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"Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal" drôle d'article !!

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"Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal" drôle d'article !!

Message par Invité le Jeu 18 Aoû 2011 - 8:24

Je suis tombée ce matin sur cet article : http://sisyphe.org/spip.php?article3956

Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal
mardi 16 août 2011
par Dre Michèle Dayras, présidente de SOS-SEXISME

La théorie du ‘gender’ est prônée, en France, par les homos, les bi et surtout par les transsexuels, mais aussi par de jeunes féministes qui militent dans des groupes mixtes, (notre pays est le seul où des femmes luttent contre l’oppression masculine, avec les oppresseurs), et par des universitaires qui se veulent ‘branchées’.

La Commission de Terminologie et de Néologie écrivait en 2005 : « (…) La substitution de “genre” à sexe ne répond donc pas à un besoin linguistique et l’extension de sens du mot “genre” ne se justifie pas en français. Dans cette acception particulière, des expressions utilisant les mots “genre” et a fortiori l’adjectif “genré”, ou encore le terme “sexospécificité”, sont à déconseiller. »

Mais les choses ont bien changé depuis. J’ai eu l’occasion de diffuser, récemment, deux articles dénonçant cette nouvelle formulation appelée ‘le genre’ :

« Genre et Sexe : ce qui n’est pas nommé n’existe pas » (1)
« Les nouveaux droits des femmes XX et des ’femmes’ XY »
Les transexuels viennent d’obtenir le droit d’être considérés comme appartenant au sexe opposé - ce qu’ils appellent : le ‘genre féminin’- sans castration chirurgicale, sans vaginoplastie, sans prothèses mammaires et sans hormonothérapie substitutive antitestostérone. Ils restent avec leurs attributs masculins mais deviennent, non pas des ‘femmes’ (et pour cause !) : ils appartiennent dorénavant au ‘genre féminin’ ; exactement comme moi-même, puisqu’il est question de supprimer - c’est leur combat actuel - la référence au sexe biologique sur les papiers d’identité.

La Résolution 1728, votée le 29 avril 2010 par le Conseil de l’Europe, stipule - dans son alinéa 16.11.2 - que les États membres doivent garantir le droit aux personnes transgenres à obtenir « des documents officiels reflétant l’identité de genre choisie, sans obligation préalable de subir une stérilisation ou d’autres procédures médicales comme une opération de conversion sexuelle ou une thérapie hormonale. »

L’intrusion des trans - non opérés et non traités médicalement - dans la représentation féminine de l’humanité, est une erreur gravissime, qui défie le bon sens scientifique.

Ils (‘elles’) revendiquent des droits qui ne sont pas ceux que les femmes souhaitent obtenir. Par exemple, ils sont adeptes de la prostitution et de la pornographie, fléaux contre lesquels des féministes luttent farouchement.

La théorie du ‘genre’ (et des ‘genres pluriels’ !) est aussi fumeuse que l’est le créationnisme vis-à-vis de la Théorie de l’évolution de Darwin. Elle a pour finalité d’occulter la notion scientifique de sexe biologique.

« (…) envisager l’abolition des catégories sociales « homme » et « femme » qui, comme les catégories raciales, n’ont d’autre raison d’exister dans le domaine social que pour maintenir l’oppression de l’une par l’autre. » FEM 2011 (2)

« Des voix de plus en plus nombreuses parlent depuis plusieurs années de féminisme de la troisième vague qui vise à mettre en pratique l’abolition des genres et tout particulièrement l’abolition de la binarité. Les féministes « queer » parlent de genres fluides ou pluriels et propulsent la problématique issue des mouvements trans au cœur des luttes féministes comme un horizon à atteindre, pour le moment utopique mais permettant d’ouvrir des perspectives vertigineuses pour espérer sortir de la domination masculine en sabotant de l’intérieur la construction binaire du genre. (…) » FEM 2011

« L’intégration de l’approche genre dans les programmes de développement est basée sur le constat qu’en raison de facteurs historiques et socialement construits, les femmes et les hommes ont des besoins, des priorités et des contraintes différentes. L’intégration transversale du genre consiste à prendre en compte ces situations différenciées afin que chacun puisse bénéficier à égalité des fruits du développement. » Ministère des Affaires étrangères et Européennes, décembre 2010.

Cette manière d’appréhender et d’analyser les rapports ente les sexes, crée des circonstances atténuantes pour les oppresseurs masculins, diluant leur culpabilité, et allant même jusqu’à nier leur implication -pourtant unique et primordiale - dans les multiples atrocités et toutes les barbaries qu’ils ont commises à l’égard des femmes. Cf.mon article, non exhaustif : « Les Femmes demandent réparation » (3)

Cette nébuleuse linguistique fait abstraction des rapports de domination qui existent entre les sexes. Elle accorde aux hommes le statut de victimes, à l’instar des femmes. Ils n’auraient été que les pauvres victimes d’un environnement difficile et d’un contexte socioculturel traumatisant. Ils seraient opprimés par l’Ordre Établi, au même titre que les femmes.

