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Re: [Magazine] Causette

le 16.01.14 16:30
À propos, suite au mouvement de grève de la rédaction de Causette je n'ai pas eu connaissance du dénouement de l'histoire... J'ai vu simplement passer un message de Causette sur facebook, expliquant que le travail reprenait et que le numéro suivant aurait du retard.

Quelqu'un a-t-il vu passer des infos là-dessus ? Ce manque de transparence est un peu gênant je trouve, vu les critiques formulées par les lectrices comme par les rédacteurs en grève...
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Ciel
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Re: [Magazine] Causette

le 16.01.14 18:47
Cherry Song a écrit:
Numa a écrit:Concernant une de leurs articles plus récents sur la prostitution, ils ont répondu aux critiques (incluant des prostitué-e-s ou personnes ayant connu la prostitution, ainsi qu'apparemment une bonne partie de leur propre rédaction) que c'est eux (les critiques) qui n'avaient pas compris, et que les auteurs restaient sur leur position.

Je trouve ça assez regrettable.

Ils avaient eu exactement la même réponse pour leur article pro-pédophile (et islamophobe aussi, ne l'oublions pas).

Islamophobe? Je me rappelais pas de ça  scratch 
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Re: [Magazine] Causette

le 16.01.14 18:50
Dans l'article sur la prof qui entretenait une relation pédophile avec son élève, c'était assez clair. Un truc du style "chez cette famille musulmane, ça ne passe pas", je suis athée et je crois que ça aurait du mal à "passer" aussi si un.e prof  couchait avec un de mes enfants... Je vais essayer de retrouver l'article pour avoir la citation exacte !

EDIT : L'article en PDF
Et la partie islamophobe est à la fin :
dans les familles musulmanes du quartier, où la virginité au moment du mariage a toujours du sens, une affaire comme celle-là ne passe pas

et sur ça iels ne se sont jamais exprimés...  No 
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Re: [Magazine] Causette

le 14.01.15 10:03
J'ai laissé un commentaire sur ta page FB, j'ai entendu parler de docu et c'est scandaleux qu'on lèche autant les bottes à des hommes.

Je ne suis pas étonnée que les hommes en question aient eu des comportements irresponsables en fait, rien que le premier exemple, du mec en boite de nuit (que j'ai lu dans un article sur le documentaire en question) sent le machiste qui s'amuse en refusant d'assumer les éventuelles conséquences...
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Re: [Magazine] Causette

le 14.01.15 10:32
Contribuer financièrement, quand je pense que certains ne veulent même pas contribuer à la contraception sous prétexte que c'est un truc de femmes, ça me fait bien marrer.

Bref, faut être soit fécondable, soit pas du tout, la maman ou la putain pour pas changer.
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Re: [Magazine] Causette

le 17.01.15 1:00
Je viens de visionner le documentaire. A propos de la pension alimentaire, dans ce débat, il y a quelque chose qui me frappe : personne ne semble envisager la possibilité selon laquelle la pension alimentaire serait payée davantage voire entièrement par l'État. On a l'impression que :
-soit aucune pension alimentaire ne peut être versée et alors l'enfant doit vivre dans la précarité,
-soit il faut absolument que la mère puisse à tout moment infliger au père biologique le paiement d'une pension alimentaire rétroactive très salée.

A cause de l'absence de cette possibilité dans le débat, on se retrouve avec un faux dilemme dans lequel on oppose l'intérêt du père biologique à ceux de la mère et de l'enfant.

