Derniers sujets
AlpagaHier à 15:26NokinheiIntersectionalité et paradigmes apparentésHier à 13:47TortueFéminisme culturel vs. féminisme radicalHier à 13:40Tortuefemmes enceintes versus personnes enceintesHier à 11:20IridaceaLes talons cornés : "horribles", "intolérables" et "anti-sexy"Dim 19 Nov 2017 - 17:25erulelyaFaut-Il Porter Un Soutien-Gorge ? - Article.Ven 17 Nov 2017 - 20:42Ceridwen0813Luce en lutte : rendre la langue française non sexisteVen 17 Nov 2017 - 12:33erulelyaSalut à tou.te.sVen 17 Nov 2017 - 10:07LuceBizutage en médecine à l'université de caen = Enseignement du sexisme ?Jeu 16 Nov 2017 - 11:31michekhenJe veux des Poches!!Mer 15 Nov 2017 - 20:04jojojobonjour tout le mondeLun 13 Nov 2017 - 18:21jojojoBonjour ! Moi, Je.Lun 13 Nov 2017 - 16:18Un Homme[Article] Mélanie Gourarier. « La séduction alpha mâle s’inscrit dans un continuum de pratiques violentes »Lun 13 Nov 2017 - 15:12Tortue#BoycottWebedia et #BalanceTonForumDim 12 Nov 2017 - 9:00pierregrPeggy SastreSam 11 Nov 2017 - 4:12Klazoo LexisHelloVen 10 Nov 2017 - 11:15IridaceaPedro KazumiMar 7 Nov 2017 - 0:11IridaceaBoujour à vous Dim 5 Nov 2017 - 20:50IridaceaMorg@neDim 5 Nov 2017 - 18:30IridaceaGeorges BouillonDim 5 Nov 2017 - 18:17Iridacea"Free the Nipple"Sam 4 Nov 2017 - 1:18erulelyaOuvrir la voix par Amandine Gay (black feminism)Jeu 2 Nov 2017 - 20:58AëlloonComment réagir face à l'antiféminisme ?Jeu 2 Nov 2017 - 20:25Aëlloon"non-binaire" c'est quoi ?Mer 1 Nov 2017 - 5:13Reikochanson : VII capturées de bonne heureLun 30 Oct 2017 - 12:41shunUn traîtreLun 30 Oct 2017 - 7:43Untraitreliens pour accueil ne fonctionne pas? Dim 29 Oct 2017 - 9:00michekhenPrésentation de RonceRose Sam 28 Oct 2017 - 11:57IridaceaJe suis nouvellauJeu 26 Oct 2017 - 23:44IridaceaJean.Jeu 26 Oct 2017 - 23:42IridaceaLuxLisbonMer 25 Oct 2017 - 17:20shunSéjour en FranceMer 25 Oct 2017 - 3:16Dihya

Partagez
Voir le sujet précédentAller en basVoir le sujet suivant
HUBAT
Poilu⋅e
Poilu⋅e
Messages : 1
Date d'inscription : 02/02/2014

Sur la psychanalyse

le Dim 2 Fév 2014 - 18:48
J'ai beaucoup pratiqué la psychanalyse; d'abord avec un lacanien chez lequel m'avait envoyé Françoise Dolto; c'était une vrais catastrophe: je me suis faite démolir.
J'étais prof d'histoire géo; j'ai été prise en charge par le centre de santé psychique de la MGEN et j'ai fait une psychothérapie analytique avec une psychiatre conformiste, mais pas sectaire, ni pervers. Ensuite je suis allée chez un psychanalyste chez lequel m'avait envoyé Roudinesco: C'était me semble t-il un type sectaire. Bref j'ai eu l'impression de tomber chez des cinglés. Je suis vaccinée contre la psychanalyse.
Et vous quelles sont vos expériences et que pensez-vous de la psychanalyse, y compris lacanienne. Ils ne me semblent pas féministe du tout.
avatar
Invité
Invité

Re: Sur la psychanalyse

le Dim 2 Fév 2014 - 19:21
Dans son blog "Les questions composent", l'elfe a publié un article Ne le prend pas dans tes bras dans lequel elle critique la psychanalyse à propos de l'éducation des enfants.

Dans le fil Psychanalyse, une membre de ce forum a dénoncé certains propos de Françoise Dolto :
Spoiler:

@Déconstruire a écrit:
[...]

Abus réels ignorés

Par la suite, cette façon de considérer les choses a amené la psychanalyse et beaucoup de psychanalystes à complètement ignorer, voire à masquer les abus réels subis par les enfants. Les abus et attitudes abusives ont même été amplement justifiés par plusieurs spécialistes et non-spécialistes, sous couvert de pratiques et théories d'avant-garde, comme au cours des années soixante-dix et comme le fit par exemple la célèbre psychanalyste Françoise Dolto interrogée par la revue Choisir :

" Choisir - Mais enfin, il y a bien des cas de viol ?
F. Dolto - Il n'y a pas de viol du tout. Elles sont consentantes.