Minutieusement élaborée, la dictature du ‘genre’ a pour effet de rendre caduque la dénonciation des fondements de l’oppression masculine, et de décrédibiliser et contredire les notions que nous avions mises au jour, décrites et exploitées depuis les années 70 : le système patriarcal ; la domination masculine ; le pourvoir mâle ; le sexisme.

Tout ce que nous avions dénoncé, et contre lequel nos luttes féministes ont porté, est balayé par la théorie du ‘genre’. Exit le patriarcat. Exit le pouvoir masculin. Exit le sexisme qui en découle. Les hommes sont déresponsabilisés de tout ce qu’ils ont infligé aux femmes au cours des siècles !

Pourtant chaque femme reste opprimée, d’autant que son anatomie et sa physiologie la transforment en proie facile :

À cause de son utérus et de la maternité qui l’enferme et l’aliène depuis des millénaires,
À cause de son vagin et du viol, de la pornographie, de la prostitution, pour satisfaire aux fantasmes masculins,
Par son statut d’infériorité, déposé sur un plateau le jour même de sa naissance, cela, un peu partout dans le monde…
Après deux cents ans de luttes acharnées pour sortir du Code Napoléon, la constatation de ce ‘retour de bâton’ me met mal à l’aise et me rend dubitative quant à la volonté des hommes de voir les femmes accéder à l’égalité. L’un d’eux n’a-t-il pas dit : « Quand elles seront nos égales, elles nous seront supérieures. » ? Et d’ailleurs :
Qui dirige le monde ? Les hommes ET les femmes, ou LES HOMMES SEULS ?
Qui possède tous les POUVOIRS : politique, économique, militaire, judicaire, financier, intellectuel, religieux ? Les hommes ET les femmes, ou LES HOMMES SEULS ?
Les hommes n’ont-ils pas été jusqu’à inventer un dieu à leur image, quand ils ont pris le pouvoir sur les femmes, il y a environ six mille ans ?

Il est impératif d’étudier l’origine et les causes de leurs actes criminels, perpétrés sur les femmes au cours de l’évolution du patriarcat, si l’on veut mener un combat efficace pour changer la société et accéder à une véritable égalité entre les sexes.

En mettant sur le même plan les discriminations qui touchent le ‘genre féminin’ et celles qui atteignent le ‘genre masculin’, on éloigne les jeunes générations de la notion de sexisme et de l’implication de la domination masculine. Avec cette stratégie, dans peu de temps le sexisme n’existera plus et l’oppression des femmes par les hommes non plus ! La ‘guerre des sexes’ disparaîtra dans les oubliettes de l’histoire avant même s’y avoir figuré, et le militantisme des femmes pour leurs droits deviendra obsolète.

Le ‘backlash’ à la française, c’est-à-dire le retour en force du masculin sur le devant de la scène, a commencé avec la création de la Condition paternelle et de SOS Papa dans la décennie 90. Dès les années 2000, sont apparus les discours masculinistes qui polluèrent nos forums de discussion. 2010 a vu naître la législation contre les violences - tant attendue par les Françaises - qui a pris en considération les hommes battus, sous la pression des lobbys des pères, à égalité avec les femmes victimes. Les trans clôturent cette période réactionnaire contre la gent féminine, avec leur vibrant plaidoyer pour la glorification et la sanctification du ‘genre’.

D’après ces machos de tous bords, la domination masculine doit être oubliée, ignorée, pardonnée, amnistiée. (Patric Jean, le réalisateur du film qui porte ce nom, n’a-t-il pas reçu de nombreuses menaces de mort ?). Ce que les féministes de la première heure étaient arrivées à décrypter, analyser, expliquer, sur l’exploitation des femmes par les hommes, s’avère désormais proscrit, interdit de paroles et banni des écrits.

Malgré cela - ou à cause de cela - le pouvoir patriarcal perdurera. Il avancera masqué. Il trouvera de nouvelles potentialités pour se renforcer en catimini et sortira vainqueur, une fois de plus, par la faute de cette délirante dérive linguistique dont trop de femmes ne mesurent pas l’extrême gravité.

Les hommes auront gagné cette nouvelle bataille et les femmes seront les grandes perdantes de cette manipulation syntaxique.

Notes

1. On connaissait les mutilations génitales qui sectionnent, en partie, le sexe féminin (excision, parfois suivie d’infibulation comme en Égypte). Les Indiens ont fait mieux. Eux qui n’ont plus le droit de faire avorter les fœtus féminins après échographie viennent de trouver une parade, imparable, pour éliminer les filles : ils les transforment en garçons dès leur plus jeune âge, grâce à une génitoplastie pénienne, associée à une thérapeutique adéquate. Éliminé, le sexe féminin ! Que vive le sexe masculin ! Lire.
2. « Rencontres féministes d’été » organisées à l’initiative d’Osez le féminisme.
3. Lire.

Shocked Shocked Shocked Shocked Shocked

En fait, c'est la première féministe que je vois nier la notion de "genre". Et du coup, je dois dire que j'ai été assez surprise par ce texte.