Si on part du principe que l'État pourrait payer ce qui manque, sur le plan moral, la part que le père biologique devrait payer à la mère devrait dépendre de la responsabilité de ce père, et donc des circonstances dans lesquelles la fécondation a eu lieu.
Dans le documentaire, si j'ai bien compté, il y a deux pères biologiques qui ont affirmé que, s'ils ne se sont pas protégés, c'était parce que la mère leur avait menti en affirmant prendre la pilule. Si c'est avéré, ça devrait être une circonstance atténuante qui ferait qu'ils devraient n'avoir qu'à payer une faible part de la pension alimentaire et que le reste devrait être payé par l'État. Or, apparemment, la question de la responsabilité du père biologique semble complètement écartée dans les tribunaux : seul compte le fait de savoir s'il est le géniteur.
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Nurja
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Re: [Magazine] Causette

le 17.01.15 9:15
il y a deux pères biologiques qui ont affirmé que, s'ils ne se sont pas protégés, c'était parce que la mère leur avait menti en affirmant prendre la pilule. Si c'est avéré, ça devrait être une circonstance atténuante qui ferait qu'ils devraient n'avoir qu'à payer une faible part de la pension alimentaire et que le reste devrait être payé par l'État.
Et donc s'il y a un "accident de pilule", c'est tant pis pour la mère ?

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Re: [Magazine] Causette

le 17.01.15 10:56
Ben j'avoue que la question ne me paraît pas si évidente du tout.

(Je précise que je n'ai ni vu le docu en question ni lu l'article de Causette et je peux très facilement imaginer un bon ton bien masculiniste sur le sujet, donc je ne remets absolument pas en cause le fait que le sujet soit hyper mal traité. J'ai juste envie d'en parler un peu dans l'absolu, sans forcément répondre aux mascus, ou en réagissant à certains trucs que je lis dans des milieux féministes.)

Je trouve que la question n'est pas simple du tout parce qu'il y a plusieurs phénomènes qui se superposent :
- déjà il y a des pères qui voulaient faire un enfant et puis qui abandonnent la mère et les enfants, et ça me paraît tout à fait normal que la loi les force à contribuer financièrement
- de même, je me dis que s'ils estiment que la contraception ce n'est pas leur problème, j'ai tendance à penser "tant pis pour eux, qu'ils aident". En mode "je baise sans capote, sans en parler, sans me poser la moindre question de si la femme a une contraception ou autre, et après je hurle à l'injustice si la meuf tombe enceinte..."
- en même temps je me dis que les contraceptions masculines sont pas tellement mieux que les féminines (plutôt le contraire). "Ils ont qu'à mettre des capotes ou se faire vasectomiser", heu oui sauf que les capotes c'est pas super fiable comme moyen de contraception, et la vasectomie c'est quand même une opération irréversible. Bien sûr, je pense qu'il faut mettre des capotes quand même, mais je ne suis franchement pas convaincue par le "yakacapotes". Je pense que même dans un couple hétéro féministe, c'est "normal" que la femme s'occupe plus souvent de la contraception parce que de fait il y a un plus grand choix de contraceptions féminines, très efficaces et réversibles. Par contre je pense que cet état de fait est clairement un truc sexiste et patriarcal, mais ça me paraît difficile de blâmer chacun des individus pour cela.
- je me demande aussi dans quelle mesure on peut demander au père qu'il "assume" quand c'est la femme qui a le choix de continuer ou non sa grossesse, d'accoucher ou non sous X. Juste pour être claire : je pense que c'est une évidence absolue que ces choix doivent appartenir à la femme. Clairement, exiger de quelqu'un.e d'autre qu'iel continue ou abroge une grossesse c'est violent, tout cela se joue dans le corps de l'autre et la décision doit donc lui appartenir. Mais du coup je me demande aussi ce qui est exigible auprès du père. Si on prend un cas hypothétique (mais qui statistiquement doit bien arriver) où le type a mis des capotes, accident, la mère choisit de poursuivre la grossesse, moi ça ne me paraît pas évident que le père doive être présent (ne serait-ce que financièrement). Je me dis que c'est un super filet de sécurité pour les femmes qu'il y ait ces choix de "ne pas assumer" justement. Et je me demande quelles symétries il est bienvenu d'établir (ou non).