Choisir - Quand une fille vient vous voir et qu'elle vous raconte que, dans son enfance, son père a coïté avec elle et qu'elle a ressenti cela comme un viol, que lui répondez-vous ?
F. Dolto - Elle ne l'a pas ressenti comme un viol. Elle a simplement compris que son père l'aimait et qu'il se consolait avec elle, parce que sa femme ne voulait pas faire l'amour avec lui. "

Et plus loin :

" Choisir - D'après vous, il n'y a pas de père vicieux et pervers ?
F. Dolto - Il suffit que la fille refuse de coucher avec lui, en disant que cela ne se fait pas, pour qu'il la laisse tranquille.

Choisir - Il peut insister ?
F. Dolto - Pas du tout, parce qu'il sait que l'enfant sait que c'est défendu. Et puis le père incestueux a tout de même peur que sa fille en parle. En général la fille ne dit rien, enfin pas tout de suite. " (Entretien cité dans Le Viol du Silence de Eva Thomas)

[...]

http://www.regardconscient.net/archives/0203realinceste.html

Sur le forum actuel, Araignée suit une psychanalyse, mais elle dit que son thérapeute est génial.

Au final, chez les psychanalystes, il y a des bons et des mauvais.

De mon côté, je ne suis pas attiré par les théories psychanalytiques, parce qu'elles ne sont pas scientifiques.
avatar
Araignée
Héroïne/Héros
Héroïne/Héros
Messages : 4536
Date d'inscription : 02/09/2012

Re: Sur la psychanalyse

le Lun 3 Fév 2014 - 0:45
Les gens sont majoritairement sexistes.
Les psychanalystes sont des gens.
Les psychanalystes sont majoritairement sexistes.

Ceci dit, un(e) bon(ne) psychanalyste se doit d'écouter sans juger, et de laisser ses préjugés au vestiaire. J'ai l'impression que mon psy (je fais une thérapie d'inspiration analytique, en face à face, avec un psychiatre/analyste freudien, non lacanien) est ouvert aux questions féministes, il est par exemple très clair avec les questions de violences sexuelles, y compris la prostitution. Ceci dit, rien ne me permet de savoir ce qu'il en est dans sa vie privée, et quelque part, comme il le dit lui-même : on s'en fout.

Cette thérapie, que je suis depuis trois ans et demi, m'a fait beaucoup de bien. Beaucoup moins d'angoisses, de désespoir, de sentiments de honte et de culpabilité... Et même des choses que je croyais perdues à jamais, comme ma sexualité, je ne peux pas dire "reviennent", mais : apparaissent peu à peu. Ce psy m'a rendu ma sexualité, qui se développe alors que j'ai 27 ans, et qu'on m'avait volée avant même qu'elle ne soit formée !
Il m'a aussi rendu la capacité à faire des projets au lieu de n'y voir jamais que des rêves irréalisables, et m'a guérie du traumatisme d'un viol (traumatisme que j'ai porté pendant 7 ans...).

Je pense de plus en plus, d'ailleurs, à faire des études de psycho et devenir psychologue et analyste... Parce qu'être analyste, ce n'est pas essayer de conformer les gens à des théories, c'est les écouter, avec bienveillance, sans jugement, pour les aider à percer les abcès de leur inconscient via des interprétations (qui sont toujours proposées, pas imposées) et devenir libres et connaisseurs d'eux-mêmes. C'est une aventure formidable, subversive, anti-normalisatrice, et tellement belle.

Et tant pis pour la tonne de psy qui donnent leurs avis réac (ou non d'ailleurs) de partout et se trompent de métier. Analyste, c'est en fait tout le contraire de moraliste ("on n'est pas directeurs de conscience" pour citer encore mon psy...).


Dernière édition par Araignée le Lun 3 Fév 2014 - 15:55, édité 1 fois

_________________
"Il n'y a pas de création sans transgression des normes" (Roland Gori)
Antithesis
Insatisfait⋅e
Insatisfait⋅e
Messages : 291
Date d'inscription : 29/11/2013

Re: Sur la psychanalyse

le Lun 3 Fév 2014 - 0:48
Je crois vraiment que tout dépend du praticien, y'a de vrai charlatans, et y'a vraiment des gens intègres....Le problème c'est que les premiers se font rares de ce que j' ai entendu.

Mon expérience, et bah....J'ai vu mon premier psy quand j 'avais 15 ans, pour obéir au juge pour enfants après un délit de "torture mentale" (vous imaginez j 'étais pas exactement un tendre....)

Ca c'est très mal passé, c'était un homme très froid et clinique, un bon professionnel, mais il a pas du tout su me prendre, j'étais pas du tout motivé, alors y'avait aucune chance.
J'ai été envoyé chez différents psys, jusqu'a ma majorité et aucun a vraiment su me comprendre, j'ai commencé a me dire que tout ça, c'était de la merde en boîte, j'y suis pas revenu jusqu'a environ 26 ou 27...
Une personne à qui je tenais beaucoup m'a demandé de réessayer, et d'y mettre du mien.....Et je me suis dit que je lui devait bien de faire un effort honnête.