J'ai répondu ceci en commentaire :


Surprise par ce texte... - Antisexisme

J’avoue être assez surprise par ce texte car à mon avis la théorie des genres et les gender studies n’ont jamais nié le patriarcat et l’oppression des femmes par les hommes.

D’après moi, la théorie du genre dit en gros cela : "on éduque les petite filles et les petits garçons différemment, on les conditionne en fonction de leur sexe. Ainsi, à l’âge adulte, on obtient une partie de la population qui est moins sûre d’elle et plus soumise, les FEMMES ; et l’autre partie, qui a plus confiance en elle, qui est plus compétitive et dominante, les HOMMES. Ces différences sont donc dues à un conditionnement, pas à à une nature biologique, et expliquent la domination des seconds sur les premières."

Dire l’inverse de la théorie du genre serait d’affirmer : "Oui, les hommes sont plus sûrs d’eux et plus compétitifs. Ils aiment plus les sciences que les femmes. Ils ont des pulsions sexuelles incontrôlables. Mais tout ça, c’est la faute aux hormones et aux gènes du chromosome Y".

Bref, pour moi, si on considère que la théorie du genre est caduque, on légitime cette domination, car on affirme que c’est quelque chose de "naturel", contre lequel on ne peut rien faire. En affirmant qu’il y a des différences psychologiques innées entre hommes et femmes, on affirme que chacun doit rester dans son rôle, car ça va dans l’ordre des choses, c’est "naturel"...

C’est à mon avis l’existentialisme qui justifie le patriarcat, pas l’universalisme !!

Enfin, la théorie du genre ne met pas du tout sur le même plan les hommes et les femmes ; elle n’oublie pas que ces dernières sont les dominées, les opprimées. Elle souligne juste que le patriarcat peut aussi être contraignant pour les hommes, sans tout mettre au même niveau !

Bref, je ne suis pas d’accord avec ce texte...


Et vous, vous en pensez quoi ? Parler de genre, ça serait nier la domination masculine ?

En plus, je trouve qu'elle est pas très cool avec les trans... Neutral

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Re: "Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal" drôle d'article !!

Message par mhysterie le Jeu 18 Aoû 2011 - 10:41

Très enrichissant, merci de partager ces réflexions fondamentales.

J'ai l'impression que ce qui est souligné dans cet article c'est "contre qui lutte-t-on ?" (en tentant de ranimer notre élan de colère et de le diriger vers les "véritables" coupables : les hommes).

Je dis ça, mais faut savoir que je suis entièrement en accord avec ton commentaire (ne me prêtez pas des idées que je n'ai pas)...en théorie. Je ne trouve pas que la théorie du genre entre en contradiction avec le concept de patriarcat.
Mais je peux comprendre, qu'en pratique, ces conceptions ne favorisent pas une lutte des opprimées et a tendance à mettre en colère, mais contre qui/quoi ? On ne sait plus bien. Peut-être que ce texte rappelle qu'il est nécessaire de diriger notre colère pour diriger nos actions féministes ?

Je ne m'avancerai pas plus sur ce terrain glissant.


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Re: "Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal" drôle d'article !!

Message par Kalista le Jeu 18 Aoû 2011 - 15:16

J'ai lu cet article ce matin quand tu l'as twitté et j'ai plein de remarques et de questions...

Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal
Pourquoi "à l'américaine ? La théorie diffère d'un pays à l'autre ?

(notre pays est le seul où des femmes luttent contre l’oppression masculine, avec les oppresseurs)
Ah bon ? Tous les mouvements féministes dans tous les autres pays sont non-mixtes ? Les hommes sont-ils tous des oppresseurs ?
Et dans les associations anti-racistes, il n'y a pas de Blancs ? Dans les associations contre l'antisémitisme il n'y a que des Juifs ?

Les transexuels viennent d’obtenir le droit d’être considérés comme appartenant au sexe opposé - ce qu’ils appellent : le ‘genre féminin’- sans castration chirurgicale, sans vaginoplastie, sans prothèses mammaires et sans hormonothérapie substitutive antitestostérone. Ils restent avec leurs attributs masculins mais deviennent, non pas des ‘femmes’ (et pour cause !) : ils appartiennent dorénavant au ‘genre féminin’ ; exactement comme moi-même, puisqu’il est question de supprimer - c’est leur combat actuel - la référence au sexe biologique sur les papiers d’identité.
Un transexuel, c'est forcément un homme qui devient une femme ?

Ils (‘elles’) revendiquent des droits qui ne sont pas ceux que les femmes souhaitent obtenir. Par exemple, ils sont adeptes de la prostitution et de la pornographie, fléaux contre lesquels des féministes luttent farouchement.
Donc tous les transexuels sont pour la prostitution et toutes les féministes sont contre. Ca commence à bien faire, les approximations.

La théorie du ‘genre’ (et des ‘genres pluriels’ !) est aussi fumeuse que l’est le créationnisme vis-à-vis de la Théorie de l’évolution de Darwin. Elle a pour finalité d’occulter la notion scientifique de sexe biologique.
Voilà, on arrête de considérer le sexe biologique, on brûle les gynécologues et on se reproduit par les oreilles, comme les escargots. Elle a dévoilé le complot !