Note : j'aurais mieux fait d'écrire "personne qui a un utérus" et "procureur de spermatozoïdes" que "mère" et "père" qui sont davantage des mots à connotation genrée, plus proches de "parent femme" et "parent homme" que des mots biologiques (qui a un utérus, qui a des couilles). Il y a des hommes avec des utérus et des femmes avec des couilles, quoi. Désolée pour le cissexisme, j'avoue que j'ai la flemme de réécrire.
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Re: [Magazine] Causette

le 17.01.15 11:32
@Nurja : Je ne vois pas où tu veux en venir.

Pour être plus précis, au niveau légal, je verrais bien un système qui traite les deux questions suivantes, la 1re étant indépendante de la 2e :
1) Combien la mère qui élève seule doit recevoir ?
2) Parmi ce qu'elle doit recevoir, combien le père biologique doit payer ? Le reste serait payé par l'État.

En gros, moins le père biologique paie, plus l'État paie, et vice-versa.

Je n'avais pas traité la question 1. Je pense que ça devrait dépendre des revenus de la mère.

Pour la question 2, ça devrait surtout dépendre de la responsabilité du père biologique lors de la fécondation. Ça devrait aussi dépendre de ses revenus.
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Nurja
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Re: [Magazine] Causette

le 17.01.15 12:17
Pour moi, le père biologique a toujours une responsabilité (même si elle peut être très faible si la femme lui a dit prendre la pilule et qu'il a mis un préservatif) quand une grossesse débute.

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Re: [Magazine] Causette

le 17.01.15 17:41
Grussie a écrit:- je me demande aussi dans quelle mesure on peut demander au père qu'il "assume" quand c'est la femme qui a le choix de continuer ou non sa grossesse, d'accoucher ou non sous X. Juste pour être claire : je pense que c'est une évidence absolue que ces choix doivent appartenir à la femme. Clairement, exiger de quelqu'un.e d'autre qu'iel continue ou abroge une grossesse c'est violent, tout cela se joue dans le corps de l'autre et la décision doit donc lui appartenir. Mais du coup je me demande aussi ce qui est exigible auprès du père. Si on prend un cas hypothétique (mais qui statistiquement doit bien arriver) où le type a mis des capotes, accident, la mère choisit de poursuivre la grossesse, moi ça ne me paraît pas évident que le père doive être présent (ne serait-ce que financièrement). Je me dis que c'est un super filet de sécurité pour les femmes qu'il y ait ces choix de "ne pas assumer" justement. Et je me demande quelles symétries il est bienvenu d'établir (ou non).

Ce que je trouve étonnant cette possibilité d'accoucher sous X pour les femmes, cela ne revient il pas à se décharger complètement?
Vous connaissez la justification de cette possiblité donnée aux femmes? et de son refus aux hommes?




Dernière édition par Tecma le 17.01.15 17:49, édité 1 fois
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Re: [Magazine] Causette

le 17.01.15 17:54
La "situaiton de détresse" étant très largement interprétée (il est même évoquer de la supprimer, en tt cas par la cour de cassation) j'ai l'impression que c'est un moyen pour une femme de s'en aller sans avoir qlq obligations que ce soit envers l'enfant, or je ne crois pas que ce soit possible pour un homme (légalement en tt cas).

Du coup lâcheté je sais pas, plein de raisons peuvent amener quelqu'un à préferer ne pas être en charge d'un enfant et toutes ne sont pas lâches, cependant je m'interroge sur le fait que ce soit possible que pour les femmes.
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Claire G.
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Re: [Magazine] Causette

le 17.01.15 19:40
Réputation du message : 100% (3 votes)
Il n'y a pas que Causette qui est sensible à la propagande masculiniste...


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Re: [Magazine] Causette

le 17.01.15 20:40
Que tu trouves ma question influencée par le masculinisme soit, mais du coup qu'elle est l'explication féministe de l'accouchement sous X?
La situation de détresse ok, mais ce n'est pas lié au sexe d'être dans une situation délicate et inopportune à l’accueil d'un enfant.