J'ai eu vraiment du bol de tomber sur une psy excellente, une p'tite dame très chaleureuse et conviviale, carrément plus mon style de personne.
Elle s'est mise a regarder mes dessins, les analyser, me donner des "devoirs à la maison" explorer certains aspects de mes névroses par l' art, ça a super bien marché, et en plus j' ai sorti quelques bonnes pièces.

Mais le truc flippant, c'est que elle avait déja un certain âge et elle était pas en bonne santé, elle a du arrêter de pratiquer, et quand je lui ai demandé de me réorienter elle a pas pu, tout simplement parce que elle ne connaissait pas de professionnel sérieux, qui soit dans mes moyens.
Pour elle, la profession était en train de partir en vrille....

Du coup, j' ai fait quelques progrès, mais , je vois bien que j' ai encore pas mal de problèmes...... J''dois dire que vu le temps que j 'ai passé sur le divan (un fauteuil en l' occurrence)J'ai juste pas envie de refaire tout ce chemin, de repasser par tous ces souvenirs....J'essaie de devenir fonctionnel avec c'que j' ai.

Je crois que le truc c'est d'arriver a trouver les bonnes personnes, c'est pas simple du tout. Il faut vraiment avoir envie d'avancer,être volontaire ce qui peut rendre une personne vulnérable aux charlatans, donc, vraiment pas simple.
Un autre truc dont je suis persuadé, c'est que la racine de la dépression est métaphysique, et que la psychanalyse c'est seulement un moyen parmi d'autres de soigner ses bobos mentaux. Si les psys ne sont pas pour vous, c'est absolument pas pour ça que c'est sans espoir.
avatar
GloriAnar
Insatisfait⋅e
Insatisfait⋅e
Messages : 357
Date d'inscription : 28/08/2013

Re: Sur la psychanalyse

le Lun 3 Fév 2014 - 12:04
Je viens raconter ma vie et poser des question au lieu d'y répondre, désolée par avance ^^

Je suis sensée suivre une psychanalyse pour lutter contre ma phobie sociale (j'ai essayé la thérapie cognitive-comportementale, un échec retentissant) mais ça fait deux ans que c'est en stand-by, parce que le seul praticien que je peux aller avoir est catégorie B et que je n'en ai pas les moyens -_-.
J'espère pouvoir la commencer un jour, mais j'avoue que j'ai très peur de la manière dont ça se passera... Que se passera-t-il si je n'arrive pas à parler? Si mon cas est désespéré? Est-ce que je vais "revivre" tous mes traumatismes? Est-ce que j'arriverai à le supporter? Et si les conclusions du psy ne me conviennent pas?
J'ai déjà rencontrée une psy qui voulait à tous prix que mes problèmes et ceux de mon frère prennent racines dans notre enfance, au point de ne pas écouter ce que j'avais à dire sur mon présent... Comment faire dans ces cas-là?

Désolée pour les questions en rafale, mais vos réponses m'intéressent vraiment ^^
ko
Walkyrie⋅n
Walkyrie⋅n
Messages : 2499
Date d'inscription : 31/10/2011

Re: Sur la psychanalyse

le Lun 3 Fév 2014 - 13:12
@glorianar a écrit:J'ai déjà rencontrée une psy qui voulait à tous prix que mes problèmes et ceux de mon frère prennent racines dans notre enfance, au point de ne pas écouter ce que j'avais à dire sur mon présent... Comment faire dans ces cas-là?
De là ou je le vois, c'est au mieux pas très finaud; même dans l'éventualité ou ses supposition sont vraies, c'est un bon moyen de bloquer la parole. En général, en psychanalyse, on est pas trop directif, il me semble; lea patient-e est censé-e faire une bonne partie du boulot, ou bien? J'espère ne pas dire de conneries, je ne m'y connais pas non plus des masses.
avatar
Invité
Invité

Re: Sur la psychanalyse

le Lun 3 Fév 2014 - 13:23
@GloriAnar a écrit:pour lutter contre ma phobie sociale (j'ai essayé la thérapie cognitive-comportementale, un échec retentissant)
Si ce n'est pas trop indiscret, de quelle manière ça a échoué ? Est-ce que le thérapeute augmentait trop vite la difficulté des tâches d'habituation ? Est-ce que tu arrivais à supporter les tâches d'habituation, mais qu'elles n'avaient aucun effet ?