Cette manière d’appréhender et d’analyser les rapports ente les sexes, crée des circonstances atténuantes pour les oppresseurs masculins, diluant leur culpabilité, et allant même jusqu’à nier leur implication -pourtant unique et primordiale - dans les multiples atrocités et toutes les barbaries qu’ils ont commises à l’égard des femmes. Cf.mon article, non exhaustif : « Les Femmes demandent réparation » (3)

Cette nébuleuse linguistique fait abstraction des rapports de domination qui existent entre les sexes. Elle accorde aux hommes le statut de victimes, à l’instar des femmes. Ils n’auraient été que les pauvres victimes d’un environnement difficile et d’un contexte socioculturel traumatisant. Ils seraient opprimés par l’Ordre Établi, au même titre que les femmes.
Ben oui, les hommes sont victimes sur certains points et profitent de la situation sur d'autres. Les femmes aussi. Nous sommes tous à la fois victimes et coupables, même si c'est dur à imaginer (la dichotomie, c'est tellement plus simple). Après, les conséquences sont bien plus rudes pour un sexe que pour l'autre...

Pourtant chaque femme reste opprimée, d’autant que son anatomie et sa physiologie la transforment en proie facile :

À cause de son utérus et de la maternité qui l’enferme et l’aliène depuis des millénaires,
À cause de son vagin et du viol, de la pornographie, de la prostitution, pour satisfaire aux fantasmes masculins,
Notre anatomie nous empêche-t-elle de nous défendre ? Nous empêche-t-elle d'apprendre un art martial, de faire de l'auto-défense ? Sommes-nous toutes des petites choses fragiles ?
La maternité ne nous aliène pas, c'est le rôle qu'on assigne aux mères qui le fait. C'est pas parce que j'ai un utérus que je dois rester enfermée chez moi à pouponner, c'est parce que la société dit que c'est mon rôle. Mon utérus n'y est pour rien.
De même, l'existence du vagin ne rend pas inévitable le viol. C'est pas parce que j'ai un vagin qu'on peut me viole, c'est parce que des violeurs existent.

Il est impératif d’étudier l’origine et les causes de leurs actes criminels, perpétrés sur les femmes au cours de l’évolution du patriarcat, si l’on veut mener un combat efficace pour changer la société et accéder à une véritable égalité entre les sexes.
Ben... Je ne suis pas sociologue ni spécialiste, mais il me semblait que c'était justement l'un des volets de la théorie du genre, non ? Suspect

En mettant sur le même plan les discriminations qui touchent le ‘genre féminin’ et celles qui atteignent le ‘genre masculin’, on éloigne les jeunes générations de la notion de sexisme et de l’implication de la domination masculine. Avec cette stratégie, dans peu de temps le sexisme n’existera plus et l’oppression des femmes par les hommes non plus ! La ‘guerre des sexes’ disparaîtra dans les oubliettes de l’histoire avant même s’y avoir figuré, et le militantisme des femmes pour leurs droits deviendra obsolète.
Mettre à jour des mécanismes et des outils provenant du même système ne veut pas dire que les conséquences sont du même ordre pour tout le monde.

Le ‘backlash’ à la française, c’est-à-dire le retour en force du masculin sur le devant de la scène, a commencé avec la création de la Condition paternelle et de SOS Papa dans la décennie 90. Dès les années 2000, sont apparus les discours masculinistes qui polluèrent nos forums de discussion. 2010 a vu naître la législation contre les violences - tant attendue par les Françaises - qui a pris en considération les hommes battus, sous la pression des lobbys des pères, à égalité avec les femmes victimes. Les trans clôturent cette période réactionnaire contre la gent féminine, avec leur vibrant plaidoyer pour la glorification et la sanctification du ‘genre’.
Ouah la vache ! Mettre sur le même plan les trans et les masculinistes, fallait oser ! Shocked
Je ne prendrai même pas la peine d'expliquer en quoi c'est débile.

Malgré cela - ou à cause de cela - le pouvoir patriarcal perdurera. Il avancera masqué. Il trouvera de nouvelles potentialités pour se renforcer en catimini et sortira vainqueur, une fois de plus, par la faute de cette délirante dérive linguistique dont trop de femmes ne mesurent pas l’extrême gravité.
Grâce à ça, les mécanismes de reproduction du système patriarcal ont été mis à jour. Il appartient à tout le monde d'agir. C'est pas les théories qui font et défont les systèmes, c'est les gens.

<soupir>
Et c'est sur Sisyphe, ça ? Chuis déçue.

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Re: "Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal" drôle d'article !!

Message par Poussin Machin le Jeu 18 Aoû 2011 - 17:12

Le "genre à l'américaine", c'est, si je me souviens bien, de juste supprimer le masculin et féminin lorsque l'on parle. C'est comme "the dog" qui peut être le chien ou la chienne, il n'y aurait plus qu'un seul terme pour désigner l'homme et la femme.
Enfin je ne suis plus très sûre, avec le temps ma mémoire se brouille (déjà !), donc ça reste à vérifier, mais c'est me semble-t-il quelque chose dans le style.

Et puis on ne dit plus "transexuel" mais "transgenre", justement parce que ce n'est pas le sexe féminin ou masculin, mais le genre avant tout.
Et j'ai des amies qui ont un corps d'homme mais revendiquent une identité féminine (et inversement), mais c'est juste que pour elles, le corps n'a pas d'importance (et payer un psy pendant deux ans pour qu'il dise peut-être non au changement de sexe, payer les hormones/testostérone, les opérations chirgeucales... ça donne pas très envie non plus, mais c'est un autre sujet).
Et contrairement à e qui est dit dans l'article, elles sont loin de garder leurs privilèges "d'hommes", que de toute façon elles refuseraient, l'égalité étant très importante.

Et, clairement, oui, elle en veut aux trans. Et ce n'est pas la seule ; j'ai eu l'occasion de parler à des "gouines radicales essentialistes", très sympas d'ailleurs, mais je ne suis pas d'accord avec toutes leurs idées, notamment celle qui dit que les trans FtM (Female to Male) sont en quelque sorte des traîtres : devenir un homme est une solution de facilité, c'est se mettre dans la catégorie du dominant, etc. Ca, c'est leurs propos. Je ne suis pas d'accord ; pourquoi quelqu'un-e ne se sentant pas bien dans son corps, se sentant homme (ou femme) devrait rester dans un corps de femme (ou d'homme), surtout quand on sait que cela poussent certaines personnes au suicide ? Mais là est une autre histoire...

Et la très grande majorité des trans, FtM ou MtF est pour l'égalité des sexes ! Mince alors !
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Re: "Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal" drôle d'article !!

Message par Morgause le Jeu 18 Aoû 2011 - 18:02

J'ai une petite réflexion à faire partager, au risque de me faire lyncher. Vous ne pensez pas que la gender theory et le transexualisme sont antithétiques ? Je m'explique : si on ne faisait pas de distinguo entre hommes et femmes socialement, ces personnes qui aujourd'hui se sentent soit "femme" ou "homme" dans le mauvais corps ne se sentiraient alors pas mal dans leur corps. On aurait plus à se ranger dans l'une ou l'autre catégorie. De plus, ça me hérisse toujours quand des MtF disent qu'ils ont un cerveau de femme. Ca veut dire quoi, ça ? (L'inverse est bon aussi) Enfin bref, je suis persuadée que si on ne faisait pas de distinction aussi forcenée entre hommes et femmes, les choix sexuels seraient déjà plus libres, notre identité se forgeraient au gré de nos goûts et expériences et non pas au gré d'un sexe que certains n'assument pas, et il n'y aurait, bien évidemment, pas de sexisme !

Sinon je ne suis pas anti-trans, hein, je m'en fous comme de l'an 40.
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Re: "Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal" drôle d'article !!

Message par Poussin Machin le Jeu 18 Aoû 2011 - 18:12

Oo Je n'ai jamais entendu qui que ce soit dire qu'il ou elle se sentait plus femme ou homme parce qu'ils ou elles ont un cerveau de femme ou d'homme ! Mais je veux bien te croire.
Et je suis d'accord avec toi par rapport au distinguo, et d'ailleurs, les transgenres qui gardent leur corps "bio" tout en se disant de l'autre genre rejoignent en quelque sorte ce que tu dis. Le corps n'est qu'une apparence, ce qui fait essentiellement une personne, c'est ce qu'elle est "intérieurement".
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Re: "Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal" drôle d'article !!

Message par berthe gagarine le Mar 23 Aoû 2011 - 23:54

J'ai pas lu l'article, juste les extraits qu'en a tiré Kalista, mais tout porte à croire qu'on est tombé sur une féministe essentialiste, du genre qui tient à sa féminité et à sa maternité (ouh les vilains trans qui tentent de la lui piquer!!). Eh oui, eles n'avaient pas toutes disparues avec les années 70...
A moins que ce soit une énième tentative de récupération des valeurs progressistes par l'extrême droite, qui tenterai de définit un féminisme réactionnaire (façon les égéries du Tea Party qui se proclament toutes féministes).

Par contre il y a de vraies critiques de la « théorie du genre à l'américaine », en fait de vraies critiques de Judith Butler, qui lui reprochent d'écrire dans un style incompréhensible et de ne pas chercher à subvertir le genre (en fait de postuler qu'il faut chercher la libération à l'intérieur des frontières du genre).
A lire ici ici


Sur le plan du transsexualisme, je pense effectivement que le changement de sexe biologique est une solution de facilité puisqu'il permet d'échapper au genre sans le remettre en cause (attention hein j'accuse pas les trans d'être des traitres ou quoi, je ne suis pas du tout sûr de ce que j'avance: on verra bien quand on aura un « monde libre » si le transsexualisme disparaît ou pas)

berthe gagarine
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Re: "Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal" drôle d'article !!