Je suis ni contre ni pour, simplement la possibilité ouverte aux femmes et pas aux hommes de s'en aller m'étonne. Surtout que ce n'est pas, à priori, pour éviter à la personne les conséquences médicales de la grossesse vue que celle ci est justement menée à terme par la personne en question.

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Re: [Magazine] Causette

le 17.01.15 20:50
Réputation du message : 100% (2 votes)
@Tecma a écrit:plein de raisons peuvent amener quelqu'un à préferer ne pas être en charge d'un enfant et toutes ne sont pas lâches, cependant je m'interroge sur le fait que ce soit possible que pour les femmes.
Je n'ai pas assez de doigts sur mes deux mains pour compter le nombre d'enfants dont le géniteur a pris la possibilité de ne pas prendre en charge l'enfant qui est né notamment de leur sperme.

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Re: [Magazine] Causette

le 17.01.15 20:57
Réputation du message : 100% (1 vote)
Oui je trouve ça assez surprenant.

Tu dis que les femmes ont le droit de ne pas se faire imposer une maternité non désirée, et donc de s'en aller. Pourquoi pas. et non je ne trouve pas ça monstrueux, il y a des siutations, nombreuses ou effectivement les parents, pères comme mères, ne sont simplement pas en mesure de l'élever.

Mais cependant je trouve étonnant qu'un homme puisse se faire imposer une paternité, au moins sous l'aspect financier (pension), tandis qu'une femme ait la possibilité de s'en aller sans garder aucun lien avec l'enfant, même financier.
d'un coté on impose, de l'autre non. POurquoi?

laisser une petite chance à un enfant de vivre dans une famille qui le désire vraiment et de ce fait s'en aller, et bien ça s'applique aussi au géniteur non?

@Nurja a écrit:Je n'ai pas assez de doigts sur mes deux mains pour compter le nombre d'enfants dont le géniteur a pris la possibilité de ne pas prendre en charge l'enfant qui est né notamment de leur sperme.

et bien de la même façon que la pilule peut ne pas jouer son rôle la capote peut craquer ?

Surtout, sauf hypothèse de viol, un rapport sexuel se fait à deux. Or, je pense que, même si le nombre de viols est énorme, la majorité des rapports sexuels sont consentis des deux cotés.


Dernière édition par Tecma le 17.01.15 21:01, édité 1 fois
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Nurja
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Re: [Magazine] Causette

le 17.01.15 21:11
d'un coté on impose, de l'autre non. POurquoi?
Parce qu'un homme peut toujours choisir de mettre une capote ou pas (oui, il y a des accidents de capotes)

Surtout, sauf hypothèse de viol, un rapport sexuel se fait à deux. Or, je pense que, même si le nombre de viols est énorme, la majorité des rapports sexuels sont consentis des deux cotés.
Je ne suis pas persuadée que ce soit la majorité des rapports sexuels qui soient désirés des deux côtés. Sad

Pour le reste, oui, si l'Etat peut prendre en charge financièrement, on pourrait imaginer que dans le cas où l'homme avait mis une capote et/ou où la femme lui avait dit être sous pilule, il ne devrait pas payer de pension alimentaire. Maintenant, honnêtement, pourquoi des personnes qui n'ont rien à voir devraient-elles prendre les choses en charge ?

@Tecma, je ne comprends pas pourquoi tu me cites, ce que tu dis ensuite n'a rien à voir. Je faisais simplement remarquer que, dans les faits, bon nombre d'hommes font des gosses et ne prennent aucune responsabilité.