(Ça m'interpelle car, d'après ce que j'avais lu et/ou entendu, le domaine dans lequel la différence d'efficacité moyenne entre la thérapie comportementale et la psychanalyse est la plus élevée, c'est le traitement des phobies.)
avatar
GloriAnar
Insatisfait⋅e
Insatisfait⋅e
Messages : 357
Date d'inscription : 28/08/2013

Re: Sur la psychanalyse

le Lun 3 Fév 2014 - 13:32
Il n'y avait pas de tâche d'habituation, mais des exercices de respiration, projection, visionnement etc.
Pour moi ça a échoué car justement cela ne prenait pas le problème à la base : le psy se fichait bien de savoir pourquoi j'avais cette phobie sociale, il ne visait qu'à atténuer les effets de cette phobie. En gros à peu près aussi utile que de me dire "calme-toi, respire un grand coup, t'as pas de raison d'avoir peur!".
Sans compter que reproduire les exercices en situation réelle, donc en pleine crise d'angoisse, c'est juste impossible pour moi...
avatar
Invité
Invité

Re: Sur la psychanalyse

le Lun 3 Fév 2014 - 13:49
@GloriAnar a écrit:Il n'y avait pas de tâche d'habituation, mais des exercices de respiration, projection, visionnement etc.
Est-ce que l'exercice était du genre "projetez-vous dans une situation angoissante et essayer de vous y habituer ?".

@GloriAnar a écrit:Pour moi ça a échoué car justement cela ne prenait pas le problème à la base : le psy se fichait bien de savoir pourquoi j'avais cette phobie sociale, il ne visait qu'à atténuer les effets de cette phobie.
Si je comprends bien, tu ne veux pas seulement savoir dans quelles conditions tu ressens de la phobie sociale, mais aussi savoir pourquoi, dans ces conditions, tu ressens cette phobie sociale et pas les autres ? Dans ce cas, l'avantage de la psychanalyse, c'est que le thérapeute trouvera ou inventera une explication.

@GloriAnar a écrit:Sans compter que reproduire les exercices en situation réelle, donc en pleine crise d'angoisse, c'est juste impossible pour moi...
Est-ce parce qu'il y a trop d'écart de difficulté entre l'exercice de projection et l'exercice en situation réelle ?
avatar
GloriAnar
Insatisfait⋅e
Insatisfait⋅e
Messages : 357
Date d'inscription : 28/08/2013

Re: Sur la psychanalyse

le Lun 3 Fév 2014 - 14:11
Est-ce que l'exercice était du genre "projetez-vous dans une situation angoissante et essayer de vous y habituer ?".

Oui c'était ça, puis je devais reproduire l'exercice chez moi tous les jours et en situation d'angoisse.

Si je comprends bien, tu ne veux pas seulement savoir dans quelles conditions tu ressens de la phobie sociale, mais aussi savoir pourquoi, dans ces conditions, tu ressens cette phobie sociale et pas les autres ? Dans ce cas, l'avantage de la psychanalyse, c'est que le thérapeute trouvera ou inventera une explication.

Ben les conditions dans lesquelles je suis angoissée, je les connais puisque je les vis au quotidien. Et en fait je sais aussi pourquoi je souffre de phobie sociale, mais même en sachant la cause ça ne m'aide pas parce que je n'arrive pas à travailler là-dessus toute seule. Pour essayer de faire une comparaison très légère, je suis aussi arachnophobe, et je sais quand/comment c'est apparu. Ca ne m'empêche pas de perdre tous mes moyens quand je vois une araignée...(pas toi Araignée Very Happy).

Est-ce parce qu'il y a trop d'écart de difficulté entre l'exercice de projection et l'exercice en situation réelle ?

On peut dire ça oui, "visualiser son angoisse qui s'échappe", c'est facile quand on est allongé dans son lit sans ressentir aucune angoisse particulière, mais si je suis dehors par exemple, tout ce que je peux penser c'est "c'est horrible au secours je veux rentrer et ne plus jamais sortir"...Je ne peux pas m'arrêter en plein milieu de la rue pour essayer de respirer par le ventre.
Quant à se plonger volontairement dans des situations angoissantes, impossible aussi, c'est le principe des techniques d'évitement qui me permettent de survivre.

Bon par contre je me rends compte que je dresse un portrait très négatif de cette thérapie, je sais pourtant que c'est sensé marcher dans pas mal de cas. Donc si vous aviez certains problèmes qui ont été résolus par ce moyen, ne le prenez pas mal, je suis au contraire contente que ça marche pour certains Smile J'ai juste pas cette chance Sad (d'où mes questions sur la psychanalyse)

avatar
Lollipop
Grand⋅e Prêtre⋅sse
Grand⋅e Prêtre⋅sse
Messages : 841
Date d'inscription : 28/11/2013

Re: Sur la psychanalyse

le Lun 3 Fév 2014 - 14:21
Je n'ai jamais réussi à faire progresser quoi que ce soit en "visualisant" mes sentiments. Par contre l'entraînement mental me réussit bien : s'imaginer une situation précise et travailler le scénario pour trouver les meilleures réponses, discerner d'éventuels problèmes, etc. Les coachs conseillent de toujours "réussir" même si on fait appel à des éléments improbables (un démon apparaît pour venir nous aider).