Message par Morrigane le Lun 29 Aoû 2011 - 21:36

Moi aussi je me pose la question en lisant cet article sur ce que veulent réellement en fait les trans. Personnellement, je n'en connais pas donc je n'ai jamais pu leur poser la question. Sont-ils mal dans leur peau avec leur sexe biologique de naissance ou mal dans leur peau par rapport aux stéréotypes de genre assigné à leur sexe ? Car ce n'est pas la même chose entre avoir un pénis et rêver d'avoir un vagin et avoir un pénis et rêver de se déguiser en fifille avec perruque, maquillage et talons hauts.

Finalement, s'il n'y a plus de genre a priori, il n'y a plus de trans genres ...

Je suis un peu perdue sur ce sujet Crying or Very sad
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Re: "Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal" drôle d'article !!

Message par Poussin Machin le Lun 29 Aoû 2011 - 21:40

Illes sont super mal dans leur peau car illes n'acceptent pas leur corps biologique, qui à leurs yeux ne leur correspond pas. Et parce qu'illes ne se sentent pas bien dans le genre qu'on leur a assigné à leur naissance.
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Re: "Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal" drôle d'article !!

Message par Morrigane le Lun 29 Aoû 2011 - 22:18

Donc, Poussin Machin, arrêter d'assigner un genre règlera au moins un problème !

Les stéréotypes que l'on calque sur les gens pourrissent la vie à pas mal de monde ceci dit. J'ai longtemps souffert et culpabilisé de ne pas avoir les qualités dites féminines alors que j'ai une apparence très fiffille, cheveux longs, maquillage et talons. Maintenant, je me suis libérée de ça, si les autres ne sont pas contents, qu'ils aillent voir ailleurs.
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Re: "Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal" drôle d'article !!

Message par Poussin Machin le Lun 29 Aoû 2011 - 23:23

@Morrigane a écrit:Donc, Poussin Machin, arrêter d'assigner un genre règlera au moins un problème !
Pas vraiment puisque l'apparence physique, le sexe, jouent quand même pas mal. Ca ne règlerait qu'en partie. Et encore, j'ai des amies qui vivent très bien dans un corps d'homme, mais dont le genre est féminin. Alors que d'autres prennent des hormones justement parce que leur corps ne leur correspond vraiment pas.
Mais il est clair que les stéréotypes pourrissent la vie de certain-e-s, et pas qu'un peu pour les trans !
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Re: "Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal" drôle d'article !!

Message par pierregr le Sam 10 Sep 2011 - 8:32

Je ne comprends pas non plus pourquoi on associe le gender avec une occultation de la domination masculine.
Mais c'est le passage suivant qui m'a interpellé

Les Indiens ont fait mieux. Eux qui n’ont plus le droit de faire avorter les fœtus féminins après échographie viennent de trouver une parade, imparable, pour éliminer les filles : ils les transforment en garçons dès leur plus jeune âge, grâce à une génitoplastie pénienne, associée à une thérapeutique adéquate. Éliminé, le sexe féminin ! Que vive le sexe masculin !

Je l'ignorais totalement. Et dire que certaines personnes parlent de l’Inde comme un pays où la spiritualité domine ! Attention, mes propos ne sont pas racistes ou anti-religieux, je ne fais que regarder la situation globale des femmes, au-delà des apparences et des clichés. Se référer à des divinités féminines d’un côté mais pratiquer le foeticide et opérer les filles pour en faire des garçons sans demander leur avis, c’est une contradiction dont sont victimes les femmes, une fois de plus.
Avant de vénérer des déesses, ils feraient bien de considérer les Indiennes comme des humainEs au lieu de les prendre pour des boulets. No
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Re: "Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal" drôle d'article !!

Message par Kalista le Sam 10 Sep 2011 - 9:29

Justement, vénérer des déesses, ça peut aussi être un moyen de coller aux femmes une image d'idéal éthéré, magique, et de les confiner dans un rôle religieux. Si les femmes sont une émanation d'une déesse, elles ne sont pas tout à fait humaines.

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Re: "Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal" drôle d'article !!

Message par delphine le Sam 17 Sep 2011 - 18:31

Antisexisme a écrit:

Enfin, la théorie du genre ne met pas du tout sur le même plan les hommes et les femmes ; elle n’oublie pas que ces dernières sont les dominées, les opprimées. Elle souligne juste que le patriarcat peut aussi être contraignant pour les hommes, sans tout mettre au même niveau !

Bref, je ne suis pas d’accord avec ce texte...


Et vous, vous en pensez quoi ? Parler de genre, ça serait nier la domination masculine ?

En plus, je trouve qu'elle est pas très cool avec les trans... Neutral [/quote]

Non, elle n'est absolument pas "cool" avec les trans.
Nous sommes habitués à être attaqués (tout au masculin, car je parle autant des FtM que des MtF) par certaines féministes qui soient considèrent les FtM comme des transfuges qui ne méritent aucun égard puisqu'ils "rejoignent" le domaine des hommes, soit comme des chevaux de troie pour les MtF.

Pour aller au delà de ces clichés, et en finir avec les étiquettes, il faut bien comprendre ce qu'est l'identité de genre, définie dans les Principes de Jogjakarta, dont voici la définition :
"L’identité de genre est comprise comme faisant référence à l’expérience intime et personnelle de son genre profondément vécue par chacun, qu’elle corresponde ou non au sexe assigné à la naissance, y compris la conscience personnelle du corps (qui peut impliquer, si consentie librement, une modification de l’apparence ou des fonctions corporelles par des moyens médicaux, chirurgicaux ou autres) et d’autres expressions du genre, y compris l’habillement, le discours et les manières de se conduire."

Une fois lue, il est évident que l'identité de genre concerne 100% de la population, que chaque individu ne peut que s'auto définir en fonction de son identité de genre.
Cette identité de genre se construit en fonction de données transmises par la société et que chaque individu intègre selon sa personne.

Pour aujourd'hui, je n'irai pas plus loin, question de temps, désolée.

Mais il est évident que l'application de l'identité de genre et la disparition du diktat social (et étatique), donc politique, qui veut que le sexe biologique dicte sa loi sur le genre, ferait disparaitre toutes les notions d'homme, de femme, mais aussi ce qui en découle : l'hétéropatriarcat, le machisme, le féminisme, sans parler des étiquettes liées aux orientations sexuelles.

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Re: "Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal" drôle d'article !!

Message par delphine le Sam 17 Sep 2011 - 18:37

@Morrigane a écrit:Moi aussi je me pose la question en lisant cet article sur ce que veulent réellement en fait les trans. Personnellement, je n'en connais pas donc je n'ai jamais pu leur poser la question. Sont-ils mal dans leur peau avec leur sexe biologique de naissance ou mal dans leur peau par rapport aux stéréotypes de genre assigné à leur sexe ? Car ce n'est pas la même chose entre avoir un pénis et rêver d'avoir un vagin et avoir un pénis et rêver de se déguiser en fifille avec perruque, maquillage et talons hauts.

Finalement, s'il n'y a plus de genre a priori, il n'y a plus de trans genres ...

Je suis un peu perdue sur ce sujet Crying or Very sad

Hé oui, il y a de quoi être perdue sur ce sujet, car il est trop (pour ne pas dire toujours) mal exposé.

dans mon commentaire précédent, j'ai, brièvement, exposé ce qu'est l'identité de genre.
En lisant la définition, vous verrez que vous trouverez des réponses à vos questions, mais aussi vous percevrez l'intérêt de cette identité de genre.

En effet, dans l'absolu, si l’ensemble de la population de cette planète ne pensait plus qu'identité de genre et non que le sexe biologique fixe (décrète... ) votre genre, alors le besoin de transition disparaitrait puisque vous pourriez exprimer votre identité de genre sans discriminations, comme vous le désireriez, les étiquettes (données partiellement dans le commentaire précédent) disparaissant.

J'espère avoir, partiellement, répondu à vos questions.

Bonne réflexion sur cette identité de genre si mystérieuse mais qui régit la vie de tout être humain,
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Re: "Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal" drôle d'article !!

Message par pierregr le Sam 1 Oct 2011 - 7:45

J'ai trouvé un article qui fait un mauvais procès à la théorie du genre. Il est écrit par un adepte de Wilhelm Reich, donc qqn censé être progressiste, voire anarchiste. C'est moi qui souligne

Qq extraits

L’argumentaire des partisans de cette prise de position éminemment philosophique – car telle est la négation du genre – constitue un remarquable échantillon de sophisme appliqué.

Une observation – rapide, précisons - nous montre les éléments suivants.

On y trouve, couramment, quatre axes :

1-Une confusion délibérément organisée ( par les négationnistes du genre ) entre « rôles » et « genres ».

Tous les arguments que j’ai vus en faveur de la théorie du genre parlent, en fait, des rôles attribués par le système social aux femmes et aux hommes.

Il y est question du conditionnement, tout à fait réel, que subissent dans notre champ mental collectif les garçons et les filles, en fonction de leur appartenance à l’un ou l’autre genre. C’est quelque chose qui est connu depuis longtemps.

Ce qui est nouveau, c’est que, au lieu de s’en prendre aux structures sociales qui déterminent ces rôles –ce qui est probablement plus fatigant- on préfère nier le genre.

Soi dit en passant, on tourne là le dos à ce qui a constitué, jusqu’alors, le socle de tout combat progressiste. Pirouette bien dans l’air du temps, analogue à la conversion de la social-démocratie au libéralisme. Il s’agit là –bel et bien - d’une prise de position politique, au sens ancien du terme.

2-Un argumentaire pseudo-scientifique qui tend à réduire l’être humain à sa seule fonction reproductrice, puisque les seules différences encore tolérées tiennent à la nature des organes dits « reproducteurs ». Il va de soi qu’en bonne novlangue oxymorienne, on affirme par ailleurs que, par exemple, nous ne sommes pas »des vagins et des pénis sur pattes » ( Voir ce texte, très révélateur. http://www.tumultueuses.com/Reponse-a-un-lecteur )

3-Une pratique systématique de la culpabilisation ; il paraîtrait que considérer qu’il existe une différence entre femmes et hommes serait de l’ordre du racisme, tel qu’ affirmer qu’il existe une différence biologique entre Noirs et Blancs.

Sophisme aussi.

On peut l’entendre cet « argument » à l’inverse, et c’est sans doute ce qui se produira si ces derniers délires oxydentaux sortent de la forteresse Europe.

D’aucuns se diront , en Amérique Latine ou en Afrique, quelque chose comme ceci ;

« Ah bon, ils se considèrent tellement supérieurs qu’ils affirment être aussi différents de nous qu’un homme d’une femme !!! Gringos locos !!! »

Et considéreront, à juste titre, cette nouvelle idéologie comme un énième avatar de l’impérialisme oxydental.

4-Un mépris total du vécu, de la perception subjective d’une majorité de la population. Le message, ici, est clair : ce que vous percevez, ce que vous ressentez, ce que vous vivez au quotidien n’a aucune importance. Et on peut voir se profiler, derrière, une nouvelle vague d’éducation du peuple et de colonisation des sauvages, une nouvelle étape de la lutte prométhéenne de l’Homme contre la Nature.

Et, du point de vue qui est le nôtre , une tentative de nier l’existence de la fusion orgonale, qui fait quand même partie du vécu de pas mal de monde…

Pourquoi « ce truc-là » et pourquoi « maintenant » ?

Très clairement, il faut placer cette poussée de fièvre dans le cadre de la négation globale du vivant, ce qu’on peut nommer la « psychose orgonale » , et dont la « peste émotionnelle » définie par Reich est une manifestation spécifique.

Il s’agit de nous détourner, en fin de compte, de nos besoins vivants, vitaux, pour nous faire admettre une standardisation plus conforme aux exigences de l’Économie toute puissante.

On y reviendra, mais une certaine vigilance s’impose.


En gros, être pour la théorie des genres, c'est finalement servir le capitalisme. Les féministes (qui ne sont pas cités, sauf un lien vers le site des tumultueuses) en prennent pour leur grade et ne seraient donc que des suppôts du néolibéralisme. confused
C'est triste, je trouve d'être autant réactionnaire tout en s'imaginant anarchiste. J'ai discuté avec lui sur un forum mais c'est peine perdue. C'est un "vieux" monsieur (60 ans je crois) et il ne changera plus.

http://www.linkblur.com?http://energievivante.skynetblogs.be/archive/2011/09/28/negation-du-genre-ou-negation-du-vivant.html
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Re: "Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal" drôle d'article !!

Message par delphine le Sam 1 Oct 2011 - 9:52

je rejoins ta conclusion, Pierrerg.

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Re: "Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal" drôle d'article !!

Message par Healcraft le Mar 4 Oct 2011 - 5:48

Idem que Delphine, et aussi à propos de la désinformation/diabolisation généralisée sur ce sujet, cela rejoint ce dont on avait parlé ici : http://feminisme.fr-bb.com/t45-les-affiches-anti-genre-de-boutin
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Message par Grunt le Mar 4 Oct 2011 - 8:56

Elles sont très bien les affiches de Boutin, faut juste les prendre au premier degré et ignorer l'encart qui incite à signer la pétition. Twisted Evil
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Re: "Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal" drôle d'article !!

Message par Invité le Mar 4 Oct 2011 - 13:04


Ce qui est nouveau, c’est que, au lieu de s’en prendre aux structures sociales qui déterminent ces rôles –ce qui est probablement plus fatigant- on préfère nier le genre.

Euh... non... je suis pas d'accord !
Personne ne nie le genre, justement... On veut juste s'en libérer.


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Re: "Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal" drôle d'article !!

Message par Healcraft le Mar 4 Oct 2011 - 13:20

Antisexisme a écrit:

Ce qui est nouveau, c’est que, au lieu de s’en prendre aux structures sociales qui déterminent ces rôles –ce qui est probablement plus fatigant- on préfère nier le genre.

Euh... non... je suis pas d'accord !
Personne ne nie le genre, justement... On veut juste s'en libérer.

Tu es donc d'accord avec nous ^^
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Message par Invité le Mar 4 Oct 2011 - 19:42

@Healcraft a écrit:
Antisexisme a écrit:

Ce qui est nouveau, c’est que, au lieu de s’en prendre aux structures sociales qui déterminent ces rôles –ce qui est probablement plus fatigant- on préfère nier le genre.

Euh... non... je suis pas d'accord !
Personne ne nie le genre, justement... On veut juste s'en libérer.

Tu es donc d'accord avec nous ^^

Oui ^^

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Re: "Le ‘Gender’ à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal" drôle d'article !!

Message par Arrakis le Ven 18 Jan 2013 - 7:54

Tiens, j'exhume le sujet parce que je viens de lire cet article sur Judith Butler, et que je le trouve précis et compréhensible, chose plutôt rare dans ma maigre expérience. :p

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