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Re: [Magazine] Causette

le 17.01.15 21:18
Oui sauf que les moyens de contraception, l'ivg et l'accouchement sous X ne sont pas sur le même plan:
- les contraceptifs sont des moyens imparfaits d'éviter la grossesse.
- l'ivg est une technique médicale nécessairement ouverte en cas de grossesse ne serait ce que à cause des csq possibles sur le corps.
- l'accouchement sous X est une possibilité légale. il ne s'agit pas d'éviter les csq médicales d'une grossesse, elle a eu lieu. il s'agit de donner la possibilité à un individu de s'en aller et ce pour aucune raison médicale, en tout cas aucune que je ne puisse voir que ne pourrait potentiellement partager un homme.

Pour linstant, tu me traites de masculinistes, tu me dis que les hommes n'ont qu'à se stériliser, ou faire abstinence, mais à aucun moment tu ne me donnes une explication féministe exposant pourquoi une femme pourrait partir là ou un homme ne le peut pas (encore une fois, sauf hyp de viol).
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Nurja
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Re: [Magazine] Causette

le 17.01.15 21:21
Réputation du message : 100% (1 vote)
pourquoi une femme pourrait partir là ou un homme ne le peut pas (encore une fois, sauf hyp de viol).
Parce que ces viols sont plus fréquents que tu ne le penses et que ce n'est pas simple de dire "il voulait, je ne voulais pas, il a insisté, j'ai fini par accepter". (d'avoir un rapport sexuel, de ne pas utiliser de capote)
Parce que ce sont généralement les hommes qui sont demandeurs de PIV. On peut vivre sans PIV et ne pas être dans l'abstinence, tu sais.

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Re: [Magazine] Causette

le 17.01.15 21:25
@Nurja a écrit:Pour le reste, oui, si l'Etat peut prendre en charge financièrement, on pourrait imaginer que dans le cas où l'homme avait mis une capote et/ou où la femme lui avait dit être sous pilule, il ne devrait pas payer de pension alimentaire. Maintenant, honnêtement, pourquoi des personnes qui n'ont rien à voir devraient-elles prendre les choses en charge ?
Pour la même raison que les IVG sont remboursées. Là aussi, on oblige à des personnes qui n'ont rien à voir de prendre les choses en charge.
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Nurja
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Re: [Magazine] Causette

le 17.01.15 21:32
@Ucralo a écrit:Pour la même raison que les IVG sont remboursées. Là aussi, on oblige à des personnes qui n'ont rien à voir de prendre les choses en charge.
Sauf que le coût ponctuel de l'une et récurrent de l'autre font que ce n'est pas comparable pour moi.
(Je me fais la même réflexion, horrible que je suis, par rapport au traitement contre le HIV : 1000 euros par mois environ pris en charge par l'Etat. D'un côté, je comprends. D'un autre moins. Et pourtant, j'ai des personnes que je connais bien qui sont dans le cas.

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Re: [Magazine] Causette

le 17.01.15 22:33
Réputation du message : 100% (2 votes)
@Nurja a écrit:Maintenant, honnêtement, pourquoi des personnes qui n'ont rien à voir devraient-elles prendre les choses en charge ?
Parce que c'est un principe de solidarité qui permet de lutter en partie contre les inégalités sociales et économiques, d'assurer une paix sociale, de préserver la santé de toutes et de tous ? Parce qu'une société où chacun-e se débrouille seul-e est une société ultra-libérale d'ultra-droite où les pauvres crèvent faute de soin tandis que les riches continuent à vivre sur leur dos ?

Je suis désolée mais pour le coup, chaque fois que je lis de telles interrogations (qui sont de plus en plus courantes et décomplexées), ça me fait peur... C'est pas contre toi Nurja, mais... ouais, ça me fait peur.

Quand au prix de la trithérapie, d'une part, heureusement que nous avons la Sécurité Sociale pour éviter aux gens pauvres de crever du Sida, et d'autre part... ce ne sont pas les séropositifs ni la société qui sont responsables de ces prix exorbitants, mais les labos pharmaceutiques (et encore... il y a pire : le nouveau traitement contre l'hépatite C, efficace à 95 voire 100% selon le génotype, avec quasi aucun effet secondaire. Pour une maladie qui tue plus de gens que les accidents de la route, ce traitement est une grande avancée... Prix de la boîte : 19 000 euros. Il faut environ 5 ou 6 boîtes pour arriver à bout du VHC...).
Mais on ne touche pas aux labos, parce qu'ils font partie des riches et des puissants...


Sinon, on peut aussi envier le système des USA, où quelqu'un atteint d'un cancer risque de ne pas être remboursé par son assurance sous prétexte qu'il est fumeur et sonc responsable de son cancer (et qu'il n'a qu'à crever, ça coûtera moins cher*). Mais pour ma part, vilaine parasite que je suis, je continuerai à me battre pour les droits sociaux...


*Tiens, ça me rappelle une anecdote : un type aux Etats-Unis justement, qui avait un cancer. Son assurance a refusé de prendre en charge son traitement sous le motif suivant : le coût du traitement est plus élevé que le coût des funérailles, alors on prend en charge vos funérailles, mais pas vos soins.

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Re: [Magazine] Causette

le 17.01.15 22:45
@Araignée a écrit:Parce que c'est un principe de solidarité qui permet de lutter en partie contre les inégalités sociales et économiques, d'assurer une paix sociale, de préserver la santé de toutes et de tous ? Parce qu'une société où chacun-e se débrouille seul-e est une société ultra-libérale d'ultra-droite où les pauvres crèvent faute de soin tandis que les riches continuent à vivre sur leur dos ?
Je sais et je suis tout à fait d'accord avec le principe. Et en même temps, je m'interroge par rapport au fait que certaines personnes ont des comportements à risques sans en assumer elles-mêmes les conséquences. Mais plus que de m'interroger sur le comportement des autres, c'est sur le mien que je m'interroge (avec "est-ce que j'assume mes actes et leurs conséquences ou pas?" Jusqu'où?)

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Re: [Magazine] Causette

le 17.01.15 23:15
Réputation du message : 100% (1 vote)
@Tecma a écrit:laisser une petite chance à un enfant de vivre dans une famille qui le désire vraiment et de ce fait s'en aller, et bien ça s'applique aussi au géniteur non?

Sauf que quand le père se barre, la mère se retrouve seule à élever l'enfant (ou les enfants car tous ne se barrent pas dès l'annonce de la grossesse) tandis que si la mère accouche sous X, l'enfant est confié.e à une famille qui le désire et le père est peinard.


@Araignée a écrit:Quand au prix de la trithérapie, d'une part, heureusement que nous avons la Sécurité Sociale pour éviter aux gens pauvres de crever du Sida, et d'autre part... ce ne sont pas les séropositifs ni la société qui sont responsables de ces prix exorbitants, mais les labos pharmaceutiques (et encore... il y a pire : le nouveau traitement contre l'hépatite C, efficace à 95 voire 100% selon le génotype, avec quasi aucun effet secondaire. Pour une maladie qui tue plus de gens que les accidents de la route, ce traitement est une grande avancée... Prix de la boîte : 19 000 euros. Il faut environ 5 ou 6 boîtes pour arriver à bout du VHC...).

Oui bon, faut aussi peut-être prendre en compte que la mise au point d'un médicament et l'obtention d'une autorisation de mise sur le marché ça coûte en moyenne un milliard de dollard et que pour la majorité d'entre eux (70%) la vente ne permettra pas de rembourser cette somme.

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Re: [Magazine] Causette

le 17.01.15 23:22
@usagi
Je serais curieuse de savoir d'où tu tiens cette information. Parce que dans ma logique, fabriquer des médocs est rentable, sinon, ben les labos n'en feraient pas; du coup, si ce n'est pas le cas, comment font-ils pour faire des bénéfices, et surtout, pourquoi continuer à faire des médocs?
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Re: [Magazine] Causette

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