Et comme j'ai tendance à prévoir le pire, ça va en général mieux que prévu Razz
Je me suis rendu compte qu'il faut surtout travailler sur les éléments quotidiens : tenir tête poliment à quelqu'un, rectifier une information, exprimer ses souhaits pour qu'ils soient bien reçus.
avatar
Invité
Invité

Re: Sur la psychanalyse

le Lun 3 Fév 2014 - 14:25
Je crois que dans les thérapies cognitives il y a d'autres façons d'aborder les problématiques. J'en ai fait aussi, également pour des phobies sociales et des attaques de paniques (+ troubles du comportement), et j'ai jamais eu ce type d'exercice.
Par contre, ça a très bien marché.

J'ai passé pas mal de temps (4 ans) avec un psychiatre, qui m'a médiquée soft. On a d'abord travaillé sur le " comment ça marche biologiquement la peur ", ensuite à identifier clairement les situations qui provoquaient les crises (y avait pas seulement les situations " sociales "). Ensuite petit à petit, on a fait un travail autour de la confiance en soi, l'estime de soi, et le regard sur soi. Au bout d'un certain temps, je me suis rendue compte de à quel point mon propre regard sur moi était nocif, et surtout ne m'appartenait pas.
Ensuite j'ai fait un gros travail sur le relationnel avec mes proches. Le psychiatre m'a aidée aussi à identifier les relations toxiques, et m'a donné des outils pour arriver à identifier les " nœuds " toxiques et à les neutraliser.
Là j'ai commencé à avoir un regard neuf sur les choses, et aussi à me découvrir capable d'autre chose que de peur et d'échec.
Ensuite j'ai fait de l'EMDR sur les conseils de ce psychiatre, et je suis passée à la résolution traumatique.

Aujourd'hui je suis en phase de sevrage de mes médicaments, je n'en ai plus besoin. Et je ne suis plus en thérapie.

Pour la première fois de ma vie (hier), je me suis inscrite à un forum de jeux de rôle, et j'y vais seule. Pas besoin d'être accompagnée, alors que je ne connaitrai personne. Mais je m'en fous maintenant je suis libre.

Du coup, j'espère que tout ceux qui connaissent des difficultés, et sont en thérapie auront une issue aussi favorable que la mienne.
avatar
Araignée
Héroïne/Héros
Héroïne/Héros
Messages : 4536
Date d'inscription : 02/09/2012

Re: Sur la psychanalyse

le Lun 3 Fév 2014 - 16:16
Pour répondre à GloriAnar.

J'ai aussi de grosses difficultés à parler, de moins en moins, mais en début de thérapie, très nombreuses étaient les séances de silence total. Ca ne m'a pas empêchée d'avancer, juste ça a ralenti le processus. Ceci dit, j'ai quand même eu des résultats assez vite (même si je me taisais, j'avais un espace à moi, qui m'était réservé, avec quelqu'un dénué de tout jugement qui n'était là que pour m'écouter - que je "décide" de parler ou non). Et puis si le psy n'est pas rigide, il est possible d'aménager le cadre. Le but du cadre n'est pas d'être violent, au contraire. Mon psy a accepté que je lui écrive, et ça, ça m'a permis de dire énormément de choses qui ne seraient, sinon, toujours pas sorties.

L'important, et sans doute le plus dur, est de trouver "le bon" thérapeute. Celui qui non seulement ne juge pas, est bienveillant, pas trop rigide, mais, aussi, avec qui le courant passera. Parfois, au début surtout, ça tient à peu de choses (le feeling, la décoration du cabinet, la façon de s'habiller du psy, ou sa manière de parler... ce sera différent aussi pour chacun). Le tout est de se sentir "bien" - même s'il y a de l'angoisse, de la gêne, etc - avec cette personne, dès la première fois où on la voit (je savais que ce n'était pas lui en tant que personne qui me faisait peur, mais son statut de médecin, entre autres).
De toute façon, il/elle ne te forcera pas, une des valeurs de la psychanalyse, c'est d'aller au rythme du psychisme du patient. Ca peut prendre des années, du coup, mais est-ce bien le plus important ?

Si les interprétations du psy ne te parlent pas, il suffit de lui dire, tout simplement. Il/elle n'est pas dans ton inconscient, et ne fait que proposer (à moins d'être imbu de lui-même, mais là encore, ce n'est pas son métier). Au début, le mien faisait ses interprétations toujours sous forme de questions ("est-ce qu'on peut dire que..."), et toujours maintenant, d'ailleurs, c'est juste moins systématique, parce qu'on sait tout les deux que s'il se trompe (c'est rare, mais ça arrive), je n'hésite jamais à lui le dire (et même si je ne le dis pas... l'important n'est pas tant que lui, il sache, plutôt que moi. Et moi, je sais, très vite, si ce qu'il dit touche une corde sensible ou non...).

Par rapport au fait de "revivre" les traumatismes, pour ma part, de toute façon, je les revivais, sans arrêt. Alors les revivre une fois de plus pour travailler dessus, après tout... quoique souvent, j'ai réussi à m'en détacher émotionnellement pour les raconter (comme quand je suis allée raconter mon viol devant un policier aussi, d'ailleurs). Après, là dessus, on est tous différents, et c'est aussi pour ça qu'il est important de respecter le rythme du patient.

Et à savoir, aussi, que si la méthode ne te convient pas non plus, il n'existe pas que la psychanalyse et les TCC (même si ce sont les plus connues et celles qu'on oppose sans cesse l'une à l'autre). Il y a aussi l'hypnose, l'EMDR, les thérapies humanistes, l'art-thérapie, les thérapies de groupes (pas forcément le plus adapté aux phobiques sociaux, soit), et tant d'autres.

_________________
"Il n'y a pas de création sans transgression des normes" (Roland Gori)
avatar
La Chatte
Grand⋅e Prêtre⋅sse
Grand⋅e Prêtre⋅sse
Messages : 826
Date d'inscription : 15/01/2014

Re: Sur la psychanalyse

le Mar 4 Fév 2014 - 21:28

_________________
L'amour, ce n'est pas violenter l'autre, c'est le protéger contre toutes formes de violences ou se tenir à ses côtés lorsqu'elles adviennent.
avatar
pierregr
Amazone
Amazone
Messages : 3993
Date d'inscription : 05/09/2011
http://www.norme-du-glabre.ct-web.fr/

Re: Sur la psychanalyse

le Mar 4 Fév 2014 - 22:51
Moi c'est l'approche de Carl Jung que je trouve intéressante, surtout l'inconscient collectif
avatar
La Chatte
Grand⋅e Prêtre⋅sse
Grand⋅e Prêtre⋅sse
Messages : 826
Date d'inscription : 15/01/2014

Re: Sur la psychanalyse

le Mar 4 Fév 2014 - 23:01
L'inconscient collectif de Jung m'avait intéressé aussi.
Je pensais à tort que les psychanalystes jungiens, dans la pratique, ça n'existait plus, mais je viens de voir que si, il y a a même une revue de psychanalyse jungienne !

_________________
L'amour, ce n'est pas violenter l'autre, c'est le protéger contre toutes formes de violences ou se tenir à ses côtés lorsqu'elles adviennent.
avatar
Drärk
Amazone
Amazone
Messages : 3828
Date d'inscription : 01/02/2014

Re: Sur la psychanalyse

le Mar 4 Fév 2014 - 23:03
J'ai eu des pédopsy étant enfant mais dont j'ignore l'orientation (on dit orientation lacanienne ? enfin vous me suivez ^^). Puis une psychologue vachement bien mais j'ai dû déménager, je sais pas trop comment elle fonctionnait mais elle était aussi éduc et naturopathe, elle m'a fait bosser sur la psychogénéalogie de ma famille. J'aimerais retrouver une psy, ou même un psy, comme elle.
La dernière qu'on m'a conseillé était hors de mes moyens, et j'ai pas du tout apprécié sa méthode. Je devais parler de choses m'angoissant et tenter de me fixer des objectifs à travailler chez moi. Honnêtement, je préférerais encore l'hypnose pour me confronter à mes souvenirs. J'ai entendu parler de l'EMDR, mais près de chez moi c'est 60€/h, je peux pas me le permettre pour le moment (pourtant j'en aurais bien besoin ><).

L'inconscient collectif, ça me parle bien comme concept, faudra que j'étudie ça de plus ptrès ! Ça "travaille" comment un psy jungiens ?

_________________
Il faut beaucoup aimer les hommes. Beaucoup, beaucoup. Beaucoup les aimer pour les aimer. Sans cela ce n'est pas possible, on ne peut pas les supporter.
M.D.

Si j'écris un propos qui vou-e-s heurte, n'hésitez pas à me mp, je sais que je peux me tromper.


Pas de Justice, pas de Paix.
avatar
La Chatte
Grand⋅e Prêtre⋅sse
Grand⋅e Prêtre⋅sse
Messages : 826
Date d'inscription : 15/01/2014

Re: Sur la psychanalyse

le Mar 4 Fév 2014 - 23:13

_________________
L'amour, ce n'est pas violenter l'autre, c'est le protéger contre toutes formes de violences ou se tenir à ses côtés lorsqu'elles adviennent.
avatar
Drärk
Amazone
Amazone
Messages : 3828
Date d'inscription : 01/02/2014

Re: Sur la psychanalyse

le Mar 4 Fév 2014 - 23:28
Hey mais c'est pas bête ça ! J'y avais même pas pensé  Rolling Eyes 
Je déménage dans 3 mois maximum, je devrais ptèt attendre du coup.

_________________
Il faut beaucoup aimer les hommes. Beaucoup, beaucoup. Beaucoup les aimer pour les aimer. Sans cela ce n'est pas possible, on ne peut pas les supporter.
M.D.

Si j'écris un propos qui vou-e-s heurte, n'hésitez pas à me mp, je sais que je peux me tromper.


Pas de Justice, pas de Paix.
avatar
GloriAnar
Insatisfait⋅e
Insatisfait⋅e
Messages : 357
Date d'inscription : 28/08/2013

Re: Sur la psychanalyse

le Mer 5 Fév 2014 - 0:00
Merci à tous pour les conseils en tous cas, me reste qu'à essayer de trouver un psy ^^
J'ai pratiqué l'EMDR aussi quand j'étais petite, mais j'en ai peu de souvenirs, à part cette focalisation de la psy sur des problèmes survenus dans l'enfance.
Sinon j'ai toujours trouvé que les psy qui travaillaient en structure (HP, centre d'accueil pour psychotiques ou psy spécialisés dans certains domaines) étaient plus efficaces en moyenne que ceux travaillant en cabinet, avec une ré-orientation plus facile si besoin. Une piste à tenter peut-être Smile
avatar
Araignée
Héroïne/Héros
Héroïne/Héros
Messages : 4536
Date d'inscription : 02/09/2012

Re: Sur la psychanalyse

le Mer 5 Fév 2014 - 2:36

Mon psychanalyste est aussi psychiatre, je suis donc remboursée. C'est même la raison pour laquelle il m'a fortement poussée et incitée à demander la CMU (je crois que ça l'embêtait vraiment de me prendre de l'argent alors que j'étais pauvre), du coup, étant à la CMU-CMUC, je ne paye absolument rien du tout, j'ai juste à tendre ma carte vitale en fin de séance.

C'est une des raisons pour lesquelles je lui fais parfois des cadeaux (pas des cadeaux mirobolants, mais qui sont pour moi extrêmement précieux : je lui offre de mes poèmes, nouvelles, écrits... Ainsi qu'un exemplaire de tout ce dans quoi je suis éditée - pour l'instant une seule plaquette, mais je pense aussi à l'avenir...) : pour avoir l'impression de payer quand même, de lui signifier ma reconnaissance, la reconnaissance de son excellent travail vis à vis de moi. Parce que quand je tends ma carte vitale, c'est la société qui paye, pas moi (mais comme dit mon copain, la société, elle me doit bien ça ! Parce qu'elle n'a pas su me protéger du sexisme et des violences).


Oui Drärk,si tu dois déménager dans trois mois, mieux vaut attendre un peu. Ce serait dommage de trouver un excellent psy duquel te séparer au bout de 5 séances, ça ne ferait qu'apporter de la frustration et de la déception...

_________________
"Il n'y a pas de création sans transgression des normes" (Roland Gori)
avatar
Drärk
Amazone
Amazone
Messages : 3828
Date d'inscription : 01/02/2014

Re: Sur la psychanalyse

le Mer 5 Fév 2014 - 2:46
De toute façon c'est mort, j'ai toujours pas fait de demande de renouvellement de ma carte d'identité, et je dois renouveler ma sécu vu que j'ai quitté le régime étudiant fin décembre (et je vomis joyeusement sur les sécu étudiantes !). Pas de carte d'identité, pas de sécu, sauf s'ils ne vérifient pas la date Very Happy

Avant ma dépression, j'étais toujours à jour dans mes papiers, depuis c'est la cata, j'y arrive plus ^^
La dernière fois que j'ai changé de psy, ça m'a en effet déprimée parce que ça passait tellement impec.

_________________
Il faut beaucoup aimer les hommes. Beaucoup, beaucoup. Beaucoup les aimer pour les aimer. Sans cela ce n'est pas possible, on ne peut pas les supporter.
M.D.

Si j'écris un propos qui vou-e-s heurte, n'hésitez pas à me mp, je sais que je peux me tromper.


Pas de Justice, pas de Paix.
avatar
La Chatte
Grand⋅e Prêtre⋅sse
Grand⋅e Prêtre⋅sse
Messages : 826
Date d'inscription : 15/01/2014

Re: Sur la psychanalyse

le Mer 5 Fév 2014 - 15:02
@Drärk a écrit:[justify]De toute façon c'est mort, j'ai toujours pas fait de demande de renouvellement de ma carte d'identité, et je dois renouveler ma sécu vu que j'ai quitté le régime étudiant fin décembre (et je vomis joyeusement sur les sécu étudiantes !). Pas de carte d'identité, pas de sécu, sauf s'ils ne vérifient pas la date Very Happy

HS : Quand je n'ai plus eu droit à la sécu étudiante, je suis allées à la CPAM qui m'a simplement prolongé mes droits, parce que je ne travaillais pas à l'époque. Je ne me souviens pas avoir donné ma carte ID par contre (j'ai peut-être la mémoire courte).

_________________
L'amour, ce n'est pas violenter l'autre, c'est le protéger contre toutes formes de violences ou se tenir à ses côtés lorsqu'elles adviennent.
avatar
Drärk
Amazone
Amazone
Messages : 3828
Date d'inscription : 01/02/2014

Re: Sur la psychanalyse

le Mer 5 Fév 2014 - 17:14
Zut, ça veut dire que j'ai pas d'excuses pour procrastiner ?  Evil or Very Mad 

_________________
Il faut beaucoup aimer les hommes. Beaucoup, beaucoup. Beaucoup les aimer pour les aimer. Sans cela ce n'est pas possible, on ne peut pas les supporter.
M.D.

Si j'écris un propos qui vou-e-s heurte, n'hésitez pas à me mp, je sais que je peux me tromper.


Pas de Justice, pas de Paix.
avatar
Araignée
Héroïne/Héros
Héroïne/Héros
Messages : 4536
Date d'inscription : 02/09/2012

Re: Sur la psychanalyse

le Lun 10 Nov 2014 - 19:10
Je réponds ici à Tecma :

@Tecma a écrit:Je change complètement de sujet, mais la psychanalyse est une matière vraiment sérieuse?
( je ne parle pas du fond de ce que tu dis mais de la discipline)
parce que les psychiatres que je connais, qui ont dû coup 12 ans d'étude initiales en médecine m'ont tjs paru extrêmement sceptiques sur cette discipline. Autant la psychologie oui autant la psychanalyse.... Ils avancent Svt qu'une bonne partie des thèses psychanalytiques se st révélées fausses, notamment Freud qui serait aujourd'hui largement mit de côté par la médecine car insuffisamment nuancé et précis au pt de passer à côté d'éléments primordiaux.

Oui, la psychanalyse est une matière vraiment sérieuse, et d'ailleurs nombre de psychanalystes sont aussi psychiatres, donc eux/elles aussi ont fait les mêmes longues années d'études en médecine (c'est le cas de mon psy, qui donc est psychiatre-psychanalyste, ce qui me permet d'être remboursée).

Dire "autant la psychologie oui autant la psychanalyse non" me paraît assez étrange si l'on considère le fait que la psychologie est la fille directe de la psychanalyse. Les premiers/ères à avoir pensé à traiter les malades psychiques non par les méthodes brutales habituelles de l'époque (douches froides, électrochocs, contentions, lobotomie...) mais en découvrant leur psychisme à l'aide de la parole, ce sont les psychanalystes (hormis les tentatives - plus expérimentales que thérapeutiques - via l'hypnose par Charcot - qui n'avait pas grand chose à voir avec les thérapies par l'hypnose actuelles).

La psychanalyse n'est pas une science figée ou une religion dont le dogme aurait été posé par Freud et serait depuis immuable. Ce n'est pas parce que Einstein s'est parfois trompé , et est "passé à côté d'éléments primordiaux" et n'a pas tout découvert que la physique est un domaine de connaissances pas sérieux... Pour la psycha, c'est pareil : Freud a posé les bases, a lancé la chose, a découvert des théories. Seulement, la psyché humaine étant plus vaste qu'une myriade de galaxies, et évoluant selon les époques, les lieux, les cultures, et bien entendu les individus, il est évident que toute théorie analytique est vouée à être creusée, modulée, reformulée, remise en cause, agrandie, rétrécie, et j'en passe. C'est un savoir sans cesse en marche, qui évolue à chaque nouvelle séance de chaque patient-e avec chaque analyste !
Quant aux théories, si Freud a écrit des dizaines de livres forts intéressants, il y a eu par la suite des centaines de psychanalystes qui ont publié leurs livres à elles/eux, avec leurs théories basées sur leurs observations. Ce n'est donc pas le "dogme freudien" comme on entend souvent, mais la tour de Babel des analystes de tous temps et de tous pays (pour n'en citer qu'une infime poignée : Anna Freud, Autrichienne, Sandor Ferenczi, Hongrois, Donald Woods Winnicott, Anglais, Paul-Claude Racamier, Français, Jean-Pierre Jacques, Belge, Joyce MacDougall, Néo-Zélandaise, Roland Gori, Français, Malanda Dem Ambroise, Congolais, Harold Searles, Américain, Jean Oury, Français, Francesc Tosquelles, Espagnol, Carl Gustav Jung, Suisse....).

Mais surtout, avant d'être un ensemble de théories, la psychanalyse est avant tout une méthode spécifique de soin psychique. Étant donné la quantité de gens (dont je fais partie) que la psychanalyse a aidé-e-s, guidé-e-s, rendu-e-s plus libres, plus autonomes, moins souffrant-e-s, moins aliéné-e-s... Alors oui, il est évident que la psychanalyse est une chose sérieuse et pertinente !

Le fait qu'elle est anti-normative, qu'elle tend à rendre les gens libres plutôt qu'à les aliéner, qu'elle ne compte pas le temps que doit prendre le soin et la compréhension de soi-même, qu'en cela elle est subversive, est sans doute une des raisons (conscientes ou inconscientes) qui font que depuis sa naissance, la psychanalyse est mise en cause, attaquée, dénigrée. Il n'est sans doute pas non plus anodin de remarquer que les attaques les plus violentes ont toujours été le fait de sociétés tyranniques et totalitaires (et pas seulement à l'époque du nazisme où les écrits psychanalytiques ont été brûlés et interdits car "science juive", mais en fait dans toutes les dictatures). (Je mets dans "tyranniques et totalitaires" aussi le (néo)libéralisme pour ma part.)

_________________
"Il n'y a pas de création sans transgression des normes" (Roland Gori)
Contenu sponsorisé

Re: Sur la psychanalyse

Voir le sujet précédentRevenir en hautVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum