à différents endroits, notamment concernant le travail de force chez les athlètes d'endurance (marathon etc) qui n'ont vraiment pas du tout intérêt à trimbaler des muscles massifs, je plussoie à 100% ce que dit Lucha : on peut développer sa force musculaire de façon très sensible sans faire beaucoup varier la masse ni le volume musculaire. (Je connais pas les détails techniques, mais il me semble qu'il y a entre autres une composante nerveuse, genre on développe la capacité de recruter plus efficacement toutes les fibres du muscle.)

L'augmentation de masse musculaire ne devient indispensable que si on souhaite développer sa force au-delà d'un seuil déjà très élevé. Je vais balancer un chiffre un peu au hasard, mais c'est juste pour donner une idée : dans une société sédentaire comme la notre, on peut sans doute atteindre un niveau de force fonctionnelle supérieur à celui de 90% de la population tout en gardant un volume musculaire « normal ». Le chiffre en lui-même est sans doute faux, mais le point est le suivant : la prise de masse musculaire n'entre en jeu que pour les performances « extrêmes », tant qu'on reste près de la moyenne elle n'est absolument pas le facteur déterminant.

Autrement, je ne vois pas de cohérence à l'hypothèse selon laquelle l'origine de la différence musculaire moyenne entre hommes et femmes serait exclusivement culturelle.
Ceci dit, je suis d'accord sur ce point : je ne pense pas non plus que la différence soit exclusivement culturelle. Par contre je pense qu'en général on sur-estime très largement la part de la biologie dans l'explication de cette différence. Là encore je balance un chiffre au hasard juste pour donner une idée, mais à mon avis la biologie seule explique peut-être 10% de la différence observée, le reste étant culturel.

Je pense que c'est une question sur laquelle il est très difficile de se faire une idée objective, d'une part parce qu'une étude expérimentale de ce genre de question est pour le moins délicate, d'autre part parce qu'on est tellement imprégnés d'une idéologie qui naturalise à outrance les différences hommes-femmes qu'il n'est pas tout évident d'en sortir et même seulement de percevoir tout ce qui dans notre réflection dérive de cette idéologie (c'est le propre de l'idéologie dominante, de ne pas être perçue comme une idéologie).

Du coup je propose le protocole expérimental suivant : on construit au plus vite une société non-sexiste, puis on regarde dans quelques générations ce qui persiste comme différence de force physique, que ce soit au niveau de la moyenne ou des extrêmes. Bon, maintenant que le programme est clair, au travail, yapuka !
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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Jeu 26 Avr 2012 - 11:24
Voilà, je rejoins parfaitement les explications de Numa.

Sinon, effectivement, le système nerveux joue un rôle très important pour les muscles. La masse musculaire seule ne sert à rien si le système nerveux ne suit pas derrière. D'ailleurs, c'est toujours ce système qui lâche en premier, avant justement que les muscles ne soient atteints. C'est ce qu'on appelle (à tord) l'échec musculaire. Il s'agit en fait d'un échec nerveux.
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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Jeu 26 Avr 2012 - 11:51
Les stats concernant le marathon permettent au passage de clouer quelques becs qui clament la naturalité des différences de performance H/F.
(bref, contente de trouver d'autres féministes intéressé(e)s par le sujet, même si l'un d'eux est un fémiscript issu du complot matriciel)
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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Jeu 26 Avr 2012 - 13:57
Lucha a écrit:Apparemment toi tu parles de masse musculaire (et tu la relies à juste titre à la force), mais moi je ne te parle que de force (qui elle ne dépend pas forcément d'une masse musculaire impressionnante).
Non, je parlais de la force. Et je suis d'accord pour dire qu'elle ne dépend pas uniquement de la masse musculaire.

Je précise un passage de mon précédent post :
Polyvalentour a écrit:Quand je disais que la force chez les filles n'augmentait pas plus vite que d'habitude, ce n'était pas après avoir observé la forme de leurs corps, mais leurs performances physiques concrètes, par exemple en sport.
Les performances physiques concrètes, ce n'était pas la masse musculaire. C'était la vitesse et l'endurance dans les sport où on court, le nombre de fois que l'on soulève une masse donnée plusieurs fois d'affilée en cours de musculation, les quelques duels de bras de fer, etc.

Et quand j'ai dit :
Polyvalentour a écrit:S'il existait un nombre faible mais non négligeable de femmes dont la force physique croîtrait beaucoup plus vite en début de puberté en faisant autant de sport qu'avant, voire moins, alors je serais mal informé, mais alors il faudrait me le dire !
Je n'ai pas dit : "Montrez-moi une femme dont la masse musculaire a plus augmenté à l'adolescence en faisant moins de sport."
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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Jeu 26 Avr 2012 - 14:18
Lucha a écrit:

* A ce propos, depuis que je fais de la musculation, ma masse musculaire n'a que légèrement augmenté, et l'augmentation est surtout notable au niveau des membres inférieurs (cuisses, fessiers), mais ma force a considérablement grandi. Je peux porter plus et être plus endurante que mon collègue qui fait pourtant dix kilos de plus que moi!

Moi aussi je m'y suis mise depuis un ou deux mois!
Pas mal de gens me regarde de travers quand j'en parle mais bon, moi j'suis trop fiere de mes muscles de bras qui se développe! sunny

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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Jeu 26 Avr 2012 - 14:27
Polyvalentour a écrit:
Les performances physiques concrètes, ce n'était pas la masse musculaire. C'était la vitesse et l'endurance dans les sport où on court, le nombre de fois que l'on soulève une masse donnée plusieurs fois d'affilée en cours de musculation, les quelques duels de bras de fer, etc.

Oui, si on observe à l'heure actuelle des adolescentes, elles n'ont clairement pas de force suffisante pour avoir de vraies performances en sport, comme les garçons. Sauf celles qui n'inhibent pas leur force. J'ai souvent vu des filles en sport, lorsque j'étais collégienne, qui n'en foutaient pas une, alors qu'elles avaient clairement les capacités. Pourquoi? Parce que c'est un truc de mec, et que les mecs risquent de mal les voir. Pour te dire, au collège les garçons m'appelaient "bonhomme", parce que moi je faisais sport comme eux, et j'avais des performances proches des leurs, malgré mes petites taille et corpulence (c'était clairement un terme péjoratif, mais tu sais, l'opinion des hommes sur moi... Plus c'est péjoratif, plus ça signifie que j'ai de l'estime...). Au foot, j'étais toujours sollicitée par les garçons, parce que petite je jouais beaucoup au foot, et donc j'ai appris. Le prof me faisait courir le 80m avec les garçons (j'ai toujours été très rapide sur courte distance, mais pas endurante sur les longues distances, même encore maintenant). Pourtant, j'ai pas du tout un physique de guerrière, je suis petite, légère, mais j'ai jamais inhibé mes capacités, et petite je courais beaucoup, une vraie cascadeuse, et j'avais très souvent un ballon au pied. Alors que beaucoup d'autres filles jouaient à la poupée ou restaient assises à rien faire, mais c'est pas comme ça qu'on devient sportive. Tandis que les garçons, eux, optimisent leur force. C'est normal qu'à la puberté - âge où en plus les stéréotypes et injonctions de genre s'ancrent très fortement - les filles aient de piètres performances en éducation physique, quand les garçons brillent. Même si une fille n'a pas, en moyenne, une masse musculaire semblable à celle d'un garçon, si on lui interdisait pas de soulever ne serait-ce qu'un pack d'eau, alors elle peut être aussi forte que lui.

Bref, tout ça pour dire que, comme le précisait Numa, il reste très difficile de faire la part des choses entre les facteurs naturels (masse musculaire, hormones, etc.) et les facteurs culturels (les garçons qui sont fortement encouragés à développer leur force et endurance, les filles qu'on maintient volontairement dans la faiblesse physique/psychologique dès leur plus jeune âge). Mais je pense que les facteurs culturels ont beaucoup plus à voir que les facteurs naturels. Pour prendre un exemple simple, chez les lions: le mâle produit clairement plus de testostérone que la femelle, or, celle-ci est en moyenne plus rapide. Chez les femelles du règne animal, qui développent clairement leurs capacités physiques dès l'enfance, on n'observe pas une faiblesse de ce genre, alors qu'elles ne produisent pas de testostérone comme les mâles. Elles sont en général moins grandes, moins massives que les mâles, mais certainement pas faibles comme le sont les femmes en général. Mais je crois qu'Usagi pourra plus nous renseigner là-dessus, puisque c'est son rayon.
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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Jeu 26 Avr 2012 - 14:48
Lucha a écrit: Pour prendre un exemple simple, chez les lions: le mâle produit clairement plus de testostérone que la femelle, or, celle-ci est en moyenne plus rapide.

Je note au passage qu'en effet, les lionnes sont plus petite, moins massive que les lions, ce sont pourtant elles qui partent a la chasse. Elles sont donc loin d'etre "faible"

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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Jeu 26 Avr 2012 - 14:59
Je me souviens qu'une fois, en vacances, j'ai noué une forte amitié avec une chatte sauvage qui avait mis bas chez ma grand-mère. Je m'occupais d'elle, elle mangeait bien et était couverte d'attention. Du coup, on est devenue copines.

Chez ma grand-mère, c'était devenue chez elle. Bon, avec la bonne nourriture, elle a clairement grossi. Aucun mâle ne pouvait mettre les pieds sur son territoire, et bien que plus grands et gros qu'elle, elle les battait et les chassait comme des mal-propres (y en avait qu'un seul qu'elle laissait venir, ça devait être son chéri, lol! ). Donc là aussi: taille et masse plus élevées n'ont pas forcément signifié supériorité physique. Et bien que femelle, l'agressivité et la force, y en avait.
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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Jeu 26 Avr 2012 - 15:06
Lucha a écrit:Pourtant, j'ai pas du tout un physique de guerrière, je suis petite, légère, mais j'ai jamais inhibé mes capacités, et petite je courais beaucoup, une vraie cascadeuse, et j'avais très souvent un ballon au pied. Alors que beaucoup d'autres filles jouaient à la poupée ou restaient assises à rien faire, mais c'est pas comme ça qu'on devient sportive. Tandis que les garçons, eux, optimisent leur force. C'est normal qu'à la puberté - âge où en plus les stéréotypes et injonctions de genre s'ancrent très fortement - les filles aient de piètres performances en éducation physique, quand les garçons brillent. Même si une fille n'a pas, en moyenne, une masse musculaire semblable à celle d'un garçon, si on lui interdisait pas de soulever ne serait-ce qu'un pack d'eau, alors elle peut être aussi forte que lui.
A quelle vitesse ta force augmentait-elle en début de puberté ? Autant que d'habitude ou bien beaucoup plus vite ?

Lucha a écrit:Bref, tout ça pour dire que, comme le précisait Numa, il reste très difficile de faire la part des choses entre les facteurs naturels (masse musculaire, hormones, etc.) et les facteurs culturels (les garçons qui sont fortement encouragés à développer leur force et endurance, les filles qu'on maintient volontairement dans la faiblesse physique/psychologique dès leur plus jeune âge). Mais je pense que les facteurs culturels ont beaucoup plus à voir que les facteurs naturels.
Je pense aussi que si les filles n'étaient pas maintenues dans la faiblesse physique, alors elles seraient plus fortes qu'aujourd'hui. Par contre, je pense que, après la puberté, pour que les filles soient en moyenne aussi fortes que les garçons, alors elles auraient besoin de plus d'activité physique que les garçons.
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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Jeu 26 Avr 2012 - 15:25
Ceci dit, l'objectif n'est pas forcément d'obtenir l'égalité des forces physiques moyennes. Il faudrait juste arrêter d'accentuer artificiellement la différence et atteindre un niveau où on s'en fiche un peu des moyennes par sexe (parce que la question en elle-même est vachement orientée) vu que les variations entre individus sont déjà nettement plus importantes que la différence des moyennes, et le serait encore plus si celle-ci n'était pas autant renforcée socialement.
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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Jeu 26 Avr 2012 - 16:32
Complétement d'acodak avec Numa!

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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Jeu 26 Avr 2012 - 17:41
Oué, toupareil.
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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Jeu 26 Avr 2012 - 18:04
Idem, Numa, tu lis dans mes pensées... Rolling Eyes

Pour répondre à Polyvalentour: ma force augmentait forcément puisque je grandissais. Après, dans quelles proportions, je ne saurai le dire. Mais en même temps, comme beaucoup de filles, j'avais d'autres préoccupations (gérer le dégoût de son corps que la société transmet, et aussi quelques problèmes alimentaires à cause de ça). Malgré cela, je me sentais plus forte qu'enfant, c'est sûr.
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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Ven 27 Avr 2012 - 21:49
Nurja a écrit:En outre, des études de psychologies sociales (je n'ai pas les références ici) montrent que les interactions avec le bébé à naitre sont différentes dès le ventre de la mère. Donc, lors de la naissance, on n'est déjà plus dans le "naturel pur". Et pour la suite, les garçons sont encouragés aux mouvements et les filles au calme, l'exercice fait le reste...

Donc, si je comprends bien le propos, les attitudes de la mère changeraient selon que l'enfant qu'elle attend est de sexe féminin ou masculin ? Et ces attitudes différentes auraient une influence sur la stature et le poids du nouveau-né ? Deux réponses peuvent être données, à ce genre d'affirmation.

La première, c'est qu'il faudrait étudier les nouveaux-nés de mères "féministes", en tout cas des femmes qui accordent une importance à l'éducation non genrée des enfants. Il faudrait qu'elles aient eu un enfant de chaque sexe au moins. C'est difficilement réalisable, car l'échantillon ne serait pas représentatif.

La deuxième, c'est de procéder méthodiquement pour tenter de réfuter l'hypothèse que tu énonces. Première étape : se demander à partir de quand on a été capable de déterminer scientifiquement le sexe de l'enfant avec une fiabilité suffisante. Et là, on apprend que c'est dans les années 1970... Deuxième étape : consulter des statistiques sur les tailles de nouveaux-nés garçons et filles antérieures à 1970. Pour la Belgique, en 1953, on obtient les valeurs respectives de 50,76cm et 50,10cm pour la taille et 3,500kg et 3,370kg pour le poids. Il y a une différence évidente.

Si on remonte dans le temps, en 1833, on obtient respectivement (taille et poids) 49,6cm pour 3,200kg et 48,3cm pour 2,910kg.

Enfin, si on prend la période allant de 1982 à 1985, on obtient respectivement 50,95cm pour 3,320kg et 50,01cm pour 3,230kg.

En 1833, la différence est de 1,30cm et 290gr. (écho indisponible)
En 1953, la différence est de 0,66cm et 130gr. (écho indisponible)
En 1985, la différence est de 0,94cm et 90gr. (écho disponible)

Je ne retrouve pas cette évolution de la taille et du poids chez le foetus garçon que la connaissance du sexe de l'enfant influencerait.

Source des statistiques : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bmsap_0037-8984_1991_num_3_3_1784
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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Ven 27 Avr 2012 - 22:10
Comme dit plus haut, Le facteur poids/taille n'est pas le seul a entrer en compte dans la force physique. Donc la taille et le poids des nouveaux nés n'explique en rien l'idée que les femmes adultes soient physiquement plus faible que les hommes adultes

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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Ven 27 Avr 2012 - 22:17
Surtout qu'on n'a jamais dit que les filles étaient plus grandes et plus grosses que les garçons à la naissance. On a juste dit: c'est variable d'un individu à un autre.
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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Ven 27 Avr 2012 - 22:21
Fricasse a écrit:Comme dit plus haut, Le facteur poids/taille n'est pas le seul a entrer en compte dans la force physique. Donc la taille et le poids des nouveaux nés n'explique en rien l'idée que les femmes adultes soient physiquement plus faible que les hommes adultes
Je n'ai pas parlé de force. Je ne fais que réagir à un propos parlant de taille, de poids et d'influence qu'aurait la connaissance du sexe du foetus.

Pour ce qui est de la force, il est évident que ce n'est ni la taille ni le poids qui la déterminent. En revanche, ce qui influe sur la force physique, c'est notamment le taux de testostérone. Et les hommes en produisent beaucoup plus que les femmes.

Lucha a écrit:Surtout qu'on n'a jamais dit que les filles étaient plus grandes et plus grosses que les garçons à la naissance. On a juste dit: c'est variable d'un individu à un autre.

Il a été affirmé que la taille des nouveaux-nés était due à l'interaction de la mère. Et que cela expliquerait que les garçons sont plus grands que les filles, car la mère ferait plus attention. Attention à quoi, je me le demande. Elle mangerait plus de viande pour faire du muscle à son garçon ? Moins de viande pour faire de belles cuisses à sa fille ? Hum...
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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Ven 27 Avr 2012 - 22:35
Tu fais erreur, Nurja a affirmé que l'attitude de la mere et du pere etaient different face a un nouveau né selon son sexe. Pas que ca influençait sur sa taille et son poids.

Pour ce qui est du taux de testostérone, il me semble que cela varie selon les individus, il faudrait prouver qu'en effet la testostérone est typiquement masculine. Ensuite, dans un deuxième temps, prouver que la testostérone est directement lié a la force physique des individus.

Quand au développement des muscles après la naissance, il est claire que pas mal de critères sociétales poussent les jeunes filles a moins faire de sport que les garçons. Les unes sont autant poussé a ne pas en faire que les autres a en faire, l’écart se creusent donc inévitablement.

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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Ven 27 Avr 2012 - 22:38
@ Gilly

Bah non, j'ai relu, et j'ai pas trouvé cette affirmation. J'ai simplement lu la citation de Nurja que tu as repris. Il a simplement été dit (conclusions d'études) que les interactions de la mère avec son bébé à naître était différentes. De là à en conclure que Nurja a dit: "si les garçons sont plus gros à la naissance, c'est parce que la mère fait en sorte qu'ils soient plus gros", c'est un très gros glissement.

En parlant de nourriture, je ne sais pas si les mères qui ne se nourrissent pas suffisamment ont de gros bébés, garçons ou pas d'ailleurs...

Bref, tout ça pour dire que: tous les bébés garçons ne sont pas grands et gros, tous les bébés filles ne sont pas petits et frêles. Ça dépend de plein d'autres facteurs, génétiques et environnementaux. Il y a des filles qui seront plus grosses à la naissance que des garçons, tout comme il y a aura le contraire. Dans quelles proportions, je ne sais pas, et on pourra pas vraiment le savoir, parce qu'il faut prendre en compte plusieurs facteurs, et surtout il faut compter tous les enfants nés depuis x temps.


Dernière édition par Lucha le Ven 27 Avr 2012 - 22:39, édité 1 fois
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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

le Ven 27 Avr 2012 - 22:38
Numa a écrit:Ceci dit, l'objectif n'est pas forcément d'obtenir l'égalité des forces physiques moyennes. Il faudrait juste arrêter d'accentuer artificiellement la différence et atteindre un niveau où on s'en fiche un peu des moyennes par sexe (parce que la question en elle-même est vachement orientée) vu que les variations entre individus sont déjà nettement plus importantes que la différence des moyennes, et le serait encore plus si celle-ci n'était pas autant renforcée socialement.

Et je re quote Numa pour le coup, par ce que c'est important de le rappeler!

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Re: Le féminisme nie-t-il les différences h/f ?